‹ L'Action canadienne-françaiseChapitre 22 sur 136 · SANTA CL AU S · texte numérisé non relu

SANTA CL AU S

A deux ou trois reprises en décembre dernier, le grand hebdomadaire catholique de New- York America a parlé de Santa Claus. Et chaque fois, çà été pour condamner ce mythe bouffon. Il est peut-être difficile, avouaient quelques correspondants, de s'en débarrasser tout à fait tant il est entré dans les cerveaux de nos petits; mais pourquoi ne pas essayer ? pourquoi ne pas lui substituer saint Nicolas, ou mieux encore l'Enfant Jésus ? En fait, qu'est la fête de Noël, si ce n'est l'anniversaire de la naissance de Notre Seigneur ? Et d'où nous viennent toutes les joies et tous les dons de ce monde, si ce n'est de Lui ? Remplaçons donc la fable grotesque par la douce réalité. Elle n'est pas plus difficile à comprendre et combien elle est plus élevante.

C'est la même réforme que réclame l'abbé CUche dans une plaquette : Education des Enfants, dédiée aux mères chrétiennes et pleine d'excellents

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conseils. "Ce gros bonhomme ridicule, écrit-il, devient populaire chez le peuple canadien. Pour nos marchands, pour les parents, le bas de Noël, le petit Jésus ce n'est pas assez épatant. Sous prétexte de faire de la popularité, on brise les traditions des anciens; on forme la mentalité des jeunes au ridicule et à la frivolité."

Il est malheurex que quelques-uns de nos grands journaux, dévoués cependant à nos traditions, hospitaUsent encore dans lem-s pages d'annonces ce personnage bouffon et vulgaire.

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