‹ L'Action de l'Hypophyse sur la DélivranceChapitre 16 sur 25 · ET RAR · texte numérisé non relu

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30 fois la délivrance s'est faite naturellement.

4 fois on est intervenu, soit pour inertie utérine, soit pour contracturé.

Dans un cas (obs. IV), le placenta était décollé mais retenu dans le segment inférieur.

Dans un autre (obs. XXVI), la délivrance artificielle fut nécessitée par un enchatonnement dans une corne.

Dans un troisième cas (obs. XXXIII), la délivrance artificielle fut faite immédiatement après l'extraction de l’enfant, la femme étant encore en état de narcose, mais la manœuvre fut rendue difficile par une contracture de l’utérus.

Dans le quatrième cas (obs. XXVIT), le placenta n’était pas décollé quatre heures après l’expulsion de l'enfant.

Ces incidents de la délivrance sont-ils le fait de l'injection d'extrait hypophysaire et tout d’abord quelle a été leur fréquence ? Aux observations que nous rapportons, il convient d'ajouter 32 cas où nous avons employé l’hypophyse à la même période et dans lesquels la délivrance a été naturelle (nous ne les citons pas pour insuffisance de renseignements exacts sur le temps écoulé entre la piqüre et la délivrance).

La fréquence des délivrances artificielles a donc été dans ces cas de 6 %,, contre 0,9 % pour les cas où l’hypophyse ne fut pas employé au cours des mêmes années à la maternité de l'hôpital de Rothschild.

De Lis

Dans l'observation XXVI il semble bien que l’hypophyse a exagéré la contracture du muscle utérin fatigué par quarante-huit heures de travail et provoqué l’accident de la délivrance.

Nous mettons à part l’observation XXXIIT où ja délivrance artificielle fut pratiquée volontairement aussitôt l'extraction de l'enfant ; elle se serait peut-être effectuée seule normalement bien qu'on ait noté une contracture violente de l’utérus pendant l'intervention.

Dans l'observation XX VII, l’hypophyse a peu agi pendant le travail sur un utérus fatigué de multipare et son action a été nettement insuffisante pour provoquer la délivrance ; l’inertie a réapparu sans d’ailleurs s'accompagner d hémorragie grave.

Les délivrances naturelles ont-elles été accélérées par l’hypophyse ? Dans 16 cas nous trouvons une accélération manifeste, l'expulsion de l’arrièrefaix s'étant produite dans les quinze premières minutes après l'accouchement. Chez six de ces parturientes, un intervalle long, de une à quatre heures, séparait le moment de l'injection d’extrait hypophysaire de la naissance de l'enfant ; nous citerons en particulier l'observation XXXIV où la délivrance suivit l'accouchement d'une minute alors que linjection d'un demi centimètre cube d'hypophyse avait été faite plus de deux heures auparavant, au début du travail, alors que le col n'était pas complètement effacé, la dilatation s'acheva en quinze minutes, l'extraction du siège se fit sans difficulté. La rétrac-

1 Mauss

RTS

tion de l'utérus se fit normalement après la délivrance, Sans aucun incident. Nous avons injecté lhypophyse dans ce cas, uniquement dans le but de déclencher le travail chez une primigeste âgée, présentant un œuf ouvert depuis dix jours et en menace d'infection.

20 LES OBSERVATIONS SUIVANTES CONCERNENT UNIQUE- MENT LES CAS OU L'HYPOPHYSE À ÉTÉ EMPLOYÉE À LA

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