‹ L'action françaiseChapitre 119 sur 189 · EXPLICATION · texte numérisé non relu

EXPLICATION

Et la modeste somme à laquelle se montait notre souscription était justement destinée à marquer pour nos amis défenseurs du travail national, de Tordre économique et de Taijitorité politique, le préjudice immense qu'eux-mêmes portent, ont porté et porteront sans cesse à la cause de l'autorité politique, de l'ordre économique, du travail national, toutes les fois qu'il leur arrive de parler de la « liberté du travail ».

Ce n'est pas cinq francs, mais des milliers et des milliers de francs^ qiCils versent en faveur dsV anarchie politique et économique ^ cMque fois quils empruntent le jargon du Siècle et du Temps, en invoquant ce misérable et contradictoire principe de la a liberté du travail ».

Suivant une doctrine à laquelle l'histoire et l'analyse donnent un caractère de vérité évidente, mais à laquelle le progrès de la grande industrie ajoute, depuis soixante ans, un caractère de nécessité, nous sommes hostiles au libéralisme économique aussi bien qu au libéralisme politique.

Nous ne sommes donc pas pour la liberté du travail.

Nous sommes pour Torganisalion du travail.

Jacques Bainville.

BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE

Jean des Bandes Noires, par Pierbe Gauthiez

{Ollendorff éditeur),

Taioe eûtaimé leparfaitcondottière dont M. Pierre Gauthiez vient d'écrire Phistoire. Descendant des Médicrs par son père et des Sforza par sa mère, « ce Jean devient le dernier des grands condottieri, le dernier des grands tueurs d'hommes dans les combats à Parme blanche; celui que le peuple et l'histoire ont nommé, d'après les harnais de ses milices, Jean des Bandes Noires ». Excellent capitaine, Gui- Chardin disait de lui : « Le seigneur Jean voit à toute heure ses gens de pied face à face, va les armant, les ajustant, et faisant bonnes les compagnies. » Ces compagnies redoutables, il les employa tour à tour au service de Florence, du Pape et du roi de France. M.Pierre Gauthiez — dont on connaît de belles études sur PItalie de la Renaissance et notamment un livre sur l'Arétin — a écrit une intéressante biographie de ce « soldart » qui mourut à vingt-huit ans, déjà si renommé que Machiavel le désignait comme le futur sauveur de l'Italie. Jean des Bandes Noires apparaît dans le livre de M. Gauthiez comme le représentant des hommes de ces temps où toutes les facultés étaient enjeu : héroïque aux combats, ardent aux plaisirs, ingénieux et rusé dans les négociations. Aussi les aventures guerrières alternent avec des lettres de grandes courtisanes et des aventures amoureuses. Après le récit d'un assaut vient une intrigue diplomatique. Et c'est enfin Marie Salviati, l'épouse délaissée par Jean, dont les plaintes se font entendre par intervalles. Tout cela compose un ensemble captivant

et parfait où revit la société que M. Pierre Gauthiez connaît et étudie avec amour. Nous ]e louons, pour notre part, de se donner au genre biographique qui évite à riiistorien la tentation des « grandes vues o et ofTre à Thomme de goût, par ses proportions modérées et ses limites précises, la meilleure matière d'une œuvre d'art.

Le Friquet, par Gyp (Flammarion éditeur).

Le Friquct est à coup sûr Pun des plus aimables romans de Gyp. Dans son œuvre déjà si abondante, c'est à côté de Bijou et de Joies damour que doit prendre place l'histoire de la petite Friquette. Certains passages nous ont fait souvenir aussi de cette exquise Bibliothèque rose quelibent les enfants. Oui, Gyp dans ce volume rappelle la bonne et fine Mme de Ségur. Friquette, c'est Bob un peu, mais beaucoup aussi le « bon petit diable » qui n'aimerait pas les Juifs et qui s'élèverait jusqu'à l'héroïsme par l'amour.

Gyp a mêlé l'histoire de sa petite écnyère de cirque — une nouvelle Mignon, plus délurée, qui s'éprend de son libérateur — de traits d'observation et de boutades d'une verve inlassable sur les enfants d'Israël et sur le monde eujuivé. Mais il y faut mettre de la mauvaise foi pour trouver là un sentiment « haineux », comme ils disent. Gyp, ainsi que sa Mignon, déteste les Juifs organiquement, spontanément, par une nécessité physique en quelque sorte, sous l'effet des dififérences de corps, d'esprit et de tempérament que Ton observe entre les races. En sorte que son antisémitisme prend un caractère si naturel et si impérieux, si vivant et si nuancé, qu'un Juif d'esprit, un Henri Heine, en raffolerait.

Il faut louer encore dans le Friquet cette aisance de style, cette liberté de composition qui reposent

de tant de livres saccades et grinçants d^efTorts. Avec cela un certain nerf et un goût constant empêchent les développements flottants et Tinéquilibre communs chez les femmes dont la plume est si facile et rapide. Le Priquet, ravissant bijou, a, comme le dit Gyp des exercices de sa jeune héroïne, « l'incomparable grâce des choses facilement faites ».

Mémento. — L'Art de la Vie, par R. de Mauldb LA Glavière (Librairie académique Perrin); réflexions d'un idéaliste sur les méthodes morales à suivre pour parvenir à ce qu*il appelle la vie supérieure. — Promeruides en Extrême- Orient y par le Commandant DE PiMODAN (Honoré Champion éditeur) ; notes de voyage variées et piquantes au Tonkin, au Japon, en Corée, en Chine et jusqu'en Sibérie. Pas de prétentions au « style » ni à «Timpressionisme». C'est le carnet d'un véritable voyageur français qui sait le prix d'une anecdote vivement contée. Le Gai Savoir et Ainsi parlait Zarathoustra, par Nietzsche (au Mercure de France); suite des belles traductions de M. Henri Albert. — Ft/5 d'Abi^aham, par J.-P. Hbuzey (Libr. acad. Perrin) ; intéressant roman de mœurs, qui a pour sujet une crise intime dans une famille juive.

Jacques Bain ville.

Le Direeteitr politique : H. Vaugeois.

Le Gérant : A. Jagquin.

Paris. — Imprimerie P. LoTé, rue Cassette, 11 1

CHEMINS DE FER DE L'OUEST

BILLETS DE FAliiLLE A PRIX REDUITS

délivrés toute Vannée

des Gares do réHcau de TOaesl

aux stations hivernales de la Méditerranée.

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Toutes les gares de la Compagnie des Chemins de Fer de rOuest (Paris excepté) délivrent aux voyageurs se rendant en famille (4 personnes au moins) aux stations hivernales suivantes du réseau de la Compagnie P. L. M. : Agay, Antibes, Beaulieu, Cannes, Golfe-Jouan-Vallauris, Grasse, Hyères, Menton, Monte*Garlo, Nice, Saint-Raphaêl-Valescure et Villefranche-sur-Mer, des billets d'aller et retour de !>'«, 2»« et 3"^* classes, valables 33 jours et pouvant être prolongés d^une ou de deux périodes de 30 jours moyennant un suplément de 100/0 par période.

Pour connaître le montant de la somme & payer pour ces voyages, il suffit d'ajouter, au prix de six billets simples ordinaires, le prix d'un de ces billets pour chaque membre de la famille en plus de trois.

Ainsi une famille composée de quatre personnes ne paiera, aller et retour compris, qu'un prix égal à sept billets simples. Cinq personnes ne paieront que l'équivalent de huit billets simples, etc., etc.

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et sur les RÈSKAVX P. L. AI. et Est,

U est tîélivré toute l'année, dans toutes les gares du réseau P. L. M., des carnets individuels ou de famille pour effectuer sur ce réseau ou sur les réseaux P. L. M. et Est, en |r« 2« et3« classe, des voyages circulaires à itinéraire tracé par les voyageurs eux-mêmes, avec parcours totaux d'au moins 300 kilomètres. Les prix de ces carnets comportent des' réductions très importantes qui atteignent, pour les billets collectifs, 50% du Tarif général.

La validité de ces carnets est de 30 jours jusqu'à 1.500 kilomr ; 45 jours de 1 .50! à 3.000 kilom. ; 60 jours pour plus de 3.000 kilom. — Facilité de prolongation, à deux rcprîjies, de 45; 23 ou 30 jours suivant le cas, moyennant le paiement d'un supplément égal au 10% du prix total du carnet, pour chaque prolongation. — Arrêts facultatifs à toutes l»*s gares situées sur l'itinéraire. — Pour se procurer un carnet individuel ou de famille, il suftit de tracer sur une carte, qui est délivrée gratuitement dans toutes les gares P. L. M., bureaux de ville ei agences de la Compagnie, le voyage k effectuer, et d'envoyer cette carte 5 jours avant le départ à la gare où le voyage doit être commencé, en joignant à cet envoi une consignation de 10 fr. — Le délai de demande est réduit à deux jours (dimanches et fèies non compris) pour certaines grandes gares

Poup paraître ppocbainement

à la Librairie JUVEN

122, RUE HËAXJBftJR

PROMENADES PAÏENNES

PAR

CHARLES MAURRAS

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