‹ L'adénome des glandes de MeibomiusChapitre 3 sur 8 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

La première observation d’adénome des glandes de Meibomius a été publiée par Baldauf, en 1870, dans sa thèse inaugurale, cet auteur a nettement établi la nature adénomateuse bénigne de la tumeur qu’il a observée et il l’a fort bien différencié dps néoplasmes malins qui se développent au niveau des paupières.

Ce n’est que dix-huit ans plus tard que Bock publia le second cas connu. Il rappelle l’observation de Baldauf, mais dans les commentaires qui suivent l’histoire de son malade, l’auteur a rapidement étudié les adénomes sébacés en général, et il confond, dans une même description, les adénomes des glandes de de Meibomius avec ceux qui se développent aux dépens des glandes sébacées de la peau des paupières.

A partir de Bock, les observations deviennent moins rares; deux ans après, Rumschewitsch publie le troisième cas dans un travail intitulé : Sur l’ oncologie des pàupières ; ce travail est une longue énumération de tumeurs palpébrales rares les plus diverses.

Le quatrième cas appartient à Salzmann, en le rapprochant des faits antérieurement publiés de Baldauf et de Bock, cet auteur a essayé de fixer les caractères cliniques et anatomiques de la tumeur, mais son esquisse est rapide et il étudie en même temps les adénomes des glandes de Moll et ceux des glandes de Krause.

Nous trouvons ensuite une observation de Wadsworth ; puis Knapp communique à l’Académie de médecine de New-York deux nouveaux cas : l’un lui est personnel et l’autre appartient à Mills. Plus récemment, Pause a publié un nouveau cas; dans

les commentaires qui suivent son observation, il résume les faits de Baldauf, de Bock et de Salzmann et il se contente de constater leur analogie avec la tumeur qu’il a observée.

Enfin, l’observation de MM. Cabannes et Ch. Lafon est la neuvième qui ait été publiée; mais c’est le premier cas qui ait été observé dans la littérature française et l’on peut dire que, jusqu’à leur monographie, aucun travail d’ensemble n’avait été fait sur ce type de tumeur.

Les recherches bibliographiques auxquelles nous nous sommes livré nous ont prouvé que les adénomes de Meibomius étaient très peu connus, en France tout au moins. Panas, le premier, dans son Traité , cite la possibilité des adénomes meibomiens et se contente de mentionner les noms de J3aldauf, Bock et Bumschewitsch. Dans son Traité des tumeurs , Lagrange ne cite que l’observation de Salzmann qu’il résume en quelques lignes. Dans le tome V de Y Encyclopédie française d’ophtalmologie, il mentionne en outre les observations de Knapp. Nous n’avons trouvé les adénomes meibomiens signalés nulle autre part dans les ouvrages didactiques français. Les traités étrangers les ignorent presque aussi complètement que les nôtres ; signalons cependant la courte étude anatomique que Ginsberg leur a consacrée, d’après deux ou trois observations, dans son excellent Manuel d' histologie pathologique de l’œil.

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