E.& O. E. HUGH O’DONNELL
Assistant Ingénieur de la Cité.
La Commission d'Exposition Provinciale
Québec, 31 décembre 1913.
Il y a deux ans, la ville a acheté ce terrain au prix de 47% centins (quatre et demi) le pied, pour la tenue d’expositions permanentes à Québec. Pendant deux ans, nous avons tenu des expositions, et tout le monde est d'accord à dire que nous avons assez bien réussi pour commencer.
L'année dernière, la construction de bâtisses permanentes s'imposait, et la Commission a jugé à propos d’escompter l’avenir pour ce faire. Ces vieilles bâtisses qui sont sur le terrain doivent être renouvelées graduellement, vu que ce ne sont pas des bâtisses permanentes, et par conséquent, coûtent cher de réparations chaque année. L’augmentation des exposants a obligé la Commission à faire cette nouvelle construction qui, malheureusement, a été livrée trop tard pour pouvoir s’en servir l’année dernière. Malgré le surplus de revenus, se montant de 817,000 à 818,000, la Commission a dépensé 836,000 de plus que ce revenu en constructions permanentes.
La Commission d’Exposition demande à la ville de lui garantir l'emprunt d’une somme de 150,000 pour payer les 836,00 qu'elle a dépensées en travaux permanents l’année dernière, la balance devant être appliquée à la construction d’une estrade permanente et autres améliorations sur ce terrain. Ce montant de 150,000 doit être garanti par la ville: seulement, la ville sera appelée à donner la même garantie pour la Commission d’Exposition qu’elle donne aujourd’hui aux Commissions Scolaires Catholique et Protestante de Québec sur les emprunts qu’elles font pour la construction de nos écoles, La ville devra émettre des débentures pour la Commission, qui, elle, devra en payer l'intérêt et le fonds d’amortissement à même ses revenus de chaque année et rembourser à la ville les 836,000 qu’elle a dépensées pour des travaux d’une nature permanente.
Depuis longtemps, la Commission d’Exposition est à étudier la question de la construction d’une estrade, car celle actuellement existante est condamnée par trois architectes et nous coûte quelques mille piastres de répara-
pe
tions à chaque exposition, et à chaque représentation il nous faut tenir une escouade d'hommes chargés de prévenir toute catastrophe par l’écroulemert de l’estrade. Plus que cela, à chaque représentation, le feu se déclare, il faut constmment y tenir un détachement de la Brigade du Feu.
En face d’un tel état de choses, aucun membre du Conseil, ni aucun membre de la Commission d'Exposition, ve veut assumer la responsabilité que comporte l’usage de cette estrade.
La question qui se pose est done celle-ci, Devons-nous constru une estrade en bois, qui coût rait probablement la moitié moins qu'une en fer et en béton, mais qui pré- Senterait les mêmes dangers pour le feu et serait à recommencer dans 15 ou 20 ans ? Ou doit-on dépenser une somme plus élevée pour la construction d'une estrade permanente pouvant contenit 5,009 personnes, et construite de manière à en augmenter la capacité ar besoin
Il me reste à poser uhe autre question. Est-il avantageux pour la ville de continuer à tenir des expositions annuelles ? Si oui, nous devons construire une estrade en bois où d'une nature permanente, en fer et en biton. Alors, il s'aciratt de rtdutre le montant de l'emprunt en proportien. Si les contribuables ne trouvent pas avantageux le continuer la tenue de nos expositions nnnuelles, je crois que c’est le temps de le dire et d'empêcher toute autre dépense s'y rapportant, et de mettre le terrain en vente pour d'autres fins. Je ne crois pas me tromper en disant qu’il n'y à sé ent pe:du dans l'achat de ee terrain, car il serai ï æd'hu’ de le vendre en bloc au prix de 10 ot 12 centins du pied, alors qu'il re nous a coûté que 1? du pied.
ceci est encore une question qu'il faut Ù sans se laisser influencer pür les failitione mnn'epale, qui sont à la recherche d’arpour la prochaine campagne municipale,
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seurs de p RS
noour d'être, Monsieur le Rédacteur, Votre tout dévoué, XAP. DROUIN, Muire de Québec.
Le maitre-tuyau de 40 pouces.
Québec, 31 janvier 1914.
A Son Honneur le Maire de Québec, Monsieur,
Nous avons l'honneur de vous transmettre ci-inclus le rapport que vous nous avez demandé hier, de mème qu'une copie des devis pour les tuvaux en fonte de fer et pour l'inspection et ]n mise en épreuve de ces mêmes tuyaux. Aussi vous trouverez ci-inclus une ccpie du contrat passé avec Ja Compagnie d'Inspection et la police de garantie pour le montant du contrat,
Nous avons l'honneur d'être, Monsieur le Maire,
Vos humbles serviteurs, JT. GALLAGIIER, Ingénieur de l'Aquedue.
T. A. TARDINE L'ORRESTER.
Ingénieur consultant pour le nouvel aqueduc.