CITÉ DE QUÉBEC
Il y a quelques Jours, lorsque d'importantes dé tions populaires sont venues me demander de me porter de nouveau candidat à la Mairie, j'ai prié les délégués de m'accorder le temps de la réflexion, Si mes propres intérêts et ceux de mes aff n'aurais qu'à remercier ceux qui me
‘léga-
Je n'écoutais que aires privées, je font un tel honneur, Car on conviendra que l'administration d'une ville progressante en étendue, en population et en valeur, comme l’est aujourd’hui la Vieille Capitale, exige de ceux qui en sont chargés un surcroît de fatigues et de labeur.
Je cro
dis avoir fait ma Part comme citoyen. Après q atre années de service comme maire de Québec j'avais raison d’espérer qu’on me rendrait le témoignage d’avoir honnêtement, consciencieusement rempli les devoirs de ma charge durant ces deux termes d'office, et que la majorité au moins de mes concitoyens dirait : Drouin à fait quelque chose pour sa ville, il laisse après lui quelques oeuvres solides et substantielles... Non que je veuille réclamer exclusivement le mérite de tout ce qui s’est fait depuis quatre ans dans le domaine municipal; une large part en revient au loyal concours de mes collègues les Echevins, et quand dans le cours des remarques q
ui vont suivre, il sera question de l’administr-tion Drouin,
je désire qu’on m’as-
socie ceux qui dans le Conseil de Ville ont travaillé avec
moi pour le progres de Québec.
Da fait, avant de prendre une décision finale, j'ai ré-
uni 18 des échevins en caneus et leur ai demandé comme une saveur de choisit l'un d'entre eux comme ci ndidat à Ju auirie, muis l'otfre à cté imanimement refusce,
Mais c'est autre chose lorsqu'en certains quartiers on pour eause de prévarication.
prétend me donner conge
Comme le ferait tout homme d'honneur à ma place, je me r fuse absolument à partir en malfaiteur, On n'aifirme rien une excellente raison c'est qu'on en est
de positif, porr ampagne de vaaues insinuations, de
incapable: mais cette € sous-entendus, de soupçons p des affaires civiques,
lus où moins voilés sur l'adconcernant l'exécution ponts, d'éclairage, ete., et paru aaitre-conduit de 40
ministration des travaux de pavage, de ticulièrement au sujet du nouve tout cela est assurément suffisant pour me faire
pouces ; contribuables la per-
un strict devoir de demander aux mission de rester à mon poste jusqu'à ce que toutes ces améliorations aient été terminées. On sait que la pose du aquedue à été parachevée en dedans du temps ce qui est un fait assez Tale dans ais l’ouvrage
nouvel voulu par le contrat, l'histoire des contrats de cette importance ; m n’est pas encore accepté, et l'entrepreneur en reste respondeux ans après l'acceptation. On sait éga-
sabie pendant u grand aquedue est l'une des uota-
lement que ce nouvea bles entreprises de l'administration Drouin. Voilà pourquoi je demande aux électeurs de me permettre de la compléter, car je m’en considère responsable comme maire.
Contribuables de la Cité de Québec ! j'ai donc l’honneur de solliciter de nouveau vos suffrages pour élection à la Mairie. Pour vous aider à former votre décision, j’ai réuni dans les pages qui suivent quelques documents dont quelques-uns ont déjà été communiqués à la presse, et qui
vous renseigneront cractement sur les opérations municipales des quatre dernières années, car ce sont des rapports officiels où les faits sont présentés froidement, sans commentaires, sans exagération, sans artifices de linguge,
La 6 atome veut qu'une administration sortant de charge rende compte de ses actes à ceux « ui l'ont nommée, Les contribuables de Québec trouveront dans lus pages suivantes des détails ns mplets sur la manière dont
leurs deniers ont été employés.
Québec, fc
Réponse aux alarmistes
Québec, 10 novembre 1913.
Monsieur le Rédacteur
du Chronicle, Québec.
.iouseur le Rédacteur,
A mon arrivée à Québec on attire mon attention sut un article de votre journal en date du 7 courant, intitulé “Quebec Tax payers are alarmed over big expenditures.”
Dans cet article vous faites un exposé des emprunts au montant de près de #3,000,000. Vous faites aussi allusion au remboursement à la Ville de la somme de $300,000 qui avait été préalablement souscrite à la Cie du Pont de Québec, et aussi un autre montant de $200,000 provenant de la vente de différentes propriétés.
Cet article est de nature à alarmer le public si vous ne lui faites pas connaître comment et pourquoi cet argent a été dépensé, Je crois qu'il ne serait que juste pour le Maire et pour les membres du Conseil que vous mettiez en regard des dépenses un exposé comparatif de ce qu'était la ville il y a quatre ans et l'aspect qu’elle présente maintenant tant au point de vue des améliorations que des revenus.
Il y a d’abord les dépenses faites au quai de la Traverse de Lévis, dépenses assez considérables dont l'intérêt se solde par les revenus annuels de cette propriété.
Les travaux de pavage
Il y a encore le pavage des rues et la construction des trottoirs, travaux qui ont été faits dans les quartiers du Palais, St-Louis, Monteslm et St-Jean depuis quatre ans. Je ne crois pas exagérer en disant que dans ces quartiers la propriété a gagné en valeur de 25 à 50%, et même plus dans certains endroits.
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Dans les quartiers bus de la ville, c'est-ñ-dire st. Pierre, St-Roch, Jacques-Cartier, St. Sauveur et St-Valier, partout il à été fait des travaux améliorant les rues et les trottoirs de cette puriie de la ville, Fneore là l'effet pratique de ces améliorations à produit une majoration duns la valeur de la pronriété qui s'élève encore de 25 à 50%,
Le quartier Limoilou
Dans le quarti. nouveau de Limoilou, nous avois et pense une somme de K350,000 en travaux de natui: n re manente. Ti y y a quatre ans lors de l'annexion, le revenu était N12,000. Cette ünnée le revenu est de 853,000, mmal- RTS Que ce nouveau quartier soit encore sous le coup du privilès conditionnel de l'annexion, lui accord nt pour une période de cinq ans le même taux pour la taxe qu'il pavait avant l'annexion, c'est dire 60 centins par $100 d'évaluation, La propriété a doublé de valeur et même dins certains cas elle n triplé, ce qui démontre et nous porte à espérer que lo ique les cinq ans de ce privilège seront écoulés, ce nou in quartier fournira une source de revenus considérable our Québec.
La Brigade du Feu
Ilne serait pas sans intérêt P'. les contribnables de leur faire remarquer dans quel état it il y à quatre ans la Brigide du Feu, alors que les Compagnies d'Assurance nous avaient notifiés d'avoir améliorer notre système de protection contre les incendies, si nous voulions éviter une augmentation dans les taux d'assurance, Je crois pouvoir dire avec certitude que notre organisation est maintenant capable de soutenir avec avantage Ja comparaison avec n'importe quelle autre organisation du même genre dans les villes les plus importantes du Canada. Mais ceci ne s’est opéré qu'au prix de grands sacrifices d'argent.
Un nouvel Aqueduc
La nouvelle administration, Pour se rendre au désir généralement exprimé, a entrepris d'améliorer notre aqueduc. Dans quelques jours, le nouveau tuyau de 40” sera
complété, et de plus, toutes les connections pour relier le maître tuyau de 40” à celui de 30” seront faites, en vue de donner une pression plus forte, surtout dans la partie haute de la ville. Les tuyaux de 4” et de 6” ont été remplacés par des tuyaux de 8", et plus. Cette amélioration urgente va coûter au-delà de $1,000,000.
Pont sur la riviere St-Charles
La ville à aussi détruit des emprunts la somme de #300,000 pour la construction de deux ponts sur la Rivière St-Charles, dont un est terminé et l’autre encore en construction.
Pour remplacer le marché Champlain vendu à la Commission du Transcontinental, nous avons acheté un terrain à St-Roch pour faire un nouveau marché lequel sera prêt le printemps prochain. Un examen sur les lieux vous convainerait de l'importance de cette propriété et de la valeur qu'elle aura pour notre ville lorsque la rivière St-Charles sera écluse, et que le Gouvernement Fédéral aura fait les travaux déjà commencés dans le port de Québec.
Monsieur le Rédacteur, je suis et j’admets que vous avez le droit de critiquer l'administration, et que de plus, le publie a aussi droit de savoir comment on dispose de son argent, Maïs puisque vous avez bien voulu toucher à cette question des emprunts de la cité, et la traiter de façon un peu inauiétonte pour le contribuable, je me résouds à vous demander de vouloir bien être assez hon de frire connaître à vos lectrurs tous les détails que je viens de donner, et de leur faire voir aue, si d'un côté, les dépenses peuvent paraître considérables, d’un autre côté les améliorations de tous genres ont aussi été relativement importantes.
Ne vous semble-t-il pas qu’au début de notre administration un scte de courage et d'énergie s’imposait de la part des contribuables nour mettre la ville en nosition de profiter de la vague de progrès qui se manifestait par toute In Puisance et s'anensait «i brilante nour l’avenir de Québec. Cos dépenses ne sont-elles pas justifiées par l’élan commercial et industriel au’elles ont provoqué et les enteprises nationales qu’elles ont entraînées et favorisées ?