L. 19, fin, après AIIOTINHI, j'ai cru voir un
L. 20, fin, après AM*I>IKTrONES, une lettre qui ne peut avoir été qu'un r. un E ou un FI.
L. 26, début, le î est sûr, il faudra donc bien lire xàÇavrYeXlXovTwv (xat EçaYYSAÀovTrov) et on ne pourra admettre la restitution de M. Ziehen pour la liffuc précédente.
Enfin 1. 35 il y a 'A::oXXfi)vo; tô IIuOi'o, et l. 41 âoaxiaOat.
Pour l'E dans IlTeiAAAEONTÛN 1. io, cf. plus haut, p. 142.
1. C'est peut-être encore l'entretien des routes dont il est question dans un petit frajcment d'inscription que M. Pomtowcroit à peu près contemporain de la loi de 380 : Nene Jahrb., 189i, 825 et 830.
2. On pourra sans doute, en rapprochant cette partie de la loi amphictyonique des quelques lignes qu'Eschine a transmises et du serment, sans douté relatif à une affaire particulière, qui a été publié BCIf, XXVII, p. 107, 1. 10-16, arriver à une reconstitution vraisemblable du serment prêté par les hiéronniémons, comme M. Frhnkel l'a fait (Hermès XIII, p. 452 et suiv.) pour le serment des héliastes athéniens. Cf. lesVcmarques de M. Colin, fiCJÏ, XXVII. p. 131 et suiv»
160 LES AMPHICTYONS
puleusement les finances dont ils ont la garde et la disposition, dont ils sont responsables envers eux-mêmes et envers le Dieu à qui elles appartiennent. Ils n'en détourneront rien, ils n'accepteront aucun présent destiné à les corrompre, ils feront rentrer les amendes auxquelles ils auront condamné, sans amour et sans haine, ceux sur qui s'étend leur juridiction à la fois religieuse, politique et financière.
On a reconnu dans ce résumé rapide plusieurs des entreprises et des travaux sur lesquels les comptes du iv® siècle nous ont renseignés. L'amphictyonie s'est tracé en 380 un programme d'activité que les circonstances Tout amenée à réaliser pleinement. Sept ans après, elle se trouvait de nouveau devant un temple en ruines : il fallut faire appel à la piété de tous les fidèles, jusqu'aux extrémités du monde grec, et instituer une commission internationale pour reconstruire la maison du Dieu. Puis survint une interruption. Les Phocidiens débarrassèrent malgré elle Tamphictyonie de sa tâche administrative et en particulier de son œuvre delphique. En 346, elle rentra dans un sanctuaire dévasté; les offrandes qui en étaient la principale richesse avaient disparu, le temple n'était qu'à moitié construit et les matériaux abandonnés étaient devenus inutilisables. Mais aussi l'amende à laquelle elle condamna les Phocidiens lui permit d'abord d'achever le gros œuvre du temple en quelques années, ensuite d'exécuter un ensemble de travaux que la loi de 380 semble avoir prévu. L'entretien et l'embellissement des deux sanctuaires fédéraux, et jusqu'à ce travail de délimitation que datent les archontes Damochares (Pyles) et Ornichidas (Delphes), telles furent à partir de 343 les attributions essentielles de l'amphictyonie. Sans descendre jusqu'aux pillages des richesses sacrées que l'on vit encore dans les siècles suivants et jusqu'aux bornages de l'époque romaine, les fragments qui subsistent des comptes des naopes au in® siècle garantissent que la tradition renouvelée et confirmée en 380 fut bien celle où se tint fidèlement l'assemblée fédérale.
Ce serait mutiler singulièrement son histoire que de se borner aux choses matérielles, de n'y relever que des comptes et des travaux de construction, sans même indiquer l'idée qui dirigea cette activité pratique de l'amphictyonie. Il n'est pas nécessaire de sortir du sujet tel qu'il a été délimité et de faire une digression dans le domaine de l'histoire politique. Que
TENDANCE A l/UNlON 161
Ton s'en tienne à deux faits, les deux principaux que l'histoire financière note à cette époque, et Ton discernera la pensée inspiratrice de la fédération panhellénique, le désir conscient de cette union qui ne devait pas être réalisée par les villes grecques.
Le premier de ces deux faits significatifs, c'est Taccord entre les deux systèmes de monnaie, l'éginétique et Tattique, Téquivalence des talents et des mines, ce que Ton a appelé le compromis amphictyonique. Qu'il remonte, comme le croit M. Keil, jusqu'au dernier tiers du vi" siècle, ou qu'il ait été décidé dans le premier tiers du iv*^, il est l'œuvre réfléchie de rassemblée fédérale qui réussit k fondre ainsi les deux systèmes employés par les groupes de beaucoup le plus importants parmi les fidèles et les clients d'Apollon Pythien. Nous ne voyons nulle part, semble-t-il, qu'il ait été appliqué avant le iv® siècle, mais de plus on peut y reconnaître une mesure du même ordre que celles qu'annonce la loi de 380. Cette loi n'est certainement pas un acte isolé *. L'Amphictyonie dut marquer qu'elle entendait reprendre la haute main sur les affaires financières du sanctuaire et son essai heureux d'unification pour les systèmes éginétique et attique est sans doute un signe visible de sa direction reconquise .
Où je suis au contraire d'accord avec M. Keil, c'est dans l'interprétation qu'il a donnée' d'un passage de l'inscription relative k la tholos d'Epidaure. M. T. Reinach y avait découvert un exemple inattendu de l'équivalence 7 : 10. Pour qu'un fournisseur athénien dont l'intérêt évident était de préférer le rapport 3 : 4, 6.000 dr. att. = 4.500 ég. en ait accepté seulement 4.200, il faut, comme l'a bien vu M. Keil, que l'amphictyonie delphique ait eu une grande influence : c'est comme un témoignage de cet effort vers l'unité panhellénique qu'elle essayait de guider.
L'autre fait, c'est la mesure qui décida en 338 la frappe de la monnaie d'argent nouvelle, celle qui, réunissant les divinités des deux sanctuaires fédéraux, portait d'un côté l'elfigie de la
1. Peut-être faudra-t-il voir une de ces mesures dans le teôjxoç qui sous Cadys réduisit le taux de l'intérêt. Il est vrai que la décision semble se rapporter à la seule ville de Delphes, elle est prise iv àyopài TsXetwi (cf. p. -ib) ; mais on peut penser que l'amphictyonie, directement intéressée à l(»ut ce qui touchait les finances delphiques, l'avait au moins su^pérée.