‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 14 sur 698 · TERRES À · texte numérisé non relu

TERRES À

< BEAUVAL (Meaux). -—= SARTROUVILLE (Montesson), 20 hectares

l’Aérophile 15

R. Schnell termine un monoplan à ailes très grandes et très bombées avec une queue stabilisatrice. La direction est montée aux extrémités des ailes et est en connexion avec l’équilibreur automatique. Le modèle de cel aéroplane a été primé à l'exposition de Munich, l'hiver dernier.

Plusieurs autres appareils sont en construction en Allemagne. Tous leurs inventeurs se déclarent en possession de « la solution » définitive. J’attendrai toutefois avant de vous en infliger la descriplion.

Une chaire d'aviation. — Ona créé à l'Ecole supérieure polytechnique de Charloltenburg, près Berlin, une chaire pour l'étude de l’aéronaulique et particulièrement de l'aviation. Espérons que nous ne resterons pas trop en retard en France. E. RUCKSTUHL

Les brevets Wright en Allemagne. — On annonce que le brevet allemand Wright a élé acheté par la fabrique d'armes Lœve et Cie.

L’aéroplane Roë. — M. A. V. Roë, qui a fait à Londres, plusieurs expériences très réussies en monoplan avec un 24 HP Antoinette, acheve la construction d’un triplan 35 HP, avec gauchissement des ailes, qu'il se propose d'essayer au mois d'avril.

inventeur russe subventionné. — Le Conseil supérieur russe de la Guerre alloue 50.000 roubles à M. Talarinoff pour ses expériences aéronautiques.

Les aéroplanes dans la marine américaine. — Le département de la marine aux Etats-Unis a mis en adjudication la consiruction de 4 aéroplanes, le premier à livrer 5 mois après la signature du contrat, les trois autres à fournir en 8 mois. Vitesse exigée : 40 miles à l'heure avec à bord un conducteur et un observateur, La machine doit pouvoir voler 4 heures et emporler assez d'essence pour couvrir 200 miles, et pouvoir s'élever de la surface de la mer, sans appareil de lancement spécial.

Le biplan de Caters. — Le 30 novembre, à Anvers, nouveaux vols de 200 m., à 4 m. de hauteur, du baron de Caters, sur son biplan construit par les frères Voisin et qui est, on le sait, leur type classique de biplan.

RTE

NS

L'ornithoptère Juge et Rolland. — Monsieur le directeur, me trouvant arrêté au cours des essais de l’ornilhoptère Juge et Rolland, par l’insuffisante puissance du moteur dont je dispose, peut-être pourrais-je, par l'intermédiaire de volre excellente revue, obtenir que l'on nous confie, à litre gracieux, pour achever nos expériences, le moteur d'au moins 40 chevaux qui nous parait nécessaire. Qui sait même si la publicité ainsi donnée à nos travaux ne décidera pas quelqu'un à s’inléresser avec nous à l'aile ballante. Vous l'avouerai-je ? je viens de dépenser pour la construclion de l'appareil, une très forte somme et il m'est impossible, pour le moment, de poursuivre.

Quoi qu'il en soit, notre appareil construit à Lyon, est achevé. ;

Le corps entier est en tubes d'acier, et les articula-

lions des épaules ont élé construites avec une solidité remarquable. Les pièces qui supportent les plus grands éflorts sont en acier au nickel et les aïles sont en

Soie tussor montée sur tubes et ressorts d'acier. Quoi-

que très rigides à leur naissance, leur souplesse va en croissant graduellement jusqu'à leur pointe, qui se ter-

mine simplement par ur bambou armé d’une lame de ressort d’acier bleu.

Le mouvement du moteur est transmis à l’abre actionnant les bielles, par une vis sans fin assurant une très grande démulliplication et permettant de négliger les

L'ornithoptère Juge et Rolland vu de 3/4 par l'arriére, Longueur de chaque aile: 5 m.; poids: 30 kilos.

renfermant les organes moteurs est revêtue sur toutes ses faces d’une feuille très mince d'aluminium. Le moteur est mis très facilement en marche au moyen d'une chaîne tirée par-dessous, et le débrayage des ailes ainsi que le frein les maintenant immobiles dans toutes les positions, fonctionnent admirablement.

La queue est orientable dans tous les sens et se trouve commandée automatiquement par les mouvements réflexes du pilote.

Enfin la différence de l'angle de levée et de l'angle d'abaissement des ailes, assure par un dispositif breveté, la différence des résistances à vaincre dans l'air, et la variation de rapidité de leurs divers mouvements.

Nous avons fait nos premiers essais sans aucune réclame, et sans avoir averti personne. Les premiers coups d'ailes nous ont donné toute satisfaclion. Si nous pouvons continuer nos expériences, il va sans dire que l’Aérophile en sera le premier informé. — PAUL ROLLAND

Page 1