TRAVAUX SUR FLANS POUR MM. LES INVENTBURS
| Soupapes de tous modèles (bois ou métal) — Cercles de suspension et d’appendice |
Rue Lourmel -- PARIS (XV°)\
PARIS (XV°) -- 96, Avenue FélixFaure et 161,
l’Aérophile 1
Le même jour, de 11 heures 15 à 1 heure 45, exploration des côtes de la Meuse, jusqu’à Saint-Mihiel, et le fort du camp des Romains. Aéronautes: commandant Bouttieaux, sous-lieutenant Kapferer, un mécanicien. Reconnaissance des forts des côtes de {a Meuse.
98 novembre. — De 11 h. 45 du m. à 1 h. 30, ascension au-dessus de l’Argonne jusqu'à Clermont. Aéronautes: lieutenant Delassus, sous-lieutenant Kapferer, deux mécaniciens.
29 novembre. — De 10 h. 16 à 10 h. 58, ascension d'instruction au-dessus de la vallée de la Meuse. Aéronautes: lieutenant Delassus, sous-lieutenant Kapferer, deux mécaniciens. Evolutions dans la vallée de la Meuse.
Le même jour, à 11 h. 44, ascension d'altitude. Aéronautes: commandant Bouttieaux, sous-lieutenant Kapferer, un mécanicien. Le dirigeable s'élève à 975 mètres d'altitude, en décrivant des orbes à l’intérieur de la ligne des forts. Il reste constamment visible de tous les points de la ville, dans un ciel très pur, et revient atterrir devant le hangar, à 1 h. 50’.
30 novembre. — Temps très couvert; ascension de 9 h. 58 à 3 h. 12, arrêtée par un brouillard intense où le dirigeñble risquerait de s’égarer. Aéronautes : lieutenant Delassus, lieutenant Renaux, 2 mécaniciens. Evolutions sur le Parc.
1e décembre. — Temps très brumeux; ascension de 2 h. 19 à 2 h. 46, pendant laquelle le ballon disparaît complètement dans le brouillard. Aéronautes : lieutenant Delassus, lieutenant Renaux, 2 mécaniciens. Evolutions sur le Parc.
2 décembre. — Départ à 10 heures par beau temps. Aéronautes : lieutenant Delassus, lieutenant Renaux, 2 mécaniciens. Le ballon navigue au-dessus du camp retranché de 9 h. 55 à 1 h. 40.
Des mesures de vitesse effectuées sur une base choisie dans Ta direction du vent régnant, donnent, pour le dirigeable, une vitesse propre de 44 kilom. à l'heure pour une marche normale du moteur à 900 tours. Cette ascension clôt la série des essais de réception. La stabilité du ballon s’est montrée extrémement satisfaisante, Ja conduite très facile, et la vitesse, qui atteignait 28 à 40 kilom. en 1907, a subi une augmentation très sensible.
Le dirigeable Ja Ville de Paris constitue donc un excellent engin de guerre appelé à rendre les meilleurs services à la place de Verdun.
Les onérations du dégonflement ont commencé le T décembre 1908.
Les autoballons de sport. - Nous avons signalé dans notre dernier numéro, la première sortie, sous Ja direction du comte de La Vaulx, du nouveau dirigeable Petit-Journal, le premier échantillon des autoballons de sport. construits par l’ingénieur-aéronante Maurice Mallet, de la Société des Dirigeables francais (V. Aérophile du 15 décembre 1908, page 508).
Voici les principales caractéristiques de cet aéronat : enveloppe de 700 m°, en coton verni, très léger, enduite à l’intérieur d’un vernis spécial, fusiforme dyssimétrique, à maître-couple reporté vers l’avant.
Poutre armée en sapin rouge de 13 m. 50 de long, en trois parties égales faciles à monter et à démonter et transportables sur un fourgon,
Moteur Clerget de 16 chx, + cyl., pesant 100 kilos et actionnant une hélice placée à l'arrière de 2 m. 30 de diamètre et 0,90 de pas, qui sera probablement remplacée par un propulseur de rendement supérieur.
A l'avant de la poutre armée, gouvernails de profondeur ; à l'arrière, entre l'enveloppe et la poutre armée, gouvernail de direction.
Un deuxième ballon du même modèle, mais jaugeant 1.200 m°, sera prochainement livré au Petit Journal.
La société des Dirigeables Français reprendra, sous peu, les essais du De La Vaulæ I (V. Aérophile de juillet 1906) dont le volume a été porté à 900 m', depuis ses essais concluants, à Sartrouville, au cours de l’hiver 1906.
-— Une nouvelle ascension d’épreuve du Petit- Journal, monté par le comte de La Vaulx, pilote, et Clerget, ingénieur des services aéronautiques Bayard- Clément, eut lieu le 20 décembre. Parti du parc de l'Aéro-Club, le ballon descendit sur la pelouse de Bagatelle où le démontage s’effectua avec autant de ve pidité que celui d’un sphérique.
Les expériences du « Clément-Bayard ». — Continuant sa brillante campagne d’expériences, le dirigeable (lément-Bayard a exécuté, le 7 décembre, malgré le brouilard, une nouvelle sortie. Parti de son hangar de Sartrouville à 1 h. 1/2, le puissant croiseur aérien s’engageait au-dessus de Paris. A 2h. 1/2, il dominait le Palais-Bourbon, où les députés sortaient en foule pour admirer ses évolutions. A 3 heures. il passait au-dessus des bureaux de M. Henry Deutsch de la Meurthe, puis, surplombait l’éolise de la Trinité et la gare Saint-Lazare. Quelques instants plus tard, il planait au-dessus du Grand-Palais, où la foule qui se pressait au Salon de l'Automobile, le saluait de ses acclamations. A 3 h. 1/2, malgré un vent de 7 à 8 m. et un temps très incertain, le ballon réintégrait l’aérodrome de Sartrouville-Montesson.
Le 16 décembre, nouvelle sortie par vent très vif.
Le 20 décembre, promenade au-dessus de Paris, de 11 heures à midi 8, pour prendre des vues cinématographiques. À bord: MM. Louis Capazza, pilote, Maurice Clément, Sabathier, Delassus, mécanicien, et 2 opérateurs cinématographistes.
- L'aéronat Clément-Bayard, parti le 24 décembre, dans la matinée, de Sartrouville pour accomplir un raid Paris-Compiègne, a dû virer de bord après avoir parcouru une soixantaine de kilomètres, l’intensité du brouillard ne lui permettant pas facilerent de continuer sa marche. Le dirigeable est retourné à Sartrouville, sans incidents. Mais le pilote eut beaucoup de difficultés pour reconnaître le hangar à cause du brouillard.
Le «Clément-Bayard » à Bruxelles (7?) __ On avait annoncé la venue du Clément-Bayard à Bruxelles avec atterrissage à Anvers où les aé:0s: tiers belges viennent d'aménager un hangar au champ de manœuvres de Wyrick. M. Clément, interrogé, déclare qu’en raison de la saison peu sûre, au point de vue météorologique, il ne songe point, pour le moment, à cette performance. — PxiLos
18 If" Janvier 1909
Les DiriGeables à J’EtranSer
EN ALLEMAGNE
Le « Parseval Il » accepté par les autorités mili-
tairss. — En attendant l’article détaillé que je vous ai promis sur le Parseval, voici quelques notes sur sa dernière ascension, dont l'Aérophile a déjà dit un mol.
Le samedi 28 novembre, le Parseval 11 a entrepris (pro forma) sa dernière ascension de recetle. Il s'agissait de contrôler sa vitesse qui, suivant les conditions imposées, devait atteindre 13 m. par seconde. Le vent soufflait d'Est à 8 ou 9 m. Le lemps élail brumeux. L'aéronat fila vers Spandau et parcourut dans les deux sens une ligne repérée à l'avance sur le sol et longue d'une dizaine de kilomètres. Les moyennes comparées avec l'anémomètre de bord devaient donner les résultats. Après être revenu à son point de départ, le ballon recommença l'épreuve. Le Parseral !, le plus pelit croiseur aérien en service, a alteint sensiblement 10 m. par seconde, vitesse que je vous signalais lors de l’accident au-dessus du Grunewald. Il a été dégonflé et sera remis à Jautorité militaire.
— Ja Motor-Lulschiff Studien-Gesellschaît vient de commencer, à Bitterfeld, le montage du Parseval III, à 2 moteurs de 100 chevaux et qui jauge 5.400 m’, engin dont je vous avais déjà parlé.
Le hangar du « Parseval » démoli. — Le hangar édifié à Metz pour recevoir le larseval-Il, aujourd'hui militarisé et affecté à cetle place forte, à eu sa toilure enlevée par ure tempête, le 12 juillet 1908. C'est le deuxième accident de ce genre (voir Aérophile du 15 juillet 1908).
L'échouage en mer du « Grass-il ». — (De notre correspondant de Berlin) — Voici des délails sur l'accident du Gross-I1, le 12 novembre. (Voir l’Aérophile du 15 novembre.)
Une nole officielle le relale comme suit :
« Départ, 5 h. 40 du soir, avec l'intention de faire « un voyage de grande durée ; vent du sud-ouest, d'où « premier but : Dresde. {C’est la règle ici, de commen- « cer les voyages de durée contre le vent, pour êlre «en cas de panne, ramené par le vent, vers le point « de départ.) Berlin élait embrumé, on ne pouvait voir « les lumières. Vers 7 heures du soir, on avait atteint «les lars de Brecskow (sud-est de Berlin) Le vent « fraichit ; le brouillard s i sait à lerre de telle « sorle que le pilote renoncçail à continuer le voyage ; « il piqua vers le N.-E. ; vers 9 heures, on atteint « Buckow et on veut gagner Francfort-sur-l'Oder ; on « ne pouvait s'orienter et en ne remarqua pas que le « vent augmentait el poussait vers le Nord ; on croise « Ja ligne Berlin-Slellin, mais le pilote la prend pour « la ligne de Frankfort-sur-l'Oder. A minuit 15, on « reconnait l'embouchure de l'Oder dans le Grand-Haff. « On voulait alterrir sur l’autre rive, mais on tira la « soupape lrop tôt. l'on piongea à 200 mèlres de la « rive, la nacelle d'environ 0 m. 50 dans l’eau et l'on « dût arrèler les moteurs (? 1).
« Le vent du sud aida à alterrir. On ne jela ni lest, « ni appareils. À 2 h. 40 on touchait un banc de sable « el l'on déchirait lies deux panneaux. L'enveloppe « tomba sur un peuplier inapcreu jusque-là, sans être « endommagée (7) En descendant, ? tiges de la quille « du milieu furent faussées. »
Quarante ouvriers ont eu à travailler jusqu'au soir du 13 novembre pour transporter une partie (nacelle et enveloppe) à la gare de Wallin, pendant que les
aéroslicrs démontaient la quille avec ses accessoires. \rrivée à la gar* de Berlin le 15 novembre après-midi ;
au parc aéroslatique sur quatre charreltes, le 16 novembre,
On à arrêlé les moleurs dans l'eau !.. On est s un dirigeable, on voit la mer et l'on ne retourne pas vers la terre ferme, bien que l'on ait de l'essence et du lest pour une quinzaine d'heures à bord. !
Je suis enclin à croire à une panne du ventilateur, car si un moleur avait manqué, l'autre aurait pu aider à lutter conlre le vent.
Les journaux parlent de dégats plus considérables.
« Avant et après », sur les photos publiées, on voit bien la partie rigide : queue avec gouvernail vertical,
plateforme avee la quille verticale, les deux propulsseurs aux bouts d'un losange en tubes d'acier qui les relie à la carcasse et les deux poulies à gorges entrainant les propulseurs mais qui ne sont guère ae nature à augmenter le rendement des hélices. — Audessus, la boite du ventilateur et des commandes des deux ballonnets, puis les gouvernails de hauteur à la Hargrave et l'équilibreur tout en avant.
E. RUCKSTUHL
Nouvelles ascensions du « Gross-Il ». — Le dirigeable du major Gross à repris. le 18 décembre, ses ascensions interrompues depuis la chute en mer du 12 novembre. Quatre officiers le monlaient.
Il a passé au-dessus de Berlin à 225 11., manœæuvra autour du château royal ct, après 1 h. 1/2 de voyage, allerrit à l'aérodrome de Tegel.
Le malin du 19 décembre, ascension de 50 minutes par lemps magnifique ; à bord, le grand-duc de Mecklembourg, le major Gross, le major Sperling, deux officiers du génie et un mécanicien. ilaulcur : 106 m. environ.
Le dirigeabie « Gross-Ili ». — Les aérostiers prussiens conslruisent un troisième dirigeable, beaucoup plus grand que le Gross-Il el procédant de ce dernier avec les modifications indiquées par l'expérience.
Le dirigeable « Siemons-Schuckert ». — (Voir Aérophile des 1* et 15 nov. 1908). — Siemens et Schuckert sont aussi à l’œuvre et travaillent ardemment à leur grand dirigeable, tout en poursuivant leurs études sur les aéroplanes. Ils se sont décidés à occuper un vasle terrain entouré de forêls faisant partie de la propriété des von Siemens siluée entre Riendorf et Karlshorst, à une dizaine de kilomètres à l'est de Berlin. On a commencé la construction du hall tournant, on espère essayer le Siemens-Schukert à la fin de l'été prochain.
Si tout marche bien, l'Allemagne possédera l’année prochaine, au moins 4 grands, el même {rès grands dirigeables de plus, car Zeppelin construit aussi le plus vite possible !
. « L'avenir est aux gros ballons... » « Bonne Marianne, qu'en dis-tu ? -— E. RUCKSTUHL.
Quatre nouveaux « Zeppelin » pour la marine. — Le gouvernement alllemand vient de commander 4 dirigeables de même type à ia Sociélé de Construction des Zeppelin, à Friedrichshafen. Ces aéronals seront mis à la disposition du ministère de la marine, qui fera construire en même temps des docks flottants pour offrir des points d’alterrissage aux dirigeables.
Les nouveaux ballons jaugzeront de 12.000 à 14.000 m° c'est-à-dire à peu près le volume du dernier Zeppelin, et seront conslruils sous la direction du comte Zeppelin personnellement. Chaque ballon coûtera 1.250:000 francs. Deux d'entre eux doivent être stationnés à Wilhelmshafen et les deux äutres à Kiel, sous des hangars flottants. L'autorité navale sc propose de les utiliser comme ballons éclaireurs plutôl que comme engins offensifs.
Le dirigeable russe. — Contrairement aux premières informations, le dirigeable russe (1.500 m°, 18 chx, et, assüre-t-on, 32 hélices !) essayé le 10 septembre à Tsar- 5-Sélo, aurait donné des "ésullats absolument néga-
lifs.
De nouvelles expériences n'ont pas clé plus salisfaisantes. Ceci explique sans doute la commande d'un aGronat à M. Lebaudy, relalée ici même. \ulant qu'on peut en juger par son aspect extérieur le premier ballon dirigeable russe se rapprochait beau- “oup du type Parsewal.
Le dirigeable suisse, (Genève, annoncé dans l'Aérophile du 1" seplembre (p. 345), prendra-1 jamais latimosphère ? C'est douteux. Déjà des critiques nomtrouses sont formulées. Le colonel Schaeck, qui cst à la tête de laérostation mililaire suisse, n'hésile pas à déclarer dans le Journal de Genève que le projet est mal étudié et sans aucune valeur. 1} dénie à l'auteur toute autorité pour parler au nom de l’armée et de la nation suisse et engage vivement la Ligue Nalionale Aérienne Suisse, créée pour parer aux frais de construction, à garder son argent pour une meilleure oCCaslon.
Cependant, d'après des ‘nformations plus récentes, la Ligue Suisse serait décidée à s'intéresser a ce modèle, ainsi qu'au projet d’un autre inventeur,
J'Aerophile 19
Le [Salon de l’Aéronautique
La deuxième série du Salon de l'Automobile (du 2% au 30 décembre 1908) devail élre l'apothéose des « Poids Lourds » et de l'Automobilisme utilitaire au ras du sol : elle est devenue le premier Salon de l'Aéronautique. Dans la grande manifeslation industrielle el Sportive des années précédentes, l'aérolocomotion avait été traitée en quantité négligeable, disons le mot, et en déshcrilée.
Après les merveilleux progrès de 1908, celte situalion fâächeuse ne pouvait durer. — Le commissaire général de l'Exposition de l'Automobile, avec sa claire intelligence et sa vue nette des fails, le comprit. En quelques Semaines, il décidait, créail et mettait au point le premier Salon de l'Aéronautique. Grâce à sa longue expérience et à ses dons merveilleux d'organisateur, M. Rives a réussi du premier coup une Exposition aéronautique admirablement présentée qui donnera au public une vue nette, exacte et complète en son raccourci, de ce qui parut hier une chimère et qui conslitue aujourd'hui un des plus grands événements de l'histoire du monde.
Une première et hâtive promenade au Grand-Palais, dans le tohu-bohu et le coup de feu de l’ouverlure ne nous permet point l'étude complèle et détaillée que nous devons à nos lecteurs. Pour ne point retarder la parution de ce numéro, nous nous bornerons donc à un coup d'œil d'ensemble, nous réservant de signaler ultérieurement les elforls et les progrès considérables altestés par ce premier Salon de l'Aéronaulique.
A côté de l'avion, glorieux ancètre français des appareils volants modernes, effort scientilique admirable et merveille d'exécution, figurent les engins acluels les plus intéressants, ceux d'hier... el ceux de demain, les organes délachés les plus perlectionnés, les matériaux nouveaux dont la création s'est impcsée, les salons des Sociétés comme l’Aéro-Club de France qui ont provoqué et hâté l'éclosion des prodiges acluels, etc.
Dans l’ordre alphabétique, notre description devrait commencer par l'exposition de la Sociélé Antoinette, dont le stand élégant est à gauche, près de la galerie. Nos lecteurs y retrouveront, avec le superbe monoplan dont ils ont vu plus haut la description détaillée, le nouveau groupe moto-propulseur Antoinelte qui réussit à marquer encore une amélioralion sur le fameux modèle qui permit et soutint l'essor de l'aviation française.
Il est inutile de répéter ici la descriplion complète que nous en donnons dans ce nième numéro.
Alphabétiquement tout au moins, la Société Astra viendrait ensuile.
Dès l'entrée, l’altention du visiteur se trouve attirés par le nouveau dirigeable Ville-de-Bordeaux, exposé par la Société Astra, suspendu dans la travée médiane de la grande nef. Celte superbe carêne de 52 m. de Jong et 15 m. de diamètre maximum, en tissu Continenlal, comme presque tous les dirigeables modernes, rappelle absolument, par sa forme, l'enveloppe un peu plus grande du Clément-Buyard, des mêmes constructeurs, bien conna de nos lecteurs (voir Aérophile de JJUS. passim, descriplion, pholos &l croquis cotés). La nacelle, en tubes d'acier, exéculée par les établissements REP sur les plans de la société Astra, renferme le nouveau groupe-moteur de 90 chx Renault frères dont nous publions la photographie et qui constitue une merve:,re de mécanique.
Dans la nef et également de la Société Astra, se faisant pendant, 1 aéroslat de sport et lourisme de 1.200 m°, en coton verni, et un aéroslat de même volume, en tissu caoutchouté double Conlinenlai, de la nouvelle série de 1’Astra.
Au stand de la même sociélé, une nacelle de grand tourisme pour 2.270 m’, capitonnée et très confortable, conslruite pour M. A. Clément ; des pholos des diverses constructions Astra. de l'aérodrome Astra, à Beauval, le plus récent et le plus perfectionné, et dans la seclion d'aviation, l’aéroplane Astra, muni d'un moteur REP, et l'aéroplane Wright dont la Société s’est assurée la concession en France. On à ainsi une idée complète des perfeclionnements apportés par la Société Astra aux divers appareils d'aérolocomotion, du fini de sa
(Photo Rol,
Le moteur Renault (93 HP) du dirigeable Ville-de-Bordeaux, exposé au Salon de l'Aéronautique
fabricaticn et des puissants moyens d'action dont elle dispose.
Nous décrirons ultérieurement comme ils le mérilent les travaux des autres constructeurs et inventeurs. Ils sont tous là.
Dans le stand des Etablissement REP où M. Robert-Esnault-Pelterie offre à l'admiration des connais-
seurs son fameux monoplan REP et ses moteurs REP si scientifiques, si originaux et si parfaits.
Chez les frères Voisin, le glorieux appareil qu'ils fournirent à Henri Farman et qui fit d'eux les champions glorieux de l'aviation française.
Louis Blériot, recordman du monoplan, révèle au public, près du grand escalier, son biplan dont l’Aérophile avait donné les caractéristiques. -
Un aéroplane Clément-Bayard, étudié et construil par Victor Tatin, le savant doyen des aviateurs français, est juste sous l'escalier.
La Société françuise des dirigeables et son direcleur, Maurice Mallet, exposent un remarquable modèle du dirigeable de La Vaulx et diverses aulres belles pièces aéronautiques.
A gauche, en entrant, un beau biplan de Delagrange exposé par Ja Compagnie d’Aviation, concessionnaire.
L'exposition des modèles de MM. Doutre et Brunzli, des pièces délachées exlra-légères et exlra-rigides en bois assemblés par les procédés spéciaux Espinosa, exposés par la Société de Construclion d'appareils aériens, près de l'avion d'Ader.
M. Louis Bréguet expose dans un stand luxueux, sous la rotonde d’Anlin, un aéroplane des-plus interessants, résultant de la modification de son giroplane.
La section des modèles, particulièrement nombreux et variés, est fort intéressante.
A signaler spécialement les beaux modèles d'hélice « Intégrale » de Lucien Chauvière, le constructeur bien connu.
Enfin la section rétrospective, très bien documenté ? et dont l'avion d'Ader constilue la perle, sera d'un excellent enseignement pour les visiteurs.