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C'O'NS"UR D PSE NP

LES

Appareils de koeomotion Aérienne DE TOUTES FORMES & DE TOUS SYSTÈMES

MAURICE MALLET

Vice-Président de la Chambre Syndicale des Industries Aéronautiques

Les plus Hautes Récompenses aux Expositions

Hors Concours — Membre du Jury

10, Roûte du Navre, à PDUTEAUX (Seine)

PRÈS LA DÉFENSE DE COURBEVOIE

Revue teehnique et pratique des 1loeomotions aériennes

Directeur Fondateur : GeorGes BESANCON

ABONNEMENTS ANNUELS (Au gré de l'abonné, du 1er janvier ou du mois de la souscription) Saus frais dans tous les bureaux de poste : 206e liste, 16 août 1908 France ebAIGerIe eu ne UN AN: 15 fr.

Colonies et Étranger . . . . . . . . . . . . UN AN: 18 fr.

RÉDACTION & ADMINISTRATION 63, Avenue des Champs-Élysées, PARIS (VIlIe). — Téléphone 666-21.

17° Année. - N° 9 1:7 Mai 1909

SOMMAIRE ; Aviateurs contemporains J.T.-C.3. Moore-Brabazon (L. Lagrange). — Un institut aérodynamique en Russie (A. de Mas-

frand). — Quelques questions d'aviation d’après IRodolphe Soreau : Voilure plane équivalente. La notion de l'allure, Le poids utile.

Avenir de l'aviation. — Force et puissance de propulslon des hélices aériennes (René Arnoux). — La querelle des hélicoptères : Un dernier mot sur l'article de Drzewioeki (Alexandre Sée), — Les aéro-

planes : Wright, Antoinette, Santos-Dumont, Farman, Rougier, etc. — Canons et Dirigeables (Georges Gibert). — La récente campagne du Zeppelin (E. Kuckstuhl). — Les aéronats Zodine, Clément-Bayard, Îtalia, etc. — Le Pour et le Coutre : A propos de la formule de vitesse de M. Berget (A. Berget). — Le monde aérien. — Epreuves et prix. — Bibliographie. — Aéro-Club du Sud-Ouest, — Aéronautique-Club de France.

SOMMAIRE DU BULLETIN OFFICIEL DE L’AERO-CLUR DE FRANCE : Convocations : Comité de direction du 15 avril 1909. — Commission des ballons sphériques du 16 avril 1909, — Commission d'aviation du 21 avril 1909. — Ascensions au Parc de l'Aéro-Club de France. — Concours de ballons d'Amiens.

J.-T -C. Moore-Brabazon

Ses études terminées à l'école Harrow et au Trinily College, à Cambridge, J.-T.-C. Moore-Brabazon, né à Londres, le 8 février 1884, possesseur d’une grosse fortune, donna libre cours à sa passion du sport.

J.-T.-C. Moorki-BraBazoN

L'automobilisme {riomphant l’altira d'abord, Il disputa brillamment de grandes épreuves internationales et triomphait dans le circuit des Ardennes en 1907. Il fut un des premiers et des plus uliles pionniers de l’automobilisme en Angleterre.

Comme tant d’autres, il devait venir à l'aéronau-

tique. L'Aero Club of the United Kingdom le compta parmi ses premiers membres. Membre actif par excellence, car dès sa première ascension, Moore-Brabazor se faisait construire un ballon. Il fut un des premiers sportsmen anglais à posséder un aéroslat. Devenu pilote de l'Aéro-Club d'Angleterre, il défendit vaillamment les couleurs de son club dans plusieurs grandes épreuves, il n’a pas effectué moins d'une cinquantaine d'ascensions libres, dont certaines remarquables.

Mais l'aviation, la reine du jour, devait faire du tort à:l'aérostation. En sportsman éclairé, Moore Brabazon avait pressenti de bonne heure l'avènement du vol mécanique. En 1907, il construisait en Aïgleterre un aéroplane, mais, soucieux d’aboutir vite, il prit le bon parti de s'éviter de longs mois de recherches et de mise au point sans être sûr, après tout d’arriver, et d'acheter un appareil ayant fait ses preuves.

Il commandait aux frères Voisin un aéroplane biplan de leur type classique. Dès la livraison, il procédait aux premiers essais à [ssy-les-Moulineaux, prenait son premier essor au bout de quelques heures d’entrainement. Sûr de lui désormais, il se transportait à Châlons et en quelques jours ilarrivait à évoluer et à virer à son gré, effectuant, quand il lui plaisait, des randonnées de 5 à 6 kilomètres.

Bien qu'il interrompe souvent ses essais, rappelé par ses affairesen Angleterre, ou invinciblement attiré par les grands meetings sportifs, tels que !es concours d'auto-canots de Monaco, Moore-Brabazon est en progrès constant. Ses qualités d'audace, d'adresse et de

sang-froid, bien serviés par un appareil sûr el de ré-

sultats réguliers, feront de lui, s’il le veut bien, un

des plus redoutables concurrents des épreuves d avia- L. LAGRANGE

tion en 1909).

194 1% Mai

Institut aérodynamique de Koutchino (Russie). — Bâliment principal.

Un Institut d'aérodynamique en Russie

On se décide enfin en France à faire un sérieux effort pour créer un laboratoire d’aérodynamique. L'’Aéro- Club de France, reprenant les premières études qu'il avait fait ur ce point dès 1904, a fait appel à l'intelligente libéralité de ses membres et recueilli, en peu de jours, plusieurs milliers de francs. Il a convié également les autres groupements aéronautiques francais de Paris et des départements à unir leur effort au sien de façon à doter notre pays d'une organisation scientifique qui lui manque et qui pourra exercer la plus heureuse influence sur les progrès de l'aviation.

Le moment semble donc favorable pour rappeler quels sont actuellement ou quels étaient tout récemment les principaux centres d’études d'aérodynamique.

En France, ainsi que nous le disions dans un récent numéro, on ne peut guère citer que le laboratoire des recherches re rostation militaire et quelques parties du service d is du Conservatoire National des Arts et Métic ns parler des installations d’études de plusieurs. constructeurs-aviateurs, tels que les frères Voisin, Robert Esnault-Pelterie, Louis Blé- *iot, etc.

En Italie, la Brigata specialiste possède, avec un crédit important, un laboratoire de recherches aérôdynamiques remarquablement outillé.

Les parcs d'aérostation militaire des différents autres pays ont sans doute des services du même genre plus ou moins développés, mais sur lesquels on n’a guère donné de renseignements jusqu'à présent.

On peut encore mentionner quelques laboratoires privés importants, ceux du professeur Zahm, de von Loessl,

en Autriche, et encore le laboraloire de Langley, sans doute peu actif ou fermé depuis la mort de son fondateur et où l'illustre savant, avec la subvention du ministère de la Guerre américain, préluda par ses admirables recherches théoriques à ses célèbres expériences.

C'est toutefois en Russie, que nous trouvons l'effort le plus considérable et le plus intéressant tenté dans cette voie. L'Institut aérodynamique de Koutchino achevé en 1904 reste jusqu'à ce jour une installation unique, qui pourrait être utilement étudiée lorsqu'il s'agira d'en créer une analogue en France. On nous permettra d'en rappeler brièvement ici les principaux éléments.

L'Institut aérodynamique est l’œuvre d’un Mécène qui est, en même temps, un savant, M. D. Riabouchinsky, de Moscou, dont le frère, qui s'intéresse également aux questions d'aéro-locomotion, est depuis plusieurs années membre de l’Aéro-Club de France.

L'établissement a été installé à 17 verstes de Moscou, près de la station de Koutchino, sur la ligne de Moscou à Nijni-Novgorod, dans une propriété de M. D. Riabouchinsky. La construction, commencée le 1‘ juillet 1904. a été achevée au cours de l'automne de 1904. Elle comporte comme principaux bâtiments ure confortable maison d'habitation pour le haut personnel de l'Institut, une autre pour les ouvriers, un bâtiment principal neuf à 2 étages flanqué d'une {our d'angle à 5 éfages rez-dechaussée compris, un bâtiment pour.les machines et divers autres petits bâtiments annexes.

Le bâtiment principal (voir photo) comprend'une vaste salle de 13 mètres de large, 5 mètres de long, ‘8m. 5 de haut, une tour carrée ajourée de .6 m. 5 de côté et 20 mètres de haut : un atelier de petite mécanique de précision, un grand atelier mécanique avec établis pour le travail des grosses pièces. Au premier étage, on trouve un atelier de menuiserie comprenant 2 pièces,

l’Aérophile du 1° Mai 1909 III

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