SALLE D'EXPOSITION
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AUTOROPESS
leur Simplicité leur FRobustesse eur Élégance
DÉTIENNENT
UNE SUPRÉMATIE INCONTESTABLE
Usines à Puteaux (Seine) Catalogue illustré sur demande.
futée par le capitaine Hayot (11 el par nous (2), comme conduisant au mouvement perpétuel; est-il besoin de rappeler que, si cette hypothèse était vraie, la surface en question, une fois lancée en air calme, pourrait
continuer indéfiniment son mouvement sans interven- -
tion d’aucune source d'énergie, ce qui est absurde ?
Certains ont remplacé le inot aspiration du vent, par contre-résislance ou résistance négative. Ce changement de nom ne fait pas disparaître l'impossibilité mécanique.
Les rafales artificielles. — De toutes les théories du vol à voile, celle-ci est peut-être celle qui a le plus de partisans, bien qu'elle soit aussi anti-mécanique que les deux précédentes, et que M. Rodolphe Soreau en ait fait justice en termes très clairs, il y a treize ans (3).
Rappelons d’abord ce principe, si souvent méconnu : un vent horizontal de vitesse uniforme ne peut pas être une source d'énergie pour l'oiseau, puisque ce vent n'existe que relativement à la terre à laquelle l'oiseau n'est relié par rien; l'oiseau, libre dans l'air, est entrainé dans le mouvement général de l'atmosphère, et ce mouvement, auquel il participe, ne peut exercer sur lui aucun effet.
Pour l'oiseau, le vent horizontal uniforme est équivalent à l’air calme, et seule la vue de la terre lui permet de faire une distinction entre ces deux cas.
Ainsi le vent horizontal et régulier ne peut, pas plus que l'air calme, fournir d'énergie à l'oiseau ; si donc l'oiseau n’en fournit pas lui-même, quelles que soient d’ailleurs l'habileté et l’ingéniosité de ses manœuvres, il ne pourra pas créer de l'énergie avec rien, et son mouvement ne pourra pas être durable.
Il n’en serait pas de même si le vent était variable, car dans ses variations de vitesse il y aurait une source d'énergie.
La théorie des rafales artificielles ou des rafales relalives, imaginée par d’Esterno (4) en 1864, suppose que l'oiseau, par certaines manœuvres, sans dépense de travail, change de vitesse par rapport à l’air, et utilise ensuite ces variations de vitesse pour remonter plus haut que son point de départ.
D’Esterno, Davidson (5), Mouillard (6), Basté (7), Bretonnière (8), Marey (9), et bien d'autres, admettent que 1e vol en orbes, souvent pratiqué par les voiliers, a précisément pour but d'obtenir une vitesse plus grande en allant contre le vent, et plus petite en allant dans le sens du vent.
D'Esterno, Bretonnière, attribuent le même but aux Zig-zags qu'on remarque également dans le vol des voiliers ; Drzewiecki (10) suppose que l'oiseau fait une série de passades en ligne droite, se laissant descendre puis remontant par la vitesse acquise plus haut que son point de départ ; Basté parle de passades analogues sur place en vol stationnaire ; et tout cela en air calme ou par vent régulier.
Ni ces artifices, ni aucun de ceux qu'on pourrait encore imaginer, ne peuvent créer de l'énergie si aucune source n'en produit. Aussi n'y a-t-il pas lieu de s'altarder à discuter ces diverses hypothèses.
Mais nous avons hâte de quitter le mouvement perpétuel, et d'en venir aux théories sérieuses.