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AV O

Fig. 49. — Schéma de l'aéroplane théorique.

la réaction de l'air, à peu près au même titre que la composante retardatrice f — OF dans l’aéroplane théorique (fig. 19).

Or on sait que la composante / est proportionnelle au poids P :

fn= 0 Pig:

Elle ne diminue donc pas d'importance quand la masse augmente ; elle ne diminuerait que si l’on diminuait l'angle d'attaque, c’est-à-dire si on augmentait la vitesse. Or on a vu que les meilleurs voiliers sont les voiliers lents.

pulsion et en même temps que la propulsion ; de sorte que son cycle n’a qu’un temps, propulsif et sustentateur à la fois (1).

L'épure appartient à la géométrie à trois dimensions (fig. 20). Pour la comprendre facilement, il faut la rapprocher de la figure 17.

L'oiseau se dirige toujours suivant OE et reçoit le vent relatif oblique D; O.

Nous allons chercher à déterminer l'orientation du plan des ailes de manière que la réaction OR, de l'air soit à la fois propulsive et sustentatrice. Soit à l'angle d'attaque, c’est-à-dire l’angle que fait le plan alaire avec la direction du vent relatif D,0.

Le plan alaire sera tangent à un cône d'angle à ayant pour axe D O. La réaction OR; de l'air sera sur le cône MON d'angle = — i.

Nous supposons (c'est une condition nécessaire du problème) que l'angle a du vent relaüf avec OE est plus grand que i, de sorte que le bord ON du cône MON se projette au-dessus de OY.

Prenons dans l'angle NOY, c’est-à-dire au-dessus de OY, un point R, du cône.

Nous savons que l'oiseau peut orienter ses ailes de manière que la réagtion soit dirigée suivant OR.

Construisons les trois composantes de OR.

La composante OA, est propulsive, puisque R, est audessus de OY.

La composante latérale est OB:i.

Enfin, il y a une troisième composante verticale O1” qu'on construit facilement en coupant le cône MON par le plan vertical FG passant par R,, et en rabattant le cercle ainsi obtenu. Cette composante OC’ est dirigée vers le haut, si l'on a soin dc prendre pour R, le point du cône MON situé au-dessus du plan horizontal passant par O (il y a, projeté au même point R,, un autre point du eône qui est situé en dessous de ce plan).

La composante O’C’ est donc sustentatrice. Si maintenant on suppose que la variation W, du vent change de sens, on construira l’épure syméfrique. La composante OA, restera propulsive ; la composante O’C’ restera sustentatrice : la composante de dérive OB, sera de sens contraire à OB, et aura pour effet de faire zigzaguer l'oiseau.

Résumons ce résultat dans un énoncé :

Sous l'influence de la variation de direction du vent, l'oiseau peut choisir l'orientation de ses aîles de manière que la réaction de l’air comporle : 1° une composante constamment propulsive ; 2° une composante constamment sustentalrice ; 3° une composante laltérale dite composante de dérive, dont l'effet reste négligeable à cause de son fréquent changement de sens.

Il reste à faire la discussion du problème, c’est-à-dire à chercher quelles sont les conditions nécessaires pour

Fig. 21, — Représentation en perspective de la théorie du vent louvoyant.

qu'il soit possible. Au moyen des relations connues entre la vitesse, la surface, l’angle d'attaque et la gran-

(1) Bien entendu, à chaque changement de sens de la variation du vent, il y a un point mort, comme dans une machine à vapeur à chaque extrémité de la course du piston.

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Fig. 29, — pure de la théorie du vent louvoyant. — Propulsion et sustentation simultanées par le vent relatif oblique.

deur de la réaction, on écrira que OA est égale à la résistance de pénétration, et que OC’ est égale au poids de l'oiseau. On cherchera pour quelle valeur minimum de W, le problème est possible. Nous donnerons cette discussion dans une autre étude; disons seulement qu'il suffit que W, soit de l’ordre de 1 à 3 mètres par seconde, ce qui est dans les choses tout à fait normales.

Il n’est pas facile de représenter la figure en perspective ; nous l'avons cependant essayé (fig. 21).

Cette figure nous fait saisir comment il est possible, contrairement à ce que pense M. Marcel Deprez, d’obtenir une réaction à la fois sustentatrice et propulsive, sans que le vent soit ascendant. Il suffit que le vent soit oblique. Le problème est alors possible grâce à l’existence d’une troisième composante latérale OB.

Telle est la théorie du vent louvoyant, que nous

croyons avoir été le premier à imaginer et à coordonner en un tout « qui se tient ».

Nous avons, pour prendre date, déposé à l'Académie des Sciences, sous pli cacheté, un résumé de cette théorie, à la date du ?$ septembre 1908 ; ce pli, reçu dans la séance du 5 octobre ainsi qu'il est mentionné aux Comptes Rendus, a été inscrit sous le n° 7387.

En même temps nous présentions à l'Académie une note exposant brièvement la question; cette note a été renvoyée à la Commission d’aéronautique, mais n’a pas été insérée aux Comptes Rendus.

Nous reconnaissons très volontiers que, de son côté, le commandant Thouveny, dans une étude publiée par l'Aérophile, le 15 mars 1909, a esquissé une théorie fondée sur le même principe que la nôtre, en même temps que plusieurs autres ; dans sa note du 28 décembre 1908 à l'Académie des Sciences, la théorie ne se dégageait pas

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encore. De toute manière, nous revendiquons la priorité. Nous pourrions également mentionner plusieurs conférences faites à Lille en octobre 1908, dans lcsquelles nous exposions la question.

Voilà donc une nouvelle explication, ajoutée à tant d’autres.

A quoi reconnaïtrons-nous la bonne théorie? A ce qu'elle fournira une explication des faits observés. Ce sera le critérium.

Nous allons montrer que tous les faits observés peuvent s'expliquer par la théorie du vent louvoyant.

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