L'AÉRO-CLUB ET LA LIGUE NATIONALE AÉRIENNE
Nous avons publié dans l’Aérophile du 1° juillet 1909, le rapport présenté par le Conseil d'administration de l’Aéro-Club, au sujet de ses pourparlers avec la Ligue. Voici, d’après le procès-verbal de la séance du Comité, un résumé de la discussion qui a précédé le vote de la publication du rapport. Nous avons dû attendre l’adoption de ce procès-verbal pour faire paraître l'extrait que voici:
M. Soreau approuve pleinemeni le rapport si parfaitement exact et si mesuré présenté par le Conseil d'administration. Il n’a pas dépendu des représentants de l'Aéro-Club de France que les négociations n'aient abouti, car il n'a cessé, comme son collègue, M. Léon Barthou, d'y apporter le plus large esprit de conciliation.
Après les témoignages de sympathie donnés à la Ligue pour son école de pilotes, malgré les critiques dont cette entreprise était l'objet, M. Soreau avait quelques raisons de croire que l'accord était décidé. Aussi a-t-il été très surpris lorsqu'on nous a tardivement opposé une décision du Comité directeur de la Ligue, saisi le 8 juin d’un projet d'accord remontant au mois de février.
Comme président de la Commission d’Aviation, chargée d'assurer et de contrôler l'observation des règlements, il déclare qu'il n'aurait pu accepter d’avoir à présenter des critiques ou des observations à un commissaire ne faisant pas partie de l’Aéro-Club de France.
M. Deutsch de la Meurthe déclare que comme viceprésident de la Ligue, il assistait à la séance du Comité directeur. Il s'est offert pour tächer d'arriver à une entente entre les deux groupements. Il n’a pas manqué de soutenir l'utilité d’un accord avec l'Aéro-Club, mais il a été obligé de quitter la séance avant le vote. Il regrette qu'une entente n'ait pas été possible, d’abord en raison de la longueur des négociations, ensuite pour ce motif que les deux Sociétés poursuivent un but différent. Il rappelle qu’il n'a donné son adhésion à la Ligue lors de sa création, qu'à la condition, écrivait-il à son fondateur « que la Ligue restera en grandissant «en parfaite communion de vues avec l'Aéro-Club « dont je m'honore d'être l’un des fondateurs et qui est « en définitive l'initiateur du grand mouvement aérien «auquel nous assistons. »
M. Deutsch de la Meurthe estime que, pour l’organi-