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DUTHEIL, R. CHALMERS & C

61 et 83, Abenve d'Italie = PARIS

sation et le contrôle des prix, l’Aéro-Club qui a depuis longtemps fail ses preuves, était absolument qualifié. La Ligue, dont le but est de recueillir des prix et des dons pour encourager les progrès de l'aéronautique, devrait laisser à l’Aéro-Club le soin de la réglementation sportive et accepter les propositions de l’Aéro-Club pour lequel, déclare M. Deutsch de la Meurthe en terminant, il aura toujours la plus profonde sympathie et dont la prospérité lui est profondément chère.

Le capitaine Ferber qui, comme instructeur des élèves aviateurs de la Ligue Aérienne, se trouve directement visé par plusieurs passages du rapport, proteste énergiquement. : ;

1° En ce qui concerne l'éducation des pilotes. il est d'un avis diamétralement opposé. Sans doute, il n’est pas possible de faire l'instruction de 500 élèves ; mais, lorsque le poste d’instructeur lui a été confié, les membres du Comité lui ont assuré qu'ils lui donneraient quilus s’il en formait au moins cinq et dans son esprit, il pense en former davantage. Ces jeunes gens qui sont recrutés dans toutes les classes de la société, trouveront des places d'aviateurs chez des sportsmen où s'offriront des appareils, suivant leur état de fortune. Ainsi. l'expérience servira à la fois à faire trouver des emplois et à développer l'industrie, ce qui justifie le concours de l'Etat. ; É

8° En ce qui concerne le prêt de l'appareil aux aviateurs, l'expression est fausse, car il n'est pas prêté. L'appareil court. piloté par un aviateur et remporte des prix qui profitent à la Caisse de la Commission. D'ailleurs, les aviateurs les plus anciennement formés céderont pneu à peu la place aux plus jeunes. £

3° En ce qui concerne l’emploi de l'appareil au milieu d’un spectacle payant — cela importe peu — ce spectacle ne profite malheureusement pas à la caisse de la Commission. mais, du moins, la décharge des frais qu’elle aurait à payer pour la garde de la piste, comme cela se passerait par exemple à Issy-les-Moulineaux (32 fr. 50 par jour).

M. Léon Barthou déclare qu'il est résolu à ne plus se charger de continuer une œuvre aussi vaine que celle qu’il a entreprise au mois de février dernier dans l’intérêt de la locomotion aérienne et dont le rapport du Conseil d'administration de l’Aéro-Club mentionne, avec le plus Scrupuleux souci d’exactitude, comme sans passion. les phases essentielles. Il n’v a pas Cénflit entre les deux groupements : il y a cessation de pourparlers sur un point précis : le projet d’accor4 relatif à l’organisation sportive des prix de la Ligue. organisation qu'elle confiait en principe à l’Aéro-Cluh, mais en stipulant des conditions qui ne pouvaient pas être admises. C'est des textes proposés par les deux groupements que le Comité de la Ligue devait être exclusivement saisi. On lui a fait partauparavant. d’une correspondance qui n'avait rien à voir avec les textes officiels, cette correspondance n'intéressant que deux personnalités dont. l’une, d’ailleurs. n’assistait pas à la lecfure qui a été faite. Les lettres échangées entre MM. Ouinton et Besancon ne regardaient qu'eux seuls. l'incident d'ordre personnel qu’elles avaient provoqué étant clos bien avant la séance du Comité directeur de la Ligue.

Sur le fond même du débat. M. Léon Barthou ne peut que s’en tenir an rapport du Conseil d’administration de l’Aéro-Club de France. mais il est à la dispnsilion du Comité pour lui fournir tous renseignements utiles. Aussi répondra-t-il tout d'abord à M. Ferher. en ce qui conferne seulement l’Aéra-Clnb, sur le passage du rapnort relatif à l’école des pilotes de la Ligue. Ce n’est pas au lendemain de la cessation des pourparlers oui font l’obiet de la discussion que l'utilité de l’école des pilotes de la Ligue a é6t6 discutée par M. Soreau et par lui. mais dès le mois de février. Au surplus, le rapport déclare qu’il convient d'attendre les résultats de l'expérience qui se poursuit. mais ce rapport signale un fait qui ne meut pas laisser indifférents ceux qui suhventionnent l'école des nilotes et, l’'Aéra-Cluh y contribue nour 10.000 francs. Il s'agit de l'emploi des apnareils. Il n’est nas douteux qu'ils sont destinés aux élèves et non à des avialeurs. participant en vue d’un prix. à un spectacle payant. Si. comme cela est arrivé au cours d'un pareil spectacle, le 13 juin. à Juvisv. l’aéroplane est détérioré, qui en subit les conséquences? JIncontestablement, les élèves, privés pour un certain temps

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d'un appareil qui leur est destiné et qui est payé sur les fonds de l'Etat. A ce point de vue, il importe peu que les aviateurs dont il est question, abandonnent leurs prix à la Ligue.

M. Léon Barthou ajoute que ce n’est pas le moment et l'endroit de discuter si les sacrifices consentis par l'Etat seront justifiés parce que cinq élèves auront été formés à la fin de l’année. Il ne comprend pas que M. Ferber puisse dire que l'expérience de l’école des pilotes servira, en formant des aviateurs, à leur trouver des emplois. Lesquels ? En admettant que ce soit exact, on pourrait se demander pourquoi l'Etat ne subventionne pas les écoles de chauffeurs d'automobiles. engins de locomotion autrement pratiques, à l'heure présente, que les aéroplanes. Et à qui fera-t-on croire qu'il y ait, de longtemps, « des places d’aviateur chez les sportsjen » pour employer les expressions du capitaine Fer-

er.

En terminant, M. Léon Barthou fait remarquer que le rapport du Conseil d'administration, dans la partie qui a motivé l'intervention de M. Ferber, ne nomme pas ce dernier. La personnalité de l’aviateur, quel qu’il soit, ne regarde pas l’Aéro-Club qui doit uniquement se préoccuper du fait discuté.

Enfin, M. Léon Barthou déclare qu'il ne se dégage à ses veux de l'affaire soumise au Comité que deux conclusions :

1° Les pourparlers avec la Ligue sont terminés :

2° Chacun des deux groupements recouvre sa comnlète indépendance. En ce qui concerne ce dernier point il ne peut, comme président de la séance, que demander, anrès l'adoption du rapport, de passer à l’ordre du jour. Chaque membre du Club agira ensuite, à son point de vue personnel, comme il l’entendra.

MM. Paul Rousseau et le comte de Chardonnet présentent au sujet d’un passage du rapport. des observations auxquelles M. Léon Barthou donne satisfaction : ce passage ne lui paraissant pas nécessaire, il ne sera pas maintenu.

Le rapport du Conseil d'administration est mis aux voix et adopté.

COMMISSION DES BALLONS SPHÉRIQUES nu 22 Juin 1909

Présents : MM. Tehlane. le comte H. de La Vaulx, Léon Barthou, Emile Duhonnet, Jacaues Faure. Louis Blériol, le comte de Castillon de Saint-Victor. Paul Tissandier, le marquis Edgard de Kergariou. Ernest Zens, Georges Dubhais-Le Cour. Maurice Mallet, Carton, A. Schelcher, Albert Omer-Decugis.

Exposition de Francfort. — Sur l'offre faite par le Comité d'organisation de l’Exposilion Aéronautique de Francfort. de réserver une journée francaise, la Commission des Ballons sphériques a décidé de faire un Concours d'atterrissage avec « point désigné », pour les membres de l’Aéro-Cluh de France. le samedi 11 septembre. 11 v aura 12 ballons des 1", 2°, 3° et 4° ratégories, avec les prix suivants : 1" prix : 1.250 fr.: 2° prix : 600 fr.: 3° prix : 375 fr.: 4 prix : 250 fr.

Les inscriptions seront reçues au siège de l’Aéro-Cluh de France.

Remerciements. — Des rÔmerciements et des félicitations sont votés à l'Aéro-Cluh du Sud-Ouest, à l’occasion des fêtes des 19 et 20 juin, à Bordeaux.

Demande de modification à un règlement. — M. Leblanc demande s’il ne pourrait pas être aïouté au règlement de la Coune Gordon-Bennett, l’oblication nour les pilotes d’emporter un baromètre enregistreur lombé. Cette démarche, à faire auprès de la F. A. I., est renvoyée au Comité.

Eleclion de nouveaux membres. — Ont 6t6 nommés membres de la Commission : MM. Jean de Francia et Pierre Gasnier.

La séance est levée à 6 h. 45.

CoMiTÉ pu 1" sucer 1909 Présidence du comte Henry de La Vaulx.

Présents : MM. le comte Henry de La Vaulx. Léon Barthou, le comte de Castillon de Saint-Victor, Alfred

Leblanc, Victor Tatin, le comte de Chardonnet, Paul Rousseau, Ernest Zens, Franck-S. Lahm. Aus. Nicolleau, Henry Kapférer, Ernest Barbotte, Rodolphe So-

reau, Albert Omer-Decugis, François Peyrey.

334 15 Juillet 1909

Félicitations. — Le Comité a adressé des félicitations, pour les dons généreux qu'ils viennent de faire à l'Université, à M. Deutsch de La Meurthe, président de la Commission des ballons dirigeables de l’Aé.-C.-F., et à M. Bazil Zaharoïlt.

Admissions. — Il a été procédé au ballottage et à l’admission de Georges Boissée, Hugo Cahen d’Anvers, Henri Faure, Théodore Messin, Pierre de Ratmanoff, Albert Seratzky, le colonel Levé, André Lemaire.

Brevet de pilote. — Le brevet de piloteaéronaute à été décerné à M. André Mautin.

Ajfilialion. — L'affiliation à l'Aéro-Club de France de

la Ligue Aéronautique de Bourgogne, à Dijon, a été acceptée.

DixER pu 1° JUILLET 1909

Le diner mensuel de l'Aéro-Club de France, à l'Auto-

mobile-Club, a eu lieu sous la présidence de M. Jules Armengaud jeune.

Il était entouré de MM. Victor Tatin, Alfred Leblanc, Maurice Mallet, Ernest Zens. Paul Zens, Thierry-Mieg, Georges Blanchet, Elienne Giraud, Victor forenc, Vlalnir Lorenc, A. Omer-Decugis, André Mautin, Antonino Mélandri, Regnard, André Pupier, le capitaine ‘arber, Grünhold, Henry Gon, Hüe, Imbrecq, Caron, René Gasnicr, Laborie, Marcel Armengaud, Blau, Bourdariat, A. Noël, Duvau, Fauber, Pierron, Paul Delaporte, Georges Bauer, elc.

Le

Présidence de M. Rodolphe Soreau.

Présents : MM. A. Soreau, Gulfroy, le commandant Bouttieaux, Robert Esnault-Pelterie, E. Zens, le capitaine Ferber, A. Goupy.

Code de la Route. — La Commission a étudié un.code de la route et un projet de signaux.

Le Prix Jean Larivière. — La Commission charge M. Guffroy d'établir un rapport sur l'attribution des prix Jean Larivière et Robert Balsan.

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