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L: règlement du concours d'automne est lu et adopté

Coupe aéroslatique Gordon-Bennell 1909. — M. de Castillon de Saint-Victor, délégué de la C. S. de l'A6.- C. F,, comrnissaire sportif à la Coupe G.-B., à Zurich, rend compte des divers incidents qui ont relardé jusqu'à ce jour l'homologation du classement (ans cette épreuve,

526 15 Novembre 1909

Le Banquet « de Lambert »

L'Aéro-Club de France fétait, le 4 novembre, le héros de la Traversée de Paris, le comte Charles de Lambert, en un banquet servi au Palais d'Orsay. De nombreux membres de l'Aéro-Club et toutes les personnalités du monde aéronautique, s’y trouvaient réunis.

. Voici, d'ailleurs, quelques noms relevés dans l'assisance :

Le président de l'Aéro-Club &@e France, M. Caillelet, présidait le banquet.

A sa droite, avaient pris place : Mme la comtesse de Lambert, MM. Louis Barthou, mimsire de la Justice ; Marlio. directeur du cabinet technique du Mimistre des Travaux publics : le général Dalstein, de La Vaulx, Dussaud, Letham, Esnault-Pelterie. Soreau, G. Besançon, Leblanc, Tatin, Archdeacon, Hart O’ Berg, Paul Tissandier, R. Gasnier, Thé&rel, Bouton

A sa gauche : MM. le comte de Lambert, d'Estournelles de Constant, H. Depasse, Deutsch de la Meurthe, R. Grosdidier. Caron, Léon Barthou, Dausset., Richet, le cemmandant Renard, d2 Tuile, de Castillon de Saint- Victor, Baraloux, Surcouf, Lazare Weiller, Paul Rousseau le dosteur Guglielminelh, Georges Dubois, G. Le

run.

Aux autres tables : MM. de Kergariou, Dupier, Juchmès, André Noël, Mix, Mallet, Weissmann, Marx, les membres de la Presse, elec.

Pendant le banquet, très remarquablement servi, la musique du 102 régiment d'infanterie, sous la direetion de son chef, M. E. Michel, fit entendre quelques excellents morceaux fort applaudis.

Au champagne, lorsque l'heure des toasts est venue, M. L Caillelet, en quelques phrases émues, retrace ia carrière sportive du comte de Lambert terminant par une péroraison vibrante :

« Je bois à l'homme qui, le premier, osa voler audessus de Paris ; je bois à notre vaillant collègue, le comte de Lambert et à sa digne compagne, »

M. Marlio, qui représente le ministre des Travaux public, dit comment M. Louis Barthou ratlasha la loromotion aérienne au ministère des Travaux publics.

« Foile audace, déclara-t-on alors. la locomotion aérienne n'élait point encore née! Mais bientôt un aéroplane franchissait la Manche; bientôt, un autre aéroplane volait sur Paris! Gloire au comle de Lambert qui a réussi cet exploit. »

Puis le président du groupe sénatorial de la locomotion aérienne, M. d'Estournelles de Constant, apporte au héros de la Traversée de Paris en aéroplane. l'hommage des membres du Parlement, aussi bien des dépués que des sénateurs. Témoin de « la lente et méthodique initiation du premier élève de Wright », il applaudit celui qui sut égaler le maitre,

« Je suis de ceux qui croient que M. de Lambert a été stimulé dans ses dangereuses entreprises par sa courageuse compagne, termine-t-il, vous avez partagé la gloire de votre mari, Madame, or, parlager une gloire, c’est la doubler ; je bois à Madame de Lambert. »

« Au nom de la Ville de Paris, qui s’est trouvée dominée un jour par un grand oiseau que montait l’audacieux aviateur que nous fêlons ce soir », le président du RARE municipal de Paris, M. Caron, boit à de Lam-

ert.

M. Louis Barthou, qui est venu, « ion point en ministre la Justice, mais en membre de l'Aéro-Cilub de France », se lève alors et des murmures de sympathie accueillent le délicat oraleur. 11 salue respeclueusement le président de l'A6.-C F., M. Cailletet, félicite M. de La Vaulx, lun des parhisans du « plus léger que l'air », qui vient de réussir. en Belgique, de magnifiques voyages en dirigeable, et M. Hubert Latham, qui, en volant au-dessus de Berlin, a exécuté, lui aussi, une si belle performance. Enfin, abrigeant son discours, « parce que la modestie de M. 42 Lambert s'effarouche, parce que M. de Lambert assiste à l'hommage qui lui est rendu comme à son exécution », M. Louis Barthou lève son verrre au héros de la Traversée de Paris. S'il n'a pas le plaisir d'annoncer une nomination à la légion d'honreur, retardée encore par quelques simples formalilés. le ministre de la Justire est heureux. du moins, de déclarer, aux aplaudissements de toute l’assistan’e, que M. de Lambert, non point seulement pour son acte de magnifique audace, mais pour Loute une vie d'activité

et de labeur, M. de Lambert aura bientôt le ruban Iouge.

N'apportant qu'une promesse formelle au héros de la fête, le mimstre de la Justice s'excuse spiritu-llement d'agir de même à l'égard de trois autres sociétaires à qui seront jrochainement accordées des distinctions mérilées.

Mais comme membre de l’Aéro-Club de France « qui n'a point à compter avec les mêmes formahtés que le gouvernement », M. Louis Barthou remet à M. de Lambert, d'abord une médaille d'or « en souvenir de sa participation à Ja journée de l’Aéro-Ciub de France à Port- Aviation », puis la grande médaille d'or de l’Aéro-Club de France, yortant cette simple, mais glorieuse inscripüon :

« Au comte Charles de Lambert, en commémoration de son glorieux voyage de Savigny-sur-Orge à Paris et retour. »

La Marseillaise retentit alors, que tous les assistants, debcut, écoutent resrectueusement, puis le héros de la fête, le comle de Lambert, se lève à son tour et, d'une voix que vient troubler une émotion qu’il n’essaie point de dissimuler, prononce les paroles suivantes :

« Monsieur le Président, « Mesdames, « Messieurs, >

« Je ne vous élonnerai pas en vous avouant très simplement le grand embarras que j'éprouve à répondre à tant de témoignages d'estime et de sympathie.

« Pour vous dire toute Ja vérité, ma joie serait complète si je pouvais me dispenser de vous répondre et je me demande très sincèrement s'il ne m'est pas plus difficile de faire un discours que de passer au-dessus de la Tcur Eiffel.

« Je m'en voudrais cependant de garder le silence et vous me permettrez de vous remercier en quelques mots en mon nom et au nom de Nine de Lambert que vous avez eu la délicat: pensée d’assccier à celte fête.

« Nous garderons comme un précieux souvenir la belle médaille d'or que vous voulez bien me décerner, elle nous rappeilera mon premier voyage à Paris. mais plus encore peut-être le grand hemmage que vous m'avez fail en lui atirisuant une importance qui dépasse, je le crains, men mérite.

« Je suis partienliérement sensible à la présence si

bienveillante de M. le ministre.

« On a bien raison de dire qu'il n'y a pas de fête sans lendemain. Le lendemain de mon premier voyage à Paris en aéroplane m'aura causé plus &émotion que le voyage lui-même, et je serais profondément confus de l'enthousiasme que vous voulez bien me manifester, si je n'y trouvais l'occasion de remercier à mon tour tous ceux qui ont des titres à mon admiration et à ma reconnaissance.

« Votre belle manifestation dépasse ma modeste personnalité, elle célèbre le lrion:phe de l'aviation et non pas celui d'un aviateur. Aussi je puis en partager sans réserve toute la joie, et tout: la fierté d'abord, avec mes camarades, avec ceux qui ont été comme moi à la peine, mais qui seront demain à l'honneur. C’est une occasion aussi d'évoquer fidèlement le seuvenir inoubliable de ceux d'entre eux qui ne sont plus et qui, victimes de leur dévouement et de leur courage, ont droït bien jus encore que les vivants à nolre respectueuse admiration, (Applaudissements répétés.)

« Enfin, Messieurs, vous me comprendrez si ma pensée reporte le principal mérite de ce que j'ai pu faire à mon Maire, à celui qui, le premier, m'a initié au maniement de l’aéroplane et m'a permis de prendre -à ses côtés d'abord, puis seul à mon tour, mon vol dans l'espace, à Wilbur Wright, si chaleureusement accueilli par les populations françaises lors de ses premières expériences au camp d'Auvours, l'année dernière.

« C'est en son rom messieurs, et au mien, Comme au nom de Mme de Lambert, que je lève mon verre pour vous remercier encore une fois el souhaiter à l'Aéro-Club un long avenir de brillants succès. »

Le comte de Lambert a été interrompu à plusieurs reprises par les applaudissements, et les bravos retentissent à nouveau jiorsque la musique militaire entonne lh\Ymme russe.

Enfin, avant que les assistants ne se séparent, cinémalographe Gaumont fait revivre sur l'écran les émotionnantes envolées de Latham, Blériot et de Lanibert

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l'Aérophile du 15 Novembre 1909 Fe XVI]

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L'HÉLICE INTÉGRALE" | | (Brevetée S G.D.G. et Mn do SEMAINE DE REIMS Surles BLÉRIOT-£ de vitesse : 97 lil. à l'heure Traversée de la Manche) AÉROPLANES FARMAN PREMIER GRAND PRIX DE CHAMPAGNE 190 ki. en 3 k. 16

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