‹ L'Aérophile (volume 3)Chapitre 644 sur 698 · EE · texte numérisé non relu

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milieu de nos grands maïîtres en aéronautique, fe connaissais depuis lorgtemps la parfaite sécurité du ballon sphérique ; et c’est avec un réel bonheur, une vive curiosité el une tranquillité parfaite que je montais en nacelle avec mon pilote, Mme Surcouf.

« La terre s’efface doucement ; le ciel s’élargit pour nous faire place ; en route pour le pays des dieux...

« Une grande douceur m'envahit ; notre nacelle semble gisser sur l’immensité bleue ; un silence religieux nous entoure; je me sens toute émue el recueillie ; l'âme s'élève et s’abandonne à une muette et déliceuse contemplation.

« Voilà le:grand et incomparable charme que j'ai ressenti lors de mon premier voyage aérien, el que je ressens toujours à chaque nouvelle ascension.

« Absissons maintenant nos regards jusque sur la

Mi Marie Tissot

lorre : la coquette semble s'être revétue de ses plus belies parures, pour nous reprocher de l'avoir abandonnée. Vous lui trouvez, en effet, une perfection et une harmcGnie que vous ne lui connaissez pas. s

« Puis, ma gracieuse pilote m'initie à la conduite äu ballon; j'apprends à suivre la carte: je consulte notre bäromètre et cherche avec un vif intérêt les caus:s qui viennent nuire à l'équiiibre de notre aérostat, équilibre que j'apprends bientôt à rétablir.

« Enfin, et malheureusement, ce sont les délicates manœuvres de l'atterrissage, exécutées par mon pilote avec un calme, une méthode el une sûreté de main parfaits.

« Non grand désir est de devenir pilote à mon tour ; je travaille avec passion pour en obtenir le brevet, et \ime Surcouf, mon professeur, a confiance dans mon succès.

« Je veux être rapidement une bonne pilote pour notre chère « Stella », el avoir le bonheur, comme notre présidente, lors de notre grande fête d'été, d'emmener a mon bord quelques-unes de mes gracieuses collègues dans le royaume divin des airs.

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