MAURICE
INGÉNIEUR-AËRONAUTE, x, & [, #4
Vice-Président de la Chambre Syndicale des Industries Aéronautiques.
Les plus Hautes Récompenses aux Expasitions
Hors Concours — Membre du Jury
10, Route du Havre, à PUT EAUX (Seine)
PRÈS LA DÉFENSE DE COURBEVOIE
Téléphone : 436-PUTEAUX
RER 17° Année.- Ne 24 15 Décembre 1909
SOMMAIRE : Les Aéroplanes à Pau. — Hubert Latham s'idjrge le record officiel d': hautenr. — Les biplins Jen i Farman au cemp de Chälon<. — Les ‘plans Vois n au camp de Chälons. — [Les avia-
Revue teehnique et pratique teurs à Issy-les-Moulincaux, elc.. — Uhule mortelle de l'a\iateur f Feroan ez. — Mauric: Farman sole d- Buc à Char'res. — La ades loeomotions aériennes lricution des hélices nériennes (Philo<). — Conseils praliques de SRE Photo-Topographie aérienne, 3° et d'ruière partie (Capitaine Sacco- Directeur Fondateur : GrorGEs BESANÇON ne). — Banruet ollert à Louis Paulhan par l'Asronautique-Club de Ses France. — Tables annuelles. — Table alpha étique. — Table par ABONNEMENTS ANNUELS auleu"s, — Table des gravures. — Aéronautique-Club de France. — (Au gré de l'abonné, du 1+r janvier ou du mois de la souscription) ‘ Stella ” Aéro-Club Féminin.
Saus frais dans tous les bureaux de poste : 206e liste, 16 août 1908 FranceretAlUErIe PE Ce 0. UN AN: EUESE Tr:
Colonies et Étranger A PR EE IN ANT te fr. SOMMAIRE DU BULLETIN OFFICIEL DE L'AERO-CLUB DE FRANCE : Convocations. — Comité de d rection du 4 novembre 1909.
RÉDACTION & ADMINISTRATION L — Comilé de direction du 18 novembre 1909. — Diner annuel du
63, Avenue des Champs-Élysées, PARIS (Ville). — Téléphone 666-21. 2 décembre 1909. — Ascensions au Parc de l’Aéro-Ciub de France.
Mort de l'Aviateur Fernandez
En médaillon, l'aviateur Fernandez tué accidentellement à l’aérodrome d'Antibes, le 6 d cembre 1909 (Cliche Rol). F En haut, le biplan Fernandez brisé, après la chute (Photo Enerpé, Nice), — En bas, le biplan Fernandez à l'Exposition d'Aéronautique (Photo Branger). (V, page 557, compte rendu de l'accident),
L'’aviation à Pau
Inauguré par Wilbur Wright qui y termina au début de 190$ l'éducation de ses deux premiers élèves, le comte de Lambert et Paul Tissandier, l'aérodrome de Pont- Long près de Pau esl aujourd hui l’un des lerrains d’avialion les plus célèbres du monde. C'est aussi l’un des mieux applopriés à Sa destinalion : il esl spacieux, dépourvu d'oustacle, situé près d’une ville importante fertile en ressources de toute sorte; entin, il benéiicie d'un régime chinalérique exceptionnellenient lavurable. caractérisé par la douceur de la tempéralure el le calme de l’atmospnere. C’est assurément l'acrodrome d hiver idéal.
La municipalité paloise, avec une intelligence et un esprit d'initiative qu'on pourrail dunner en exemple et le Comité davialion de Pau, n'ont rien négligé pour achever de laire ue Pau le grand centre hivernal d'aviation. À côté des hangars el un peu au N.-E. du premier terrain de Wright, une nouvelle pisle de 4.00 m. de développement et de 10 m. de large, destinée aux appareils à roues, vient d'élre établie dans l'immense lante de Pont-Long. ‘lrois hangars neuls ont déjà été édiliés.
Ajoulons que le dirigeable £spaña poursuivra prochainement ses expériences à Pau. La Société Astra à qui est due la construction de ce Lrès beau ballon s'occupe en ce moment méêiue de faire remettre en elat le hangar à dirjygcaule qu'elle avail fail éuilier et qu’un ouragan endounnagea Lout récenunent. Pau sera donc station de dirigeables en mél lemps que centre duviaion. MA léan de Saint-Gilles et l'ingénieur Airault, surveillent en ce moment l'installation de la Société Astra.
Les expériences d'avialion ont d'ailleurs commencé et se poursuivent régulièrement à Punt-Long. Blériot inaugurail son école le 24 novembre avec un monoplan Lype Wra,crsée de la \janche. Son élève, Jacques Buisan sur un apparcil du même type lail deux tours de piste, soit 10 kilometres. Le vice-président de l'Aéro-Club de France qui [ut un des prumicrs clients de Blériot, commença seul son apprenliSSaie à 1ssy-les-Moulineaux et trouva une fois de plus, ses belles qualités sportives, nar lo rapidilé avec laquelle il arriva à conduire l'appareil et à virer dans l'élroit terrain d'Issy. Il continua Ses essais dans sa propriété de Chäleauroux. Il est aujourd hui absolument maitre de son appareil et je ne serais pas élonné de lui voir fournir une carricre d avia- {eur aussi brillante que sa carrière d'aéronaute.
Quant à Alfred Lablanc, qui fait fonction de premier .lote et supplée Blériot dans la direction de l'école, œuand le imailre s'absunte, il n'en est plus à faire ses preuves. 11 nous disuil. lui-même, récemment, quel excellent terrain d'entrainement constitue l'aér.drome béarnais, et combien le calme presque constant de l'atmosphère donne d’aisance el de facilité pour la formaion des débulants. Parmi ces derniers, on peut citer le motocycliste Grapperon, Barreteau, Mamet, et deux sportsmen hongrois, MM. Jules de lorogh et Ladislas de Nivy, etc.
Nous ne pouvons. on le conçoit, donner ici le détail journalier des essais de ces divers aviatcurs. Blériot vole à peu près quotidiennement, vérifiant la parfaite wnise au point des apparcils. Le 26 novembre, il arrivait. par voie aérienne. au hangar des appareils Wright, situé à G kilomètres du sien,et après avoir causé quelques minutes avec MM. P. Tissandier, Ernest Zens et Tharel, 1] rentrait par le même chemin à son acrodrome. Dans l'après-midi. il effectua diverses évolutions, bouclant des 8. rasani le sol et remontant sur une véritable trajectoire de montagnes russes, prouvant, en un mot, l'admirable maniabililé de son monoplan et sa parfaite virtuosité de pilote. Le 28 novomhre. il fait les essais dun monoplan. tvpe Blériol NIT. destiné à M. Graham White qui lui a donné le nom d'Aiaqle-Blanc. Le 29 novembre. il renouvelait par deux fais sa visite à l’aérodrome des Wright. puis montait l’Ainle-Blanr en compagnie du propriétaire, M. Graham While. Puis mon-
tant un monoplan, type Blériot XI, il s'élève à 1C0 mètres de haul, coupe l'allumuge et descend par un superbe vol plané.
Les débuls de l'école d'aviation des acroplanes Wright, retardés par une indisposition assez sérieuse de Paul Tissandier, auront lieu incessamment à Pont- Long.
Au camp de Châlons Les Monoplans “Antoinette” au Camp de Châlons
Tout en continuant la série de ses magnifiques performances, Hubert Latham a pris en mains la direclion de l'écoie d'aviation créée à Mourmelon (camp de Châlons\ par la Société Anloinelle. Etant données la qualité du maitre et la valeur de l'appareil on ne sera pas surpris que les disciples soient nombreux el que leurs progrès soient rap:des. Lalham commence par lus faire aonter avec lui pour leur donner l'habilude de l’atmosphère el de la vitesse, le coup d'œil et le sang-froid nénécessaires aux bons alterrissages, et leur bien montrer la man «uvre opportune des diverses commandts. Une de nos pholos monire comment s'installent dans l'élégante carène fuselée, le professeur et l'élrve ; mais ce qu'elle ne peul rendre, c’est l’aisance absolue avec laquelle le monoplan Antoinette enlève cette surcharge d’un passacer.
Le 22 novembre, le jour même où il accomplit cette originale performance de gagner en acroplane le rendez-vous de chasse où l’attendait le marquis de Polignac
Latham emmène Mlle Marvingt dans son monoplan Antoinette.
(V. Acrophile du 1” décembre), Hubert Latham avait successivement pris à son bord dans la matinée, 9 passagers : MAI. Wachter, Sands, Sommerset, Valton, le capitaine Burgeat, Brumhuler, Véziers, Mile Marvingt, qui veut devenir aussi bonne avialrice qu’elle s’est avérée brillante aéronaule, miss Lewilh. Ajoulons à ces noms ceux d'autres débutants entraînés par la même mélhode MM. Capel, Hauvelte, Kuller, qui a déjà réussi plusieurs vols seul sur l'appareil d'instruction, Lendpainter.
Hubert Latham bat le record de la hauteur. — Le 1 décembre Hubert Lalham accomplil une des plus impressionnantes performances qu'ail encore enregistrées l'aviation sportive, déjà féconde pourtant en magniliques prouesses.
Dans l'après-midi, à 2 h. 32, malgré les rafales qui balavaient le terrain, il prerait son vol. Le monoplan Anloinet!e. merveilleusement stable duns la b'urrasque, après avoir décrit deux superbes 8, montuit à 100, puis 200, 300. «OU mètres.
L’anémomètre indiquait à ce moment un vent de
l'Aérophile du 15 Décembre 1909
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