MM
Aimé (Emmanuel), secrétaire général de l’Aéro-Club.
Amy, publiciste.
Archdeacon (Ernest), vice-président de l'Aéro-Club.
Aubry, publiciste.
Bernard (Paul), député.
Bertrand, commandant, attaché à la section technique du génie.
Besançon (Georges), ingénieur aéronaute, directeur fondateur de l'Aérophile.
Boudenoot, député.
Brisson (Henri), sous-chef de section de la télégraphie militaire.
Cailletet, membre de l’Institut.
Chesnay, membre du comité de l’Aéro-Club.
Cornu, membre de l’Institut, ingénieur en chef des mines.
Dautheville, capitaine de l'état-major particulier du génie, officier d'ordonnance de M. le ministre de la guerre.
Decauville (Paul), sénateur.
Derouart, président de la Société colombophiie.
Espitalier, publiciste, ancien commandant d'aérostiers.
De Fonvielle (Wilfrid), publiciste.
Gautret (Fernand), député.
Giraud, membre du comité de l'Aéro-Club.
Godard (Eugène), constructeur aéronaute.
Godard (Louis), ingénieur aéronaute.
Le Gouz de Saint-Seine, lieutenant de vaisseau, ancien commandant du parc d'aérostation de Toulon.
Gouzy, député.
De Graffigny (Henry), ingénieur aéronaute.
Hervé, publiciste.
Hirschauer, commandant attaché à l'établissement central d'aérosattion militaire de Chalais-Meudon.
Janssen, membre de l'Institut, directeur de l'observatoire de Meudon, président de la Commission permanente d'aéronautique civile.
Lachambre, ingénieur aéronaute.
Lauriol, ingénieur des ponts et chaussées, capitaine territorial d'aérostiers.
Colonel Laussedat, membre de l'Institut, directeur du Conservatoire national des arts et métiers.
Lucipia, président du conseil municipal de Paris.
Malfroy, professeur au lycée Lakanal.
Mallet (Maurice), constructeur aéronaute.
Monis, sénateur.
Moreau, lieutenant-colonel au 5° régiment du génie. j
Pezet, capitaine au 1 régiment du génie, détaché à l'état-major particulier de l'arme (établissement central d’aérostation militaire de Chalais-Meudon).
Renard (Charles), lieutenant-colonel, directeur de l'établissement central d’aérostation militaire de Chalais-Meudon.
Renard (Paul), commandant, sous-directeur de l'établissement central d'aérostation militaire de Chalais-Meudon.
Saunière, président de l’Aéronautique-Club de France.
Sauret, président de l’ « Hirondelle ».
Serpette, capitaine de frégate, ancien commandant du pare d’aérostation de la marine de Lagoubran, près Toulon.
Sibillot (Charles), publiciste.
Surcouf (Edouard), ingénieur aéronaute.
Comte de la Vaulx (Henri), vice-président de l’Aéro-Club.
Veber, vice-président du Conseil municipal de Paris.
Vernanchet (Louis), trésorier de la societé française de navigation aérienne.
La section s'est réunie avenue Rapp, le samedi 6 mai, à 10h. 1/2 du matin, à l'effet de nommer son Bureau.
Ont été élus : président, M. Cailletet, membre de l'Institut; vice-présidents, MM. le lieutenant-colonel Ch. Renard, Paul Decauville, sénateur ; Cornu, membre de l’Institut; secrétaire, Edouard Surcouf, ingénieur aéronaute.
On voit que les concours vont entrer dans une période d'activité, et nous nous empresserons de faire apprécier leurs travaux par nos lecteurs.
ES NDE SP ANAEMES NE DENNAE NE MION,
RELATIFS À L'AÉRONAUTIQUE ET AUX SCIENCES QUI S'Y RATTACHENT DEMANDÉS EN FRANCE
Du 4 Novembre au 20 Décembre 1898 (1)
283.981. — 13 Décembre 1898. — Krahenbuhl : Système d’indicateur applicable aux instruments servant à mesurer le temps, les distances ou des quantités quelconques.
284.039. — 13 Décembre 1898. — Czarniakowski : Aérostat dirigeable basé sur la pression atmosphérique naturelle déséquilibrée par l'emploi de la force centrifuge.
284.142, — 20 Décembre 1898. — De Manresa : Nouveau système de navigation aérienne.
. (4) Communication de MM. Marillier et Robelet, Office international pour l’obtenos de brevets d'invention en France et à l'étranger, 42, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris.
Le Directeur Gérant : Georges BESANÇON.
Directeurs : GEORGES BESANÇON et WiLrrid DE FONVIELLE
7e Année — N° 6 Juin 1899
PORTRAITS D'AERONAUTES CONTEMPORAINS
M. Louis TRIBOULET
M. Louis Tribouletest né en 1841 à Colmar en Alsace, pendant un voyage qu'y fit sa famille à l'occasion de l'exécution du Cadastre dont son père avait été chargé. Par l'effet du hasard qui l'avait rendu alsacien, il dût opter en 1871 pour la nationalité française, mais il n’a rien du caractère de ses compatriotes de rencontre. Il est méridional d'esprit comme de complexion physique. Il s'attacha à la profession d'architecte qu'il exerce de la façon la plus brillante avec celle d'expert des compagnies d'assurances. On lui doit la construction du lycée de jeunes filles à Saumur, et un grand nombre de maisons importantes, appartenant surtout à la Compagnie d'assurances générales. C’est dans une de ces dernières, que la Société française de navigation aérienne dont il est secrétaire général, a établi ses bureaux 10, rue de la Pépinière.
M. Triboulet s'est toujours occupé de science et particulièrement d'optique, ce qui tient en partie à ce que Lorieux, opticien célèbre du milieu de ce siècle, appartenait à sa famille. Le prédécesseur de Lorieux n'était autre que Gambey, simple constructeur devenu membre de l'Institut.
C'est son goût pour la photographie, qui a inoculé le virus aéronautique à M. Triboulet
Associé de Dagron pour l'exploitation d’un brevet, il participa aux expériences que le célèbre inventeur de la photographie microscopique exécuta à bord du captif des Tuileries en 1876; dès lors il concçut l’idée de faire servir les aérostats à la triangulation des objets saillants existant à la surface du sol. Les expériences Dagron-Triboulet étaient exécutées avec le collodion sec albuminé, dit procédé Taupenot. La mesure des angles s'obtenait avec deux chambres noires. Les résultats furent encourageants.
M. Triboulet contribua à la fondation de l’Académie d'aérostation météorologique, laquelle atteignit rapidement un degré remarquable de prospérité, et obtint une médaille de bronze à l'exposition de 1889.
e ÿ Juin 1879, une ascension eut lieu à Arcueil-Cachan devant les autorités municipales et l'ambassade chinoise, après une conférence que je fis sur les avantages que l'aérostation offrait au point de vue scientifique.
Malgré l'état affreux de l'atmosphère, Jovis et Triboulct persistérent à à partir. Jovis avait le commandement du ballon et Triboulet était chargé des expériences photographiques. Jovis, qui était alors peu expérimenté faillit faire naufrage sur les tours Notre-Dame, et le ballon s'abattit sur les berges du petit bras de la Seine, sous les fenêtres de Triboulet.
L'expérience photographique exécutée dans des conditions si périlleuses avait réussi, Triboulet rapportait le premier cliché obtenu en ascension libre.
Un douanier prétendit avoir le droit de faire ouvrir le châssis qui tombait du ciel. Il fallut obéir à ce rustre, et tout s'effaca.. L'expérience fut recommencée dans une autre ascension que Jovis exécuta quelque temps après à Rouen avec M. Desmarets.. Ce dernier se servit des appareils, que lui confia M. Triboulet et qui étaient ceux de l'expérience du 9 juin.
M. Triboulet, encouragé par ce succès, fit exécuter un grand appareil panoramique, pour lequel lecorseil municipal lui a voté une subvention, et qui a donné les résultats les plus satisfaisants, malgré les vents les plus violents.
Le paysage complet s'obtient au moyen de six glaces comprenant chacune un angle de 60°. Présenté à un grand nombre de congrès, cet ingénieux appareil, au perfectionnement duquel l'inventeur travaille constamment, a partout excité une vive admiration et valu des récompenses à son auteur.
L'instrument est utilisable aussi bien avec des cerfs-volants qu'avec des ballons. Les objectifs peuvent être démasqués soit par un mouvement d'horlogeric, soit par ur ressort mis en action par la combustion d'une mèche, soit par un courant électrique circulant Ie long du câble de retenue.
Cet appareil figurera dans l'exposition collective de la Société française dont l'organisation a été confiée à M. Triboulet, et qui sera par conséquent fort intéressante, car il à donné plus d'une fois la preuve de son talent, à grouper dans une vitrine les objets exposés.
M. Triboulet est, de plus, vice-président de la Société de topographie de France, et secrétaire-général de la Commission permanente civile d'aéronautique présidée par M. Janssen.
Admirablement soutenu par les affections qui l'entourent, M. Triboulet peut, malgré la délicatesse de sa santé, s'acquitter sans peine des nombreuses fonctions dont il est chargé, parmi lesquelles la direction du journal l'Aéro-
naute n'est pas la moins assujettissante.
Wilfrid de FONVIELLE.
ENS TORIQUE
DES DIVERS PROJETS D'EXPLORATION AÉROSTATIQUE DU POLE NORD (1) (Surte)
En 1890, MM. Georges Besançon et Gustave Hermite, sans connaître les travaux de leurs devanciers, ont étudié à leur tour un projet dont nous allons exposer rapidement les grandes lignes. Ce projet a été publié dans l'///ustration du 1° novembre 1890 et l'Æcolier [lustre du 25 août 1892.
Le ballon, auquel MM. Besancon et Hermite avaient donné le nom de Szvel, devait avoir un volume de 15,000 m. 3. avec un diamètre de 30 mètres. La poche à air intérieure cevait avoir 3,000 m. 3.
Ce ballonnet intérieur, muni luimême de deux soupapes de sûreté automatiques, devait être en communication avec un ventilateur à grand débit actionné par un moteur électrique et mis en mouvement d'après les indications d'un manomètre extérieur.
Le Szvel (fig. 1) devait être muni de quatre ballonnets-pilotes pour l'étude des courants aériens et de seize ballonnets-réservoirs pour remplacer le gaz perdu qui, atta- Projet D Banc Menus) chés à la ceinture du grand ballon,
devaient être manœuvrés par un
treuilet dirigés sous la soupape de sûreté du grand aérostatoù le transvasement
(i) Voir l'Aérophile, n° 5, mai 1899.
devait s'effectuer. Des guideropes devaient maintenir le ballon à une distance à peu près constante du sol.
Nous voyons (fig. 2) la nacelle qui devait mesurer 3 m. 40 sur 5 m. 10 et être en osier et rotins avec ossature en acier. Elle devait être close et pontée, imperméable, avec les parois intérieures capitonnées pour maintenir une température convenable. Un petit calorifère à pétrole devait chauffer l'air quand le besoin s'en serait fait sentir.
Pour parer à toute éventualité, la nacelle devait être insubmersible et, comme celle de Sivel, munie de patins permettant un facile déplacement sur les glaces.
Cette nacelle devait contenir, outre les deux explorateurs et trois aides, huit chiens, un traîneau, un petit canot ‘insubmersible, des vivres pour un mois et une certaine quantité d'eau pouvant servir également de lest.
Voici la répartition des poids à emporter :
Cinq hommes et leurs
bavanes CR RS Cole Vivres pour 80 jours
(hommes et chiens) 2.500
CMENS RIRE AE 50
Ames eOutiIISRERE 250
Instruments d'obser- VATION ENS AR VARNE 350
Ballon. et ballonnet NNTÉTEE Eee 27100
HHIÉRENISOIC A EREEEE 600 Soupapes et cercles. 550 Nacelle arrimée, ca- NOTA NE AU treuils, moteur,etc. 2.500 Don IEEE ENERE 550
Guideropes, équilibro-directeurs..... 2.000 Lest (en partie pétrole, alcoolet eau).. 3.906
Fig.2. — Suspension et nacelle du Sirez # (Projet de ballon polaire Isesançon-Hermite) Total..... 16.456 kilog.
D HLISSENLTONr
La figure 3 représente la vue intérieure de la nacelle du S77e/ montrant, au milieu, la chambre d'équipage, à droite le laboratoire photographique et le magasin aux vivres, à gauche le logement des chiens.
Cet intéressant projet étudié et publié depuis 1890 attend encore sa réalisation.
Vient ensuite le projet d'Andrée publié en février 1895, et mis à exécu-
YJ
tion en 1897. Ce projet est trop connu des lecteurs de l'Aérophile pour que nous en donnions à nouveau la description. M. Nils Ekholm, l'ancien collaborateur d'Andrée a exposé, ici-même, les critiques autorisées de ce projet insuffisamment étudié.
I est regrettable que tous les hommes compétents n'aient pas élevé de légitimes protestations contre cette téméraire entreprise, que nous avons qualifiée de sublime folie (1), pour empêcher le départ d'Andrée tant que son expédition n'aurait pas offert toutes les garanties de sécurité voulue. Andrée
Fig. 3. — Coupe de la nacelle du ballon polaire Besancon-Hermite.
a été, en effet, d'une témérité inadmissible quand il s'est lancé dans l’espace, avec ses deux compagnons Fraenkel et Strindberg, en emportant la conviction qu'il aurait pu rester un mois en l'air, dans des régions désertes et exceptionnellement défavorables, alors qu'avec les mêmes moyens on n'avait jamais pu rester plus de 24 heures sans toucher terre.
Ainsi que l'avait conseillé M. Berthelot, il eût fallut faire auparavant des essais concluants sur le continent habité et ne se lancer dans l'inconnu que bien armé pour la lutte.
En négligeant de s’entourer de toutes les précautions voulues, Andrée allait inévitablement à sa perte et c'est là un suicide qui doit servir de leçon aux explorateurs de l'avenir qui devront suivre plutôt l'exemple de Nansen, lequel avait mûrement étudié son projet et attentivement préparé tous les éléments de son expédition.
(A suivre) G.-L. PESCE.
A) Revue scientifique du 19 septembre 1896.
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