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HOPITAL DE LA CHARITÉ

de cet établissemenl fut posée par la reine Marie de INIédicls, en i6i3 (fig. 47).

Depuis celte époque jusqu'à la Révolution, les l'rères de la Charité tirent d'importantes acquisitions pour agrandir leur hôpital; ils y construisirent de nouvelles salles, augmentant ainsi peu à peu le nombre des lits.

Les religieux de l'ordre Saint-Jean de Dieu, d'après leurs statuts, ne devaient soigner que des hommes.

En 172 I, par un arrêt qui consacrait leur établissement, il fut décidé qu'il leur serait adjoint un Maître en Chirurgie pour traiter, soigner et panser les malades. En 172Z1, il fut fait « expresse défense à tout rcliiïieux d'exercer l'art de chiruroie, ni d'en faire aucune opération dans leurs hôpitaux ». Mais en 1 760, un ordre du roi leur permettait de nouveau comme par le passé « d'exercer la chirurgie, mais en cas de nécessité seulement ». Ils n'avaient d'ailleurs guère cessé de la pratiquer, malgré tous les règlements.

Le nombre des lits vers cette époque était de 200 environ ; ils étaient destinés aux nommes et aux enfants dont les maladies ne devaient être ni contagieuses, ni vénériennes. A la Charité chaque malade avait en tout temps un lit séparé et les salles étaient larges et spacieuses (fig. 48). En été, on créait un service spécialement destiné aux calculeux c[ui y subissaient la taille. — La mortalité à la Charité était inférieure à celle des autres hôpitaux.

L'hôpital était situé entre la rue de Baronne où donnait une des entrées de l'Hôpital, la rue Saint- Benoît, la vue des Saints-Pères et la rue Jacob. Des autres entrées de l'hôpital, l'une donnait dans la rue des Saints-Pères, l'autre dans la rue Jacob. Cette dernière différait notablement de celle d'aujourd'hui et n'était qu'un passage placé plus à l'est que. le portail actuel.

A\ec la RcvoJulion commence l'histoire moderne de la Charilé : les frci-cs Sainl-Jean de Dieu quittent leur établissement qui prend pendant quelques années le nom d' « Hôpital de l'Unité ».

En 1790, l'hôpital contient 21C lits, dont 5i sont alimentés par les revenus de l'hôpital et i65 maintenus par des fondations particulières. A partir de cette époque, l'hôpital passe entre les mains de l'Assistance publicjue.

En 1802, le nombre des lits est porté à 3oo et on affecte 100 lits au traitement des femmes.

C'est vers cette même époc[ue que commence officiellement à la Charité l'enseignement complet de la Clinique, inauguré par Corvisart quatre années avant Desault qui fait son premier cours de clinique à riIôtel-Dieu en 1793. Les deux cours de clinique créés par Corvisart et Desault entrent en l'année VII dans le programme de l'Ecole nationale de Santé (la Faculté de Médecine de l'époque).

Parmi les médecins qu'a possédés la Charité pendant ce siècle, nous citeions Bouillaud qui y prolessa de 1882 à 1868, Velpeau de i835 à 1867, Piorry, Gerdy, Briquet, Trélat et Potain.

Quant aux bâtiments, des agrandissements et des constructions nouvelles ont été faits qui transformèrent peu à peu l'ancienne maison des Frères de Saint- Jean de Dieu (r).

(1) L'iiisllliilioii clos Frères de la Charilé ou des Frères de Saint-Jean do Dieu remonte à 1602, cjjoquc à laquelle Marie de Médicis fil venir do Florence 4 membres de cette congrégation italienne. Ils s'établirent quai Malaquais, puis en 1(106 à la cliapelle Sainl-I'èro cl linalemenl en iGi3, ils fondèrent riiôpilal de la Charité. I^es frères de la Charité huent à la fois gardes-malades et chirurgiens. Parmi eux, on peut citer Morel, George .Mareschal, Lapeyronie et le plus célèbre d'entre eu.\, frère Jacques, né en Bourgogne en iGôi, l'in-

HOPITAL COCHIN

Les bâtiments de l'hôpital ne présentent rien d'intéressant pour le médecin. Ils sont, pour la plupart, très mal aménagés. Au point de vue artistique, nous signalerons des portraits qui se trouvent dans le cabinet du directeur et celui de l'économe, et particulièrement les peintures murales qui ornent le vestiaire des médecins et la salle de garde des internes en médecine.

Actuellement, l'hôpital contient 65o lits, répartis en six services de médecine, deux de chirurgie et un d'accouchements. La Faculté y a installé une clinique médicale et une clinique chirurgicale.

Le personnel médical comprend : 6 médecins, 2 chirurgiens, 1 accoucheur, i médecin pour l'électrothérapie, la. radioscopie et la l'adiographie, 12 internes, l\6 externes.

Il existe en outre des consultations de médecine et de chirurgie faites par i médecin et i chirurgien consultants, des consultations d'obstétrique ont également lieu tous les jours.

Hôpital Cochin.

(CoCHIN ET RiCORD RÉUNIS.)

47, faubourg Saint-Jacques [804.21].

Omnibus : Square Montholon-rue de la Tombe -Issoire (passe

devant).

Tramways: Montparnasse-Bastille (descendre rue du Faubourg-Sain l- Jacques et le remonter). — Montrouge-Gare de l'Est (descendre à l'Observatoire et prendre la rue Gassini, à gauche du monument).

venteur de la taille latéralisée. Une lettre patente de 161 2 leur perrncttait de devenir maître chirurgien après examen et 6 années de service. Ils enseignèrent la chirurgie avec succès, ce qui leur valut des procès de la part du GoUège des chirurgiens.

LVEsCULAPE. ÎIR

La reconstruction des hôpitaux Cocliln et Ricord réunis en un seul hôpital a été décidée en 1899 par le Conseil de surveillance de l'Assistance pulalique et le Conseil municipal. Depuis 1902, à la suite de l'ouverture du pavillon Claude-Bernaid, la séparation entre les deux hôpitaux a été supprimée et le nom de Ricord a disparu sur la porte d'entrée du houlevard Port-Royal pour être remplacé par celui de Cochin. Néanmoins, tant au point de vue du recrutement des malades c{ue de la disposition des bâtiments, les deux anciens hôpitaux existent encore et nous les décrirons successivement sous les noms de : Hôpital Cochin et Hôpital Cochin-Ricord.

Hôpital Cochin.

L'hôpital Cochin fut fondé au siècle dernier,^ faubourg Saint-Jacques, grâce aux libérahtés de l'abbé Cochin, curé de la paroisse de Saint-Jacques du Haut- Pas. Il fut commencé en 1780 et terminé en 1783, sous la direction de l'architecte Yial. Connu tout d'abord sous le nom d' « Hospice de la paroisse de Saint-Jacques du Haut-Pas », il devint sous la Révolution « Hospice Jacques », puis « Hôpital du Sud >).

A l'origine, il comprenait seulement 38 hts disposés au premier étage du bâtiment en bordure de la rue Saint-Jacques. Plus tard, on fut obligé de loger les malades à l'étage supérieur qui jusque-là servait de dortoir aux religieuses, on utilisa même les locaux annexes. En i865, furent inaugurées des constructions nouvelles parmi lesquelles le bâtiment réservé aux femmes en couches : le nombre des malades fut, du coup, porté de 119 à plus du double.

En 1871, on installa dans les jardins des baraquements pour les blessés. Enfin de 1890 à 1890 ont etc construits les nouveaux pavillons de chirurgie (pavillon Pasteur et pavillon Lister), qui ont été considères

•l a pauclio du bàllmont central deux autres salles de i/i lits i;,'urccs).

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bien à tort, comme des services modèles : le chauffage n'est assuré que par des poêles, la ventilation n'a été l'objet d'aucune étude spéciale, l'éclairage est au gaz. Les salles d'opérations ne présentent aucune disposition intéressante.

Le 3 juillet 1902, ont été inaugurés deux nouveaux pavillons de médecine, le pavillon Claude- Bernard et le pavillon Potain (1).

Le pavillon Claude-Bernard est actuellement le pavillon de médecine le mieux installé de Paris. Il est destiné à recevoir 64 lits formant un service de médecine générale pour hommes (fig. 49)-

Elevé sur sous-sol, il se compose uniquement d'un rez-de-chaussée et occupe une surface de I 010 mètres carrés. Il comprend :

1° Un bâtiment central (lig. 5o) formant entrée et renfermant les dépendances générales du service : cabinet du médecin chef de service, chambre d'examen bactériologique, bureau de la surveillante, lingerie, vestiaire des élèves, vestiaire des malades, office, réfectoire formant salle de réunion ;

2° Quatre bâtiments formant salles de malades, placées deux aux extrémités du bâtiment central et deux en retour (ces dernières figurées ci-contre). Ces salles portent les noms de Dujardin-Beaumelz, Hanot, Chauffard, Strauss, tous maîtres d'hier, dont on est presque ému de retrouver la pieuse évocation.

Chaque salle de malades, disposée pour recevoir i4 lits et une baignoire mobile, a comme dépendances spéciales : des lavabos, des water-closets avec vidoir et deux chambres d'isolement.

Deux salles de bains à deux places chacune sont

(i) F. Jayi.e. Les nouveaux pavillons de Cochin. La Presse médicale, 1902, 5 juillet.

disposées à proximité des deux salles de malades, qu'elles sont destinées à desservir.

Les bâtiments formant salle de malades, complètement détachés à leur pai'tic supérieure du pavillon central, peuvent être ventilés de bout en Lout au moyen de grands châssis disposés dans les murs pignons : ils sont voûtés en forme ogivale, selon le système ToUet, cette disposition permettant d'augmenter le cube d'air d'un cinquième sans augmentation des dimensions générales extérieures.

Chaque salle de malades présente : i° une surface générale intérieure de i4o mètres carrés ; soit lo mètres carrés par malade :

2" Un cube total Intérieur de 8I5"'^97, soit 58 mètres cubes par malade.

Le pavillon Potain, destiné à être ultérieurement prolongé et surélevé d'un étage, est disposé actuellement pour recevoir 19 lits formant un service de médecine générale pour femmes.

Elevé sur sous-sol, il comprend seulement un rezde-chaussée, composé de :

1° Une entrée, deux chambres d'isolement, une salle de bains à une place, des lavabos, des waterclosets avec vidoir, un office et un débarras ;

2° Une salle de malades de 17 lits avec un bureau pour la surveillante.

La construction devant être surélevée, la voûte ogivale n'a pu être admise, et la section rectangulaire a dû être adoptée.

Le pavillon occupe une surface totale de 287^,71.

La salle de malades présente une surface intérieure de 187 mètres carrés, soit 10'", 70 pour chaque malade, déduction faite de l'espace occupé par le bureau de la surveillante ; elle offre un cube intérieur total de 853'"\72, soit pour chaque malade, un cube do /,7■°^3o.

Les sous-sols des deux pavillons réunis par une

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galerie souterraine renferment : 1° les deux chaufferies destinées à alimenter les appareils de chauffage et les services d'eau chaude ; 2° de vastes magasins à usage des services généraux de l'élablissement.

Tous les bâtiments, élevés sur soubassements en

FiG. 5o bis. — Hôpital Cochin. — Pavillon Claude-Bernard. Façade d'une salle de malades.

meulière couronnés par des bandeaux en pierre, sont construits en briques blanches avec bandeaux et arcs en briques rouges, les couvertures en tuiles avec avant- toits.

Tous les sols sont carrelés en grès cérame ; les cloisons et revêtements des water-closets sont en lave émaillée enchâssée dans des bâtis en fer.

Le chauffage est à vapeur à basse pression.

L'éclairage est à l'électricité, avec service de secours restreint au gaz.

Tous les lavabos sont alimentés en eau chaude et froide.

La dépense a été d'environ 5oo ooo francs pour 84 lits, soit 5 960 francs par lit, y compris les frais de jardinage, l'aménagement des abords, les consolidations souterraines qui, à elles seules, par suite de l'existence d'anciennes carrières dans le sous-sol, ont entraîné une dépense importante s'élevant environ au douzième de la dépense totale.

L'édification des pavillons Claude-Bernard et Potain a pu être réalisée grâce à une subvention du Pari mutuel .

Les travaux de construction et d'aménagement des pavillons ont été exécutés sous la surveillance et la direction de M. Paul-Louis Renaud, architecte de l'administration de l'Assistance publique, assisté de M. Elle Leroy, architecte-inspecteur des travaux.

Les travaux techniques (chauffage à vapeur, service d'eau chaude et électricité) ont été exécutés sous la direction de M. Desbrochers des Loges, ingénieur de l'Administration de rx\ssistance publique.

Il existe en outre des consultations de médecine, de chirurgie et de gynécologie faites par un médecin et un chirurgien consultant.

Le personnel médical comprend : 3 médecins, 3 chirurgiens, i Tucdccin consultant, i chirurgien consultant, 12 internes, 3- externes.

L'hôpital Cochin contient actuellement lits répartis en deux services de médecine, deux de chirurgie et un service (63 lits) de gynécologie chirurgicale.

Hôpital Cociitk-Ricord.

III, Boulevard de Porl-Royal [80/1. 1 1]. Tramways: Monlparnajsc-Bastillc (arrêt rue Saint-Jacques),

HOPITAL COCHIN-RICORD 669

Montrouge-Gare de l'Est (descendre boulevard de Port- Royal).

Omnibus : Square Monlholon-rue de la Tombe-Issoire (descendre boulevard de Port-Royal).

Réservé aux maladies vénériennes, 1' « Hôpital du Midi y> fut installé en 178/1, dans l'ancien couvent des capucins du Faubourg Saint-Jacques. Il a pris récemment le nom de Ricord, en souvenir du célèbre médecin qui l'illustra de i83i à 1861 (i).

L'édit de Louis XVI, qui constitue l'acte de fondation de rilôpilal des Vénériens, date de 1785. Il mettait fin à un odieux état de choses n'ayant que trop duré. Jusque-là, les malheureux vérolés, mis à l'index, erraient d'hôpital en hôpital, partout repoussés, souvent mis à mort. Dès son apparition à Paris, en effet, la « grosse vérole de Naples » fut reléguée au dernier rang des plus infamantes « maladies honteuses ». Mieux valait être lépreux c[ue vérole : les lépreux, s'ils étaient isolés, du moins ne quittaient

Sas le monde sans une bénédiction et ils étaient consiérés comme « touchés du doigt de Dieu » et,, comme tels, sacrés. Le vérolé, lui, était un objet de dégoût, de haine : le tuer était presque une bonne action.

On sait avec cjuelle effrayante rapidité le « mal de Naples » se propagea au xvi" siècle. Il s'agissait d'une syphilis extrêmement maligne cpae nous ne connaissons pas aujourd'hui ; et quand, enfin, le Parlement songea non pas à hospitaliser les vérolés mais à les parquer, ce n'était point une œuvre de pitié qu'il accomplissait, mais une œuvre de crainte.

Les malheureux furent entassés dans deux granges situées au bourg Saint-Germain et aménagées tant

(i) i^iGNOL. L'IIùpilal du Midi et ses origines. Thèse, Paris, 1880.

bien que mal, véritables fourrières qui d'ailleurs ne lardèrent pas à être absolument insuffisantes.

Depuis longtemps déjà l'Hôtel-Dieu était envahi et la porte en était fermée aux nouveaux venus sans cesse plus nombreux. En proie à une véritable exaspération, le Parlement ordonna de « jecler en la rivière » les véi'olés.

Cette mesure, vraiment trop radicale, ne semble guère avoir enrayé les progrès du terrible fléau. Le Parlement se décida alors (i5o5) à créer un établissement spécial. Il jeta son dévolu sur une maison, sise faubourg Saint-Denis, la Maison de la Croix de la Reine, qui avait appartenu aux Confrères de la Passion. Les religieux avaient été chassés par des acteurs qui y donnaient des représentations théâtrales très suivies. Quand le Parlement voulut installer les vérolés dans cette maison, il se heurta à une vive opposition et il dut s'incliner. Le peuple de Paris, déjà très Parisien, mettait son amour du spectacle au-dessus de sa crainte du vérole.

Le Parlement n'hésita pas : il accapara tout simplement l'hôpital de la paroisse Saint-Eustache ; ici encore, l'opposition se manifesta avec une extrême violence et les marguillicrs finirent par triompher. Les vérolés passèrent à l'hôpital Saint-Nicolas. Les administrateux's ne manquèrent pas de protester: le Parlement tint bon ; on confisqua les revenus de l'hôpital. Dès lors, le résultat était facile à prévoir : la maison tomba en ruines et une fois de plus les vérolés furent sans gîte.

François l'"' avait confié la « superinlcndancc de la communauté des ])auvrcs » au Prévôt des Marchands assisté de quelques notables : ce fut le « Bureau des Pauvres ». Le bureau fut sommé de loger les malades vénériens : il les installa aux « Petites-Maisons » ou Hôpital Sainl-Gcrinain, rue de Sèvres, qui les abrita pendant plus de deux siècles.

HOPITAL COCHIN-RICORD

Ce n'était toujours pas suffisant et lors de la création de l'Hôpital général (i656), les véroles eurent bientôt fait d'envahir les établissements qui le constituaient et notamment Bicêtre et le Petit-Arsenal (Salpè trière).

A la fin du xviii'^ siècle, Bicêtre eut le bonheur de posséder deux grands médecins qui furent aussi deux grands cœurs : Pinel qui était h la tête de la section des aliénés, Cullerier qui soignait les vérolés, car il les soignait, les élevant ainsi à la dignité de malades. Déjà, de grandes et heureuses modifications avaient été introduites dans l'atroce régime de Bicêtre lorsque l'hospice fut visité par M. de Breteuil, ministre de Louis XVI. Épouvanté de ce qu'il venait de voir, Breteuil fit rechercher aussitôt un local pour recevoir les vérolés. On trouva, rue Saint-Jacques, le noviciat des Capucins bâti en 161 3, que les religieux venaient de quitter.

En mars 1792, le nouvel hospice reçut les vénériens de Bicêtre et les « enfants gâtés » (vérolés) de l'Hospice de Vaugirard. Il prit le nom d'hôpital des Vénériens.

Cullerier suivit ses malades et continua auprès d'eux son rôle humanitaire. Il eut à lutter contre les superstitions pour faire adopter la médication hydrargyrique : ses succès thérapeutiques entraînèrent finalement la conviction. Il mourut en 1827.

En i83i Ricord était, par le hasard du roulement, nommé chirurgien de l'hôpital. On sait quel fut l'éclat de son enseignement ; l'hôpital du Midi ainsi dénommé en i836, était désormais célèbre. En 1893 il reçut le nom d'hôpital Ricord.

L'hôpital Ricord possède un beau musée récemment organisé par le D'' Alexandre Renault et qui renferme !\oo pièces environ moulées par M. Jumelin et représentant toute la série des aiTcclions vénériennes chez l'homme. Le musée est ouvert aux mé-

572 HOSPICES ET HOPITAUX DE PAPilS

decins et aux éludianls trois fois par semaine, les mardi, jeudi, samedi, de midi à quatre heures.

Actuellement l'hôpital comprend 817 lits, dont ib-2 de médecine spéciale, io4 de chirurgie, Ao de médecine générale. 11 existe en outre 21 chambres particulières. L'ensemble de ces lits est réparti en 2 services de médecine spéciale et i de chirurgie et i service de médecine générale.

Des consultations ont lieu tous les jours.

Le personnel médical comprend : 2 médecins, I chirurgien, 3 internes et 5 externes.

Hospice des Enfants-Assistés.

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