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CHARENTON

Vaucluse.

L'asile de Vaucluse est situé dans la commune d'E|)inay-sur- Orge (Seine-et-Oise), près de la station Perray-Vaucluse, à 26 kilomètres de Paris, desservie par la Compagnie d'Orléans (gare du quai d'Orsay, gare d'Austerlitz).

L'asile a été ouvert en 1869 et comprend i 357 lits, dont 663 pour les hommes et 494 pour les femmes.

11 existe, en outre, une colonie d'idiots de i3o lits.

Le personnel médical comprend : un médecin pour les hommes ; un médecin pour les femmes ; un médecin pour la colonie des idiots.

II, ASILES DÉPENDANT DU MINISTÈRE DE l'iNTÉRIEUR

Charenton.

A Saint-Maurice, 57, Grande-Rue [908. 53].

La Maison nationale de Charenton dépend du Ministère de l'Intérieur (place Beauvau), direction générale de l'Assistance publique, i" bureau. Elle reçoit des aliénés des deux sexes.

La maison de Charenton a été fondée en i64i. par Sébastien Leblanc, contrôleur provincial des guerres qui donna aux religieux de la Charité une maison et un enclos pour l'aménagement de l'hôpital de cinq lits, destiné aux pauvres de Charenlon-Saint-Maurice.

Vers i685, l'hospice de Charenton-Saint-Mauricc reçut des «insensés». Au xviii" siècle, l'hospice progressivement agrandi reçut des prisonniers d'Etat : tels Latude et le marquis de Sade.

En 1795, par ordre du Comité du salul public, les bâlimenls de la maison, sauf ceux de l'hôpital communal, furent convertis en prison pour les militaires du camp de Vincennes.

En 1797, par ai-rèté du Directoire, la maison de Charenton est consacrée au traitement des aliénés.

En 1S02, par arrêté ministériel, 70 places d'indigents ÇliO hommes, 3o femmes) sont réservées dans la maison.

En 1807, les indigents sont évacués sur Bicèlre et la Salpètrière.

En i838, à la suite de la promulgation de la loi sur les aliénés, la maison de Charenton recevait sa réglementation actuelle.

Aujourd'hui le nombre de pensionnaires soignés est environ 600; ils sont tous payants.

La maison de Charenton entrelient à ses frais le petit hôpital dit du Canton qui contient ilx lits, destinés à la population indigente du canton de Charenton.

Ce petit hôpital, est, en quelque sorte, la perpétuation de la fondation généreuse de Sébastien Leblanc.

La maison de Charenton vit de son budget. Elle reçoit de l'Etat seulement une subvention de 5oooo francs pour l'entretien de 79 boursiers.

L'établissement est construit en amphithéâtre sur le ilanc d'un côteau qui domine la vallée de la ^larne et de la Seine. Il est abrité au nord par le bols de Vincennes. L'entrée donne sur la route nationale qui longe le petit bras de la Marne.

A droite de l'entrée, le petit hôpital du Canton, à gauche, les magasins et les communs. L'établissement lui-même est composé d'une série de bâtiments, sans aucun style, mais assez bien disposés au point de vue de l'hygiène et du confort.

Deux grands parcs, complètement séparés, sont réservés l'un aux hommes et l'autre aux femmes.

ÙHARENTON

Ces deux parcs s'adossent au parc de l'asile de Vincennes et au parc de l'asile de Vacassy.

Admissions. — (Prescriptions de la loi du 3o juin i838). — Los malades dont les familles demandent le placement ^placement volontaire') peuvent être admis tous les jours et- à toute heure, après avis préalable de la personne chargée du placement, sur la production des pièces suivantes ;

1° Une demande d'admission contenant les nom et prénoms, la prol'ession, l'âge et le domicile tant de la personne qui la forme que de celle dont le placement est réclamé, et l'indication du degré de parenté ou, à défaut, de la nature des relations existant entre elles ;

2** Un certificat médical sur papier timbré, légalisé et ayant moins de quinze jours de date constatant l'état mental du malade, les particularités de sa maladie et la nécessité de le faire traiter dans un établissement spécial. Le médecin qui délivre ce certificat doit être étranger à l'Etablissement et n'être ni parent, ni allié, au second degré inclusivement, du directeur ou de la personne cjui fera effectuer le placement ;

3" Une pièce propre à constater l'identité de la personne à placer (extrait ou bulletin de naissance, extrait ou bulletin de mariage, etc.).

Prix et conditions des pensions. — La maison nationale ne reçoit que des pensionnaires payants.

Première classe 200 francs par mois.

Deuxième classe. . . . i5o — Troisième classe . . . . i30 —

Quelle que soit la classe à laquelle ils appartiennent, les pensionnaires peuvent avoir une chambre particulière avec un domestique attaché à leur service personnel moyennant un abonnement spécial de 100 francs par mois.

Dans les divisions des femmes, des appartements séparés, comprenant une chambre à coucher, un salon

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et une chambre pour domestique, sont à la disposition des pensionnaires moyennant un abonnement de 25 francs à ajouter à l'abonnement pi'ccédenl, soil, en tout, 125 Irancs par mois.

Les pensionnaires de la première classe prennent leurs repaS; sauf prescription contraire du médecin, à la table dite table de VAdminisI ration, dans une salle à manger située hors des divisions ; ils reçoivent du vin de Bordeaux.

Les pensionnaires de deuxième et de troisième classe peuvent y être admis à tour de rôle.

Les lamlUes peuvent faire donner à leurs malades, outre le régime ordinaire, du café, du chocolat, du vin de Bordeaux, moyennant des abonnements mensuels fixés par l'Administration.

Le prix de la pension comprend la marque, l'entretien et le menu raccommodage du linge, le blanchissage simple, le chauffage, l'éclairage, les fournitures de papier, plumes, encre, crayons.

Toutefois, l'Etablissement ne devant aux pensionnaires c]ue le chauffage et l'éclairage en commun, les malades abonnés à une chambre particulière sont tenus de payer leur chauffage et leur éclairage, mais d'après la consommation seulement.

Les pensions se payent d'avance et par mois^ au receveur de l'Etablissement, soit par versement à la recette, soit par envoi sous pli recommandé, valeur déclarée. Tout mois commencé reste intégralement acquis à la Maison.

Pendant tout le temps que des pcnsionnan;es pourraient passer dans leurs familles, par suite d'autorisation ou à titre de sortie provisoire, avec faculté de reprendre dans l'Etablissement la place qu'ils y occupaient, leur pension continuera de courir, l'eiïet des engagements contractés ne cessant que du jour de la sortie définitive.

Les parents ou les répondants du malade sont

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