HOPITAL PASTEUR
malades indigents des deux sexes y sont admis gratuitement.
Nombre de lits : 1 1 2 .
Hôpital de Notre-Daine du Perpétuel-Secours.
80, rue de Villiers, à Levallois-Perret.
Fondé en i885 par la comtesse Maison et ses filles, la baronne de Mackau et M'"" de Vatimesnil. Reconnu d'utilité publique en 1892. Cet hôpital reçoit gratuitement les malades indigents du département de la Seine, atteints de maladies aiguës.
Hôpital Pasteur.
2i3, me de Vamjirard [702.66].
L'hôpital Pasteur est bâti sur un terrain de i/jooo mètres, en bordure de la rue de Vaugirard et s'étendant jusqu'à la rue Dutot, en face de l'Institut Pasteur. Sur ce terrain, cédé à l'Institut Pasteur par une donatrice anonyme, s'élève du côté de la rue Dutot Vlnsliiiit de chimie biologique, dirigé par le D"" Duclaux, et du côté de la rue de Vaugirard YHôpilal Pasteur, dirigé par le D"' Roux. L'Inslitat de chimie biologique a été payé par la baronne de Hirsch.
L'hôpital a été construit avec les fonds de l'Institut Pasteur et est entretenu par les généreuses donatrices anonymes.
L'hôpital Pasteur est compris à l'instar des hôpitaux allemands, c'est-à-dire scientifiquement. Les plans ont été tracés par des médecins : le D"" Roux et son collaborateur le D'' Louis Martin, et exécutés sous leur direction par M. Florentin Martin, architecte.
FiG. 87. — Ilôpîlal Pasfour. — Plao général.
A.wuiYYX\ ^ I I 1 I I I ^
F;g. 88. — Ilùpilal Pasteur. — Pavillon (plan du i"'' étage).
Il a été organisé clans son Ibnclionnemcnt par le D"' Louis Martin qui aclncllemcnt le dirige médicalcmeni et administralivemenl. et y habite.
Le personnel est constitué par des sœurs qui, imbues des idées pastoriennes, sont habillées de toile blanche, à la moderne.
L'hôpital Pasteur comprend :
1° En avant, en bordure de la rue de \augirard, «) à droite, un pavillon de consultation, servant en même temps de logement au personnel ; b) à gauche, un petit pavillon, indépendant de l'hôpital et servant de domicile au seul médecin résident :
2° Au centre, deux pavillons d'aspect identique, reliés par un jardin d'hiver, avec, entre les deux pavillons, un jardin ouvert, réservé aux malades ;
3° A gauche des pavillons, un bâtiment allongé, alïecté aux services généraux et à la désinfection ;
4° Enfin, derrière les pavillons, un amphithéâtre.
Ces divers bâtiments sont reliés entre eux par des galeries souterraines qui ont le grand avantage de faciliter le service.
Le pavillon de consultation contient six cabines d'isolement qui servent à l'examen des malades. Dès qu'un malade est reconnu contagieux, il est dirigé vers une chambre spéciale, dite cliambre d'entrée, et la cabine d'où il sort est immédiatement désinfectée. Dans la chambre d'entrée le malade se défait de ses vêtements, reçoit, s'il n'y a pas de contre-indication, un bain ou une douche, après quoi il est revêtu des vêtements d'hôpital et couché sur un lit, roulé ou monté dans une chambre d'isolement. La chambre d'entrée est ensuite désinfectée.
Les deux pavillons des contagieux comprennent chacun le rez-de-chaussée et un étage. Chaque pavillon comprend al\ chambres d'isolement à un seul lit, 2 chambres de convalescents à 1 2 lits et 5 chambres
FiG. 8g. — Hôpital Pasteur. — Pavillon (façades Est et Ouest).
76a HOPITAUX, CLINIQUES. DISPENSAIRES PRIVÉS
a deux lils, ce qui fait au lolal 58 lits. Les chambres à deux lits sont réservées pour les cas où la mère d'un petit diphtérique, par exemple, tiendrait à ne pas quitter son enfant.
Le sol des chambres d'isolement est en carreaux de grès cérame ; les parois sont revêtues de grès émaillé jusqu'à i™,io de hauteur. Tous les angles sont arrondis ; les parties hautes des cloisons sont vitrées, à l'exception d'une face qui est contiguë à un mur creux, lequel permet de faire arriver dans chaque pièce l'eau chaude, l'eau froide, l'électricité et le gaz. Dans ce mur creux, une gaine amène de l'air cbaud, qui a été chauffé par des batteries à vapeur, placées dans les caves, une autre gaine enlève l'air vicié; un tuyau de vidange reçoit l'eau de lavage du sol.
Chaque chambre a deux entrées, l'une donnant sur le couloir central, l'autre sur le balcon par où se fait le service lorsque le malade doit être isolé d'une façon complète.
Le cube d'air de chaque chambre est de 89 mètres cubes environ, au lieu des 3o mètres réglementaires.
Grâce à la disposition des diverses pièces de l'hôpital (chambre d'entrée, chambre d'isolement, chambre de convalescence, chambre de sortie), on évite toute contagion intérieure.
Les' salles du rez-de-chaussée, affectées au service des consultations comprennent : une salle de médecine, une salle de pansements, plus trois chambres annexes ayant chacune un lit pour permettre un examen complet du malade, et, au besoin, un séjour de quelques heures ; dans une de ces salles est installée une baignoire cl un appareil à douches.
A tous ces services est annexé un petit laboratoire pour l'examen extcmporané des urines, des fausses membranes, etc. .
Enfin, des salles pour consultations spéciales (ophtalmologie, laryngologie), une chambre photo-
graphique et la pharmacie se trouvent groupées au premier étage.
L'hôpital Pasteur n'est pas un hôpital de recherches mais un hôpital de traitement des maladies contagieuses, particulièrement de la diphtérie.
L'hospitalisation y est obligatoirement gratuite. Les malades sont reçus dans l'ordre de leur inscription et indépendamment de leur état social.
Hôpital Péan.
II, rue de la Sanlé [Soa.ih]-
Fondé en 1892 par le D"" Péan. Reçoit sous une faible rétribution des malades de petite aisance et, gratuitement, les indigents sans aucune condition de domicile ni de nationalité. L'hôpital comprend un service unique de chirurgie. Des consultations^ de médecine, de chirurgie et des diverses spécialités y sont régulièrement faites.
i Fondation Isaac-Pereire.
' 107, rue Gide, à Levallois-Perrel (Seine).
Dispensaire fondé en 1886 et entretenu par M""= Isaac Perelre. Consultations, opérations et pansements gratuits pour les malades des deux, sexes, sans conditions de domicile.
Polyclinique de Paris.
48, rue Monsieur-le-P rince.
Fondée en 1890 rue Antoine-Dubois. Transportée
POLYCLINIQUE H. DE ROTHSCHILD 765
récemment rue Monsieur-le-Pruice. Un groupe de médecins, tous spécialisés, donnent des consultations et font des conférences auxquelles les étudiants sont admis.
Hôpital-Hospice de Rothschild.
76, nie Picpus [gio./^il.
A été fondé en i852, par le baron James de Rothschild et reçoit gratuitement les malades israéhtes indigents de toute nationalilé ; par exception, en cas d'urgence, des malades non Israélites.
Contient 112 lits pour maladies aiguës, adultes et enfants; lok lits pour incurables des deux sexes; 87 lits pour vieillards valides des deux sexes, âgés de 70 ans au moins.
Polyclinique H. de Rothschild.
199, me Marcadet [5Z|3.66].
La polyclinique H. de Rothschild, fondée en 1896, au numéro 82 de la rue Picpus, dans le but de donner des consultations aux nourrissons et aux enfants malades, avec distributions gratuites de lait et des médicaments, a été transférée, en décembre 1902, 199, rue Marcadet.
Elle comprend : un pavillon sur la rue, deux bâtiments en ailes à droite et à gauche dans la cour et une annexe au fond à gauche.
Au rez-de-chaussée dans le pavillon sur la rue et en aile à droite, se trouve le service des consultations.
Le service d'hospitalisation occupe tout le premier étage.
Enfin, le service d'enseignement et d'études, complètement séparé des autres divisions, occupe l'aile gauche dans la cour et l'annexe du même côté.
Le service d'hospilalisalion comprend :
1° Une salle de quatre lils de nourrissons et do quatre couveuses ;
2° Une salle de deux lils, dits lils de crèclie (lit pour la mère et lit pour l'enlanl) ;
3° Une grande salle de six lils pour femmes, dont trois lils de crèche ;
4° Une grande salle de sept lils réservée aux malades opérés à la polyclinicjue ;
5" Un service d'isolement de trois chambres avec une chambre de garde.
La polyclinique comprend en outre : une salle de stérilisation et de pasteurisation du lait aménagée pour stériliser à la fois deux cents bouteilles; d'une salle d'hydrothérapie ; d'un laboratoire pour recherches, bactériologic|ues ; d'un laboratoire de radiographie et de radioscopie ; d'une salle de conférences ; d'une bibliothècpie.
Un périodique intitulé : Revue d'hygiène el de médecine infantiles et Annales de la polyciinifjue II. de Rolhschild rend compte du mouvement des diU'érenls. services de l'établissement.
Hôpital protestant.
57, boulevard Bineaa, à Ncuilly.
Maison de santé pour hommes protestants. Même fondation, même administration, même service médical que l'hôpital des Diaconesses.
Institut Psycho-Physiologique de Paris.
rue Sainl-André-des-Arts.
Fondé en 1891 pour l'élude des applications cli-