‹ L'AesculapeChapitre 160 sur 249 · HOPITAL BROC A · texte numérisé non relu

HOPITAL BROC A

mettent à des malades affaiblies de se relever facilement. Une sonnerie électrique assure un appel immédiat, en cas d’urgence. Enfin, la porte étant fermée, il est nécessaire, pour sortir du vvater-closet, d’appuyer sur une poignée qui, tout en ouvrant la porte, déclanche la « chasse d’eau ». De cette manière, la vidange est fatalement assurée.

Deux offices sont annexées au service et servent, soit

à réchauffer certains plats apportés de la cuisine centrale de 1 hôpital, soit à préparer des mets spéciaux.

Un parloir ou salle de réunion (les malades, renfermant deux bibliothèques, complète cette série de dépendances. Une porte conduit du parloir directement dans un petit jardin intérieur garni de bancs de repos.

Près de la salle Récamier est une grande Salle de pansements a deux lits, en saillie sur les bâtiments, et éclairée sur trois côtés.

Baignoire à eau courante chauffée. — Dans une petite pièce, contiguë à la salle de pansements, a été encore établie une baignoire à eau courante. L’eau utilisée est clc l’eau de source, chauffée au moyen d’un appareil à gaz et liltréc par un filtre Grandjean. Un thermomètre permet de régler le chauffage, de manière à obtenir une température uniforme durant autant de temps qu’on le désire. L’eau arrive à l'une des extrémités de la baignoire, près du fond, et s’échappe à l’autre extrémité, à une pelile distance du rebord .

Décoration des salles de malades. — L’un des soins tout particuliers de M. Pozzi a été d’orner de peintures murales les vestibules (lig. 44), les galeries, les salles de malades (lig. 4b). Les peintures sont laites sur toiles marouflées et sont dues à MM. Clairin, Dubufe, Bellery-Desfontaines, Kœnig, Guérin, Thiry, Matliey, Jourdain, Lauzet et Giraud.

Grâce h tous ces concours dévoués et désintéressés,

le service de M. Pozzi a pu allier aux strictes nécessités de l’hygiène moderne la beauté d’un cadre attrayant et artistique ; seul de ce genre en Europe, il devient un modèle que Paris peut convier les nations voisines à imiter.

Annexes du service. — Comme annexes du service, nous ne ferons que mentionner : la lingerie, le vestiaire des malades, le cabinet de la surveillante, le vestiaire des élèves et enfin 1c cabinet du chef de service situé à l’entrée de cette partie du service réservée aux opérations et à l’enseignement, et que nous décrirons sous le nom de Pavillon d’opérations.

Pavillon d’opérations. — Le pavillon d’opérations (lig. 4b), fermé par une simple petite grille, communique directement avec le service. A gauche, en suivant le corridor, se trouve d’abord un box destiné h recevoir le linge sale qui est repris de l’extérieur. Puis est une pièce uniquement réservée aux instruments et au matériel de pansement préalablement stérilisé. Au delà est la salle d’anesthésie. Au fond s’élève le grand amphithéâtre. A droite sont la salle de stérilisation et la salle d’opérations aseptiques.

Le personnel médical de l’hôpital comprend : ‘2 médecins, t chirurgien, i chef de clinique, i chef de clinique adjoint, 5 internes, 23 externes. Des consultations ont lieu tous les jours, sous la direction des chefs de service, tant pour les maladies vénériennes et cutanées, que pour les affections gynécologiques.

Hôpital Broussais.

q6, rue Didot [713.27].

Tramway : Montrouge-Garc de l’Est (descendre à l'église de Montrouge, prendre la rue d ’Alésia à droite et la suivre

jusqu’à la rue Didot qui la coupe perpendiculairement).

— MalakolT-Les-Halles (arrêt devant l’hôpital).

Omnibus: Plaisance-Hôtel-de-Ville (descendre rue Pierre-

Larousse qui aboutit à 1 hôpital).

Cet hôpital fut construit en i883 sous le nom d’hôpital des Mariniers, nom emprunté à une rue voisine et reçut ensuite, en i885, son nom actuel. Ce n’était d’abord qu’un ensemble de baraquements destinés à servir en cas d’épidémie. Ouvert en 1884, il ne fut occupé que d’une manière intermittente (choléra) jusqu’en 1886 : à celte date, de nouveaux pavillons furent construits et depuis lors, les maladies générales et chirurgicales v sont régulièrement traitées.

L’hôpital comprend actuellement 270 lits répartis en trois services dont deux de médecine et un de chirurgie. Les services de médecine comprennent t 26 lits de maladies aiguës (70 hommes et 50 femmes) et 80 de maladies chroniques (4o hommes, 4 o femmes). Le service de chirurgie renferme 64 lits (3o hommes, 34 femmes).

Le personnel médical comprend : 2 médecins,

1 chirurgien, 4 internes, 20 externes.

Il existe en outre des consultations quotidiennes de médecine et de chirurgie sous la direction d’un médecin et d’un chirurgien consultants.

Fondation Chardon-Lagache.

1, rue Chardon-Lagache et Place d' Auteud (Auteuil).

Fondée en 1860, grâce à la libéralité de -M. et Mmc Chardon, cette dernière née Lagache. Reçoit des vieillards des deux sexes. Le nombre des lits est de 161 ainsi répartis: chambres d’époux, 29. Chambres de veufs, hommes 2, femmes i4- Dortoirs,

hommes 55, femmes /|G. Infirmerie, hommes 7, femmes 8. Pour entrer, il faut être âgé de Go ans, habiter le departement de la Seine depuis 2 ans au moins, et payer une pension annuelle de 5oo francs dans les dortoirs, de 7 à 800 francs dans les chambres à un lit, de 1 3oo francs pour les chambres de ménages. En outre, l’administration fait payer le mobilier des dortoirs 200 francs. D’après le règlement, sur 3 vacances, la première est réservée à un octogénaire inscrit, la seconde au plus ancien expectant, et la troisième est attribuée suivant le choix du directeur de l’administration.

Le personnel médical comprend : 1 médecin (celui de Sainte-Périne), et f interne. Un chirurgien des hôpitaux est chargé des opérations nécessaires.

Hôpital de la Charité (1).

[\ 7, rue Jacob \ [o/|.q5].

Omnibus : Batignolles - Clichy - Odéon. — Montmartre- Saint-Germain-des-Prés. — Carrefour des Feuillantines- Place Clichy (descendre rue Jacob).

Tramways : Bastille- Porte Kapp. — Gare de Lyon-Place de l’Alma. — Trocadéro- Place Saint-Michel (descendre rue des Saints- Pères), et en général toutes les voitures qui passent par Saint-Germain-des-Prés.

La fondation de l’Hôpital de la Charité est due aux Frères de la Charité ou Frères de Saint-Jean de Dieu. Cet hôpital fut construit sur un terrain qui appartenait aux religieux de l’abbaye de Saint-Germain et où s’élevait une vieille chapelle qui portait le nom de chapelle Saint-Père. La première pierre

(1) Laboulbkne. Hôpital de la Charité de Paris. Gazette médicale , 1(878.

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de cet établissement fui posée par la reine Marie de Médicis, en 1 G 1 3 (lig. 47 )•

Depuis celte époque jusqu'à la Révolution, les frères de la Charité firent d’importantes acquisitions pour agrandir leur hôpital; ils y construisirent de nouvelles salles, augmentant ainsi peu à peu le nombre des lits.

Les reli gieux de l’ordre Saint-Jean de Dieu, d’après leurs statuts, ne devaient soigner que des hommes.

En 1721, par un arrêt qui consacrait leur établissement, il fut décidé qu’il leur serait adjoint un Maître en Chirurgie pour traiter, soigner et panser les malades. En 1724, il fut fait « expresse défense à tout religieux d’exercer l’art de chirurgie, ni d’en faire aucune opération dans leurs hôpitaux ». Mais en 1760, un ordre du roi leur permettait de nouveau comme par le passé « d’exercer la chirurgie, mais en cas de nécessité seulement ». Ils n’avaient d’ailleurs guère cessé de la pratiquer, malgré tous les règlements.

Le nombre des lits vers celte époque était de 200 environ ; ils étaient destinés aux hommes et aux enfants dont les maladies ne devaient être ni contagieuses, ni vénériennes. A la Charité chaque malade avait en tout temps un lit, séparé et les salles étaient larges et spacieuses (lig. 48). En été, on créait un service spécialement destiné aux caleuleux qui y subissaient la taille. — La mortalité à la Charité était inférieure à celle des autres hôpitaux.

L’hôpital était situé entre la rue de Baronne où donnait une des entrées de l’Hôpital, la rue Saint- Benoît, la rue des Saints-Pères et la rue Jacob. Des autres entrées de l’hôpital, l une donnait dans la rue des Saints-Pères, l’autre dans la rue Jacob. Celte dernière di fierait notablement de celle d’aujourd hui et n’était qu’un passage placé plus à 1 est que le portail actuel.

Avec Ja Révolution commence l’histoire moderne de la Charité : les frères Saint-Jean de Dieu quittent leur établissement qui prend pendant quelques années le nom d’ « Hôpital de l’Unité ».

En 1790, l’hôpital contient 21G lits, dont 5i sont alimentés par les revenus de 1 hôpital et iG5 maintenus par des fondations particulières. A partir de cette époque, l’hôpital passe entre les mains de l'Assistance publique.

En 1802, le nombre des lits est porté à 3oo et 011 affecte 100 lits au traitement des femmes.

C’est vers celte même époque que commence officiellement à la Charité l’enseignement complet de la Clinique, inauguré par Corvisart quatre années avant Desaulf qui fait son premier cours de clinique à l’Hôtel-Dieu en 1792. Les deux cours de clinique créés par Corvisart et Desault entrent en l’année VII dans le programme de l’Ecole nationale de Santé (la Faculté de Médecine de l’époque).

Parmi les médecins qu’a possédés la Charité pendant ce siècle, nous citerons Bouillaud qui y professa de i832 à 1868, Velpeau de 1 835 à 1867, Piorry, Gerdy, Briquet, Trélat et Polain.

Quant aux bâtiments, des agrandissements et des constructions nouvelles ont été faits qui transformèrent peu à peu l’ancienne maison des Frères de Saint-Jean de Dieu (1).

(1) L’institution des Frères de la Charité ou des Frères de Saint-Jean de Dieu remonte à 1602, époque à laquelle Marie de Médicis fit venir de Florence 4 membres de cette congrégation italienne. Ils s’établirent quai Malaquais, puis en 1606 à la chapelle Saint-Père et finalement en i(ii3, ils fondèrent l’hôpital de la Charité. Les frères de la Charité furent à la fois gardes-malades et chirurgiens. Parmi eux, on peut citer Morel, (ieorge Mareschal, Lapcyronie et le plus célèbre d’entre eux, frère Jacques, né en Bourgogne en 1601, lin-

Une salle de 1 ancien hôpital de la Chanté, au xvm'’ siècle.

HOPITAL COCII IN

Les bâtiments cle l’hôpital ne présentent rien d’intéressant pour le médecin. Ils sont, pour la plupart, très mal aménagés. Au point de vue artistique, nous signalerons des portraits qui se trouvent dans le cabinet du directeur et celui de l’économe, et particulièrement les peintures murales qui ornent le vestiaire des médecins et la salle de garde des internes en médecine.

Actuellement, l’hôpital contient 65o lits, répartis en six services de médecine, deux de chirurgie et un d’accouchements. La Faculté y a installé une clinique médicale et une clinique chirurgicale.

Le personnel médical comprend : 6 médecins, 2 chirurgiens, t accoucheur, 1 médecin pour l’électrothérapie, la radioscopie et la radiographie, 12 internes, 4b externes.

Il existe en outre des consultations de médecine et de chirurgie faites par r médecin et 1 chirurgien consultants, des consultations d’obstétrique ont également lieu tous les jours.

Hôpital Cochin.

(CoCIIIN ET RlCORD RÉUNIS.)

4y , faubourg Saint-Jacques [8o4-2i].

Omnibus : Square Montholon-rue de la Tombe-Issoire (passe

devant).

Tramways : Montparnasse-Bastille (descendre rue du Faubourg-Saint-Jacques et le remonter). — Montrouge-Gare de l’Est (descendre à l’Observatoire et prendre la rue Cassini, à gauche du monument).

venteur de la taille latéralisée. Une lettre patente de 1612 leur permettait de devenir maître chirurgien après examen et 6 années de service. Us enseignèrent la chirurgie avec succès, ce qui leur valut des procès de la part du Collège des chirurgiens.

L’Æsculape.

La reconstruction des hôpitaux Cochin et Ricord réunis en un seul hôpital a été décidée en 1899 par le Conseil de surveillance de l’Assistance publique et le Conseil municipal. Depuis 1902, à la suite de l’ouverture du pavillon Claude-Bernard, la séparation entre les deux hôpitaux a été supprimée et le nom de Ricord a disparu sur la porte d’entrée du boulevard Port-Royal pour cire remplacé par celui de Cochin. Néanmoins, tant au point de vue du recrutement des malades que de la disposition des bâtiments, les deux anciens hôpitaux existent encore et nous les décrirons successivement sous les noms de : Hôpital Cochin et Hôpital Cochin-Ricord.

Hôpital Cochin.

L’hôpital Cochin fut fondé au siècle dernier, faubourg Saint-Jacques, grâce aux libéralités de l’abbé Cochin, curé de la paroisse de Saint- Jacques du Haut- Pas. Il fut commencé en i~3o et terminé en 1782, sous la direction de l’architecte \ial. Connu tout d’abord sous le nom d « Hospice de la paroisse de Saint-Jacques du Haut-Pas », il devint sous la Révolution « Hospice Jacques », puis « Hôpital du Sud ».

A l’origine, il comprenait seulement 38 lits disposés au premier étage du bâtiment en bordure de la rue Saint-Jacques. Plus tard, 011 fut obligé de loger les malades à l’étage supérieur qui jusque-là servait de dortoir aux religieuses, on utilisa même les locaux annexes. En i865, furent inaugurées des constructions nouvelles parmi lesquelles le bâtiment réservé aux femmes en couches : le nombre des malades fut, du coup, porté de 1 19 à plus du double.

En 1871, on installa dans les jardins des baraquements pour les blessés. Enfin de 1890 à 1890 ont été construits les nouveaux pavillons de chirurgie (pavillon Pasteur et pavillon Lister), qui ont été considérés

Fig. 4f). — Plan du pavillon Claude Bernard (à droite

non

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