MA TERNI TÉ
Elle fut destinée à la réception de malades en état de payer une somme déterminée.
En 180G, la Maison de Santé fut transférée dans l’ancienne communauté des Sœurs Grises, faubourg Saint-Denis et portait à cette époque, en vertu d’une autorisation spéciale de Louis \\ III, le nom de Maison royale de Santé.
En l’an XI, son service de santé était fait par un médecin et un chirurgien. Ce dernier était Dubois qui v exerça pendant longtemps, d’où le nom de « Maison Dubois » que donne à cet établissement le public.
Celte Maison ayant été deux fois atteinte par l’expropriation, en 1 853 pour l’ouverture du Boulevard de Strasbourg ■et en i858 pour le percement du Boulevard du Nord. 1’ Administration acquit au 200 du Faubourg Saint-Denis un emplacement, où fut construite la nouvelle Maison. Son ouverture a eu lieu en i858.
Elle comprend actuellement deux services de médecine et deux de chirurgie ouverts à tous les malades payants sans distinction de nationalité. Lcnombredes lits est de 34o, dont 1/12 de chirurgie.
Le personnel médical comprend : 2 médecins, 2 chirurgiens, 7 internes et 20 externes.
Maternité.
iiq, Boulevard Port-Royal [80/1-17].
Omnibus : Square Montholon-Rue de la Tombe-Issoire (passe devant). — Montrouge-Gare de l'Est (descendre à l’Observatoire).
Tramway: Bastille- Montparnasse (arrêt rue Saint-Jacques, devant la Maternité).
La création de la Maternité remonte à 1 79^ . Avant celte date, il n’existait aucune maison spéciale
pour les accouchements : les femmes enceintes étaient reçues dans Jes grands hôpitaux et notamment dans le plus ancien de tous, J’Ilôtcl-Dicu. De bonne heure ce dernier réserva une salle aux accouchées, dès le xiiic siecle, semble-t-il. Nous savons cjue, sous Louis XL les femmes enceintes étaient logées, «à l’Hôtel-Dieu, « en un lieu détourné et clos ». Pour arriver à celle salle, il fallait descendre une vingtaine de marches. On pénétrait alors dans une salle Lasse et sombre « comme ung cellier » et, lors des grandes eaux « l’eau de la Seyne vient à ung pied près des fenêtres ».
Dans la suite Je sort des accouchées fut bien peu amélioré. A la fin du xvinB siècle, les malades couchaient encore à deux ou trois dans le même lit et avec leurs enfants ! Aussi, bien fréquent était l’étouffement de l’enlant, bien commune l'infection de la mère.
Cependant l’opinion publique s’était émue ; les quelques améliorations récemment faites lui avant paru insuffisantes, force fut d’opérer une réforme radicale ; elle fut décidée en 179.0 et la même année la section des accouchées fut transférée à l’Institut de l Oratoire et à la Maison de la Bourbe qui lui était contiguë.
Le premier de ces établissements remontait à i65o : il était occupé par le noviciat de la Congrégation de l Oratoire, supprimé en 1792.
La « Maison de la Bourbe», ainsi nommée parce qu elle donnait sur la rue de la Bourbe, n’était autre que I ’ A bb aye de Port-Royal, fondée en 1626 par M"" Arnaud. Ce lut longtemps la succursale parisienne de 1 Abbaye de Port-Roval des Champs, située près de Ohm reuse : quand celle-ci fut supprimée en 1 709, elle demeura seule jusqu’en 1 790, époque où elle lut supprimée a son tour pour faire place pendant cinq ans a une prison, la prison du « Poi l-labre » : les bâtiments subsistèrent.