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HOPITAL NEC KL R

par une chaudière spéciale à haute pression, placée en dehors des bâtiments.

Tous les sols sont carrelés, en grès céramique.

Le chauffage est à vapeur à basse pression.

L’éclairage est à l’électricité.

Les bâtiments occupent une surface de i 800 mètres carrés.

L’aspect des façades des bâtiments et des galeries à l’extérieur est rendu très gai par le mélange heureux des divers matériaux employés : soubassement en meulière ; angles et entourage des portes et croisées, en pierre ; remplissage des murs en brique grise de laitiers; couronnement et allèges des fenêtres en brique chamois ; bandeaux décoratifs en brique rouge ; couverture en tuiles avec avant-toits peints en vert, ainsi que les portes et croisées. Les portes supérieures des galeries, très ouvertes, sont en pans de bois et brique d’un heureux clfet.

La dépense est d’environ onze cent mille francs pour 1 r4 lits, soit neuf mille six cents francs par lit, mais il faut comprendre dans ce chiffre les logements du personnel, la salle d’accouchement, l’amphithéâtre, et autres dépendances.

Le personnel médical comprend : 1 médecin

(crèche), 1 accoucheur en chef et r accoucheur adjoint, 3 internes, 1 sage-femme en chef cl 7 aides saffes-femmes.

Hôpital Necker ( 1 ).

i5i, rue de Sèvres [707.25].

Omnibus : Vaugirard-Gare Saint-Lazare (passe devant). Tramways : Saint -Germain - des - Prés - Claniart - Van ves

(1) Gervais. Histoire de l’hôpital Necker. Thèse, Paris, i885.

63o HOSPICES ET HOPITAUX DE PARIS

(passe devant). — Etoile-Montparnasse (descendre rue de Sèvres). — Montrouge-Saint Augustin (passe devant).

L’hôpital Neckcr fut fondé vers la fin du xvme siècle (1778), par Ml,le Necker. Grâce à l’inlluence de son mari, directeur général des finances, elle obtint du roi la somme de t\ 2 000 livres, qui devait être prise tous les ans sur les fonds de la loterie royale, pour l’entretien de 120 lits destinés aux malades.

Mmc Neckcr choisit pour établir l’hôpital un ancien couvent des Bénédictines de Notre-Dame-de-Liesse, situé au delà de la barrière de Sève (Sèvres). L’établissement, qui portait alors le nom d’ « Hospice de Charité des paroisses de Saint-Su lpice et du Gros- Caillou », fut administré pendant 10 ans par M Necker.

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Le nombre clés lits était de 120, dont 60 pour les hommes et 60 pour les femmes. Le service médical était assuré par un médecin et par un chirurgien. Au point de vue administratif, peu d’établissements hospitaliers étaient aussi bien tenus et cela à peu de frais, 17 sols par malade et par jour.

Mais le choix de la maison des Bénédictines n’était pas heureux. Les bâtiments étaient dans de mauvaises conditions hygiéniques : les salles étaient basses, les dortoirs n’avaient pas les dimensions nécessaires pour le nombre des lits, l’air se renouvelait mal. C’est pourquoi, malgré l’ordre ‘modèle qui régnait à l’hôpital, la mortalité était très grande à Necker à ses débuts, un peu moins élevée cependant qu’à 1110tel-Dieu où elle était formidable.

Pendant la Révolution, Mme Necker se retire à Lausanne et l’hôpital se ressentit un peu de la nouvelle administration. A cette époque, on donne à l’Hospice de Charité le nom d’ « Hospice de l’Ouest ». Un peu plus tard, en 1802, le Conseil général des

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