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muettes de naissance. Ce charitable ministre étant mort, ces deux pauvres iil les se trouvèrent sans aucun secours, personne n’ayant voulu pendant un temps assez long entreprendre de continuer ou de recommencer cct ouvrage. Croyant donc que ces deux enfants vivraient et mourraient dans 1 ignorance de leur religion, si je n’essayais pas quelque moyen de la leur apprendre, je fus touché de compassion pour elles, et je dis qu’on pouvait me les amener, que j'y ferais tout mon possible. »
Telles furent les deux premières élèves de l’Ecole qui devait devenir si illustre.
La maison de l’abbé de l’Epée était située £4, rue des Moulins, butte Saint-Roch ; elle a disparu en 1876 pour cause de nivellement lors du percement de l’ avenue de l’Opéra. En 1780, elle reçut les deux petites jumelles, cause de la création de l’Ecole; en 1771, elle abritait 3o élèves, plus de 60 en 1784 et 7 a en £780. L’abbé de l'Epée mourut en £789.
En 1790, l’Ecole eut beaucoup de peine à ne pas sombrer et l ui installée rue du Petit-Musc dans l’ancien couvent des Célestins où elle resta jusqu’en 1 79^.
En 1794, la Convention affecta aux Sourds-Muets « b; local occupé ci-devant par le séminaire Magloire », local où ils sont encore aujourd'hui.
Cette maison fut d’abord un refuge ou hôpital établi en fa86 par des religieux appartenant à l’Ordre Saint-Jacques du Haut-Pas. En £554, l’hôpital fut affecté aux soldats blessés au service du roi. En £ ô 7 :î , les religieux de l'Ordre Saint-Jacques du Haut-Pas ayant disparu, moins deux, Catherine de Médicis y plaça les moines de Saint-Magloire. En i(iao, Henri de Gondi, évêque de Paris, convertit l’abbaye de Saint-Magloire en un séminaire que dirigèrent les Pères de î 'Oratoire. A la Révolution, l’abbaye devint propriété nationale et reçut en £794 les sourds-muets.
Le corps de logis central actuel est l’ancien bâti-