C UNI CAT
Les chefs de clinique entrent en fonctions le 1e1' novembre de l’année où ils ont été institués.
CONCOURS DE CLIMCAT
Inscription au concours. — Seuls sont admis à prendre part au concours de chef de clinique les docteurs en médecine français.
Jury. — Les jurys des concours se composent .
Pour les places de chef de clinique médicale, de cinq examinateurs, savoir : deux professeurs de clinique médicale, désignés par le sort ; les deux professeurs de pathologie interne et un professeur désigné par le sort parmi les titulaires des trois chaires de pathologie et thérapeutique générales, d’anatomie pathologique et de thérapeutique.
Pour les places de chef de clinique chirurgicale, de cinq examinateurs, savoir : deux professeurs de clinique chirurgicale, désignés par le sort : deux professeurs de pathologie externe, de clinique ophtalmologique ou de clinique obstétricale, désignés par le sort; le professeur de médecine opératoire.
Pour la place de chef de clinique gynécologique, de cinq examinateurs, savoir : le professeur de clinique gynécologique; un professeur de clinique d’accouchement, désigné par le sort; deux professeurs de clinique chirurgicale désignés par le sort ; un professeur désigné par le sort parmi les titulaires des chaires de pathologie externe et de médecine opératoire.
Pour la place de chef de clinique chirurgicale des maladies des enfants, de cinq examinateurs, savoir: le professeur de clinicjue chirurgicale des maladies des enfants ; le professeur de médecine opératoire; le professeur de pathologie externe ; deux professeurs de clinique chirurgicale, désignés par le sort.
FACULTE DE MEDECINE
Pour les places de chef de clinique obstétricale, de cinq examinateurs, savoir : les deux professeurs de clinique d’accouchements; le professeur de clinique gynécologique; un professeur de clinique chirurgicale désigné par le sort; un professeur désigné par le sort parmi les titulaires des chaires de pathologie externe et de médecine opératoire.
Pour les places de chef de clinique des maladies du système nerveux, des maladies cutanées et syphilitiques et des maladies des enfants, de six examinateurs, savoir : deux professeurs de clinique médicale désignés par le sort ; les deux professeurs de pathologie interne ; un professeur désigné par le sort parmi les titulaires des trois chaires de pathologie cl thérapeutique générale, anatomie pathologique et thérapeutique, et le professeur de clinique dont le service est vacant.
Pour la place de chef de clinique de pathologie mentale et des maladies de l’encéphale : du professeur titulaire de la chaire des maladies mentales ; du professeur de pathologie générale ; du professeur de médecine légale: d’un professeur de clinique médicale et d’un professeur de pathologie interne, désignés par le sort.
Pour la place de chef de clinique ophtalmologique : du professeur de clinique ophtalmologique; du professeur de médecine opératoire : d'un professeur de pathologie externe et d’un professeur de clinique chirurgicale, désignés par le sort, et d’un des professeurs de physiologie ou de physique désigné par le sort.
Pour la place de chef de clinique des maladies des voies urinaires : du professeur de clinique des maladies des voies urinaires ; de deux professeurs de clinique chirurgicale; du professeur de pathologie chirurgicale; du professeur de médecine opératoire (i).
(i) Des agrégés sont dans tous ces jurys nommés comme suppléants et un certain nombre d’entre eux en font presque toujours partie.
CONCOURS DE CLINICAT
Épreuves. — Les épreuves du concours sont de deux sortes : les unes éliminatoires , communes à tous les candidats ; les autres définitives auxquelles sont admis deux candidats seulement pour chaque place mise au concours.
I. — Chef de clinique médicale, des maladies des enfants, des maladies cutanées et syphilitiques et des maladies du système nerveux.
Les épreuves éliminatoires comprennent :
i° Une leçon clinique d’un quart d’heure de durée sur un seul malade, après dix minutes d’examen ;
2° Une dissertation orale d’un quart d’heure de durée sur un sujet d’anatomie pathologique, après examen anatomique, micrographique ou clinique.
Les épreuves définitives varient avec les chaires de clinique de la manière suivante :
Chef de clinique médicale . L’épreuve définitive se compose d’une leçon clinique de vingt minutes de durée sur deux malades, après dix minutes d’examen pour chacun, avec la facilité de se borner pour l’un des deux à l énonciation sommaire du diagnostic et du traitement .
Chef de clinique des maladies des enfants. L’épreuve définitive consiste en une leçon clinique de vingt minutes de durée sur deux malades choisis dans le service des maladies des enfants, après dix minutes d’examen pour chacun, avec la faculté de se borner pour l’un d’eux à l’énonciation sommaire du diagnostic et du traitement.
Chef de clinique des maladies cutanées et syphilitiques. L’épreuve définitive consiste en une leçon de vingt minutes de durée sur deux malades choisis dans le service de clinique des maladies cutanées et syphilitiques, après dix minutes d’examen pour chacun d’eux, avec la faculté de se borner pour l’un d’eux à I énonciation sommaire du diagnostic et du traitement.
Chef de clinique des maladies du système nerveux.
FACULTÉ DE MÉDECINE
L’épreuve définitive consiste en une leçon de vingt minutes de durée sur deux malades choisis dans le service de clinique des maladies du système nerveux, après dix minutes d’examen, avec la faculté de se borner pour l’un d’eux à l’énonciation sommaire du diagnostic et du traitement.
II. — Chef de clinique chirurgicale. — Les épreuves éliminatoires comprennent :
i° Une composition écrite sur un sujet d’anatomie et de pathologie externe, pour laquelle il est accordé deux heures aux candidats ;
2° Une épreuve pratique pour laquelle chaque candidat a dix minutes de réflexion et dix minutes pour exposer les procédés opératoires, motiver son choix et exécuter l’opération.
L’épreuve définitive consiste en une leçon clinique de vingt minutes sur deux malades après dix minutes d’examen pour chacun.
III. — Chef de clinique gynécologique — Les épreuves éliminatoires comprennent :
i° Une leçon clinique d’un quart d’heure de durée faite sur une femme après dix minutes d’examen ;
2° Une dissertation orale de vingt minutes sur une question de gynécologie opératoire.
Les épreuves définitives se composent :
i° D’une épreuve orale sur les titres dont la durée sera de dix minutes;
2° D’une leçon clinique de vingt minutes sur deux malades examinées chacune pendant dix minutes.
I V. — Chef de clinique obstétricale. — Les épreuves éliminatoires comprennent :
i° Une leçon clinique d’un quart d’heure de durée faite sur une femme, après dix minutes d’examen ;
2° Une dissertation orale de vingt minutes de durée sur un cas de dystocie, avec ou sans manœuvres.
CONCOURS DE CLINIfAT
L’épreuve définitive se compose d’une leçon clinique de vingt minutes de durée sur deux femmes, après dix minutes d’examen pour chacune, avec la faculté de se borner pour l’une d’elles à l’énonciation des principales circonstances à relever au point de vue de la pratique obstétricale.
Y. — Chef de clinique chirurgicale des maladies des enjants. — Les épreuves éliminatoires sont :
i° Une épreuve écrite sur un sujet de pathologie chirurgicale infantile pour laquelle il est accordé deux heures aux candidats ;
2° Une épreuve pratique pour laquelle il est accordé aux candidats dix minutes de réflexion et dix minutes pour exposer le procédé opératoire adopté par lui et l’exécuter.
L’épreuve définitive se compose d’une épreuve clinique consistant en une leçon de vingt minutes sur deux malades, après dix minutes d’examen.
YL. — Chef de clinique de pathologie mentale et des maladies de l’encéphale. — Les épreuves éliminatoires comprennent :
i° Une épreuve sur un cas de pathologie interne à prendre dans un service de clinique médicale. 11 esl accordé aux candidats dix minutes d’examen et dix minutes d’exposition ;
2° Une consultation écrite sur un cas de médecine mentale, à prendre dans le service de clinique des maladies mentales. 11 est accordé aux candidats dix minutes d’examen et dix minutes d’exposition ;
3° Une consultation écrite sur un cas de médecine mentale, à prendre dans le service de clinique des maladies mentales. Il est accordé aux candidats dix minutes pour l’examen du malade. Le jury déterminera le temps accordé pour la rédaction et la consultation.
L’épreuve définilive se compose d’une leçon de
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clinique de vingt minutes cle durée sur deux malades choisis dans le service de clinique des maladies mentales, après dix minutes d’examen pour chacun d’eux.
VII. — Chef de clinique ophtalmologique. — Le nombre des épreuves est de quatre, savoir : deux épreuves éliminatoires, deux épreuves définitives.
Les épreuves éliminatoires sont :
i° Une composition écrite sur un sujet d’anatomie, de physiologie ou de clinique externe;
■2° Une épreuve sur titres.
Les épreuves définitives sont :
t° Une épreuve orale sur un sujet d’optique physiologique ;
•20 Une épreuve clinique sur deux malades choisis dans le service de clinique ophtalmologique. Cette leçon sera cle vingt minutes, après dix minutes d’examen des malades.
VIII. — Chef de clinique des maladies des voies urinaires. — Les épreuves éliminatoires comprennent :
i° Une composition écrite sur un sujet d’anatomie et de pathologie chirurgicale, pour laquelle il est accordé deux heures aux candidats;
20 Une épreuve de laboratoire sur la bactériologie, ou une épreuve de médecine opératoire.
Les épreuves définitives sont :
i° Une épreuve orale sur les litres, dont la durée sera de dix minutes;
■2" Une leçon clinique de vingt minutes sur deux malades pris dans le service de la clinique des maladies des voies urinaires et examinés chacun pendant dix minutes.
Traitement. — Les chefs de clinique reçoivent un traitement de 1 200 francs.
Les fonctions de chef de clinique adjoint sont gratuites.
ÉCOLE PRATIQUE
ÉCOLE PRATIQUE
L’enseignement de l’anatomie en France date du xvie siècle. Ce n’est point à dire que, pendant le moyen âge, on n’eût jamais disséqué : Henri de Mondeville, par exemple, était professeur d’anatomie à Montpellier en i3o4 et a laissé une anatomie récemment rééditée. Mais les connaissances anatomiques furent toujours rudimentaires et nullement vulgarisées. La Renaissance devait donner à l’anatomie son plein essor, et par les Yésole, les Eustache, les Fallope, etc., la porter à une apogée qu’elle n’a plus atteint. Les livres des xvi° et xvne siècles démontrent à l’envi que les modernes, malgré toutes leurs prétentions, n’ont fait que copier les fondateurs de l’anatomie, sans nous donner d’ailleurs une copie digne des originaux. Et pourtant les ressources dont disposaient les grands artistes de la Renaissance étaient maigres.
Le premier amphitéâtre d’anatomie fut construit en i6o4, au siège même de la Faculté. 11 était en bois et ouvert à tous les vents. « A ce moment la lutte entre les médecins et les chirurgiens était des plus vives. Dans les deux camps on s’évertuait à se procurer des cadavres, et c’était à qui arriverait le premier auprès du lieutenant général criminel ou du Parlement, pour en obtenir le corps des suppliciés. Il y eut à cette époque un grand élan vers l’anatomie, et bientôt l’engouement devint tel que des excès regrettables, des scandales, des profanations de sépultures s’ensuivirent. La justice criminelle ne pouvait plus suffire à l’avidité des maîtres et des élèves, tant en médecine qu’en chirurgie. Les étudiants allaient, en chœur, et la nuit, décrocher les suppliciés suspendus aux gibets de Montfaucon, aujourd’hui les Buttes- Chaumont! A Rouen, l’ardeur était telle que le i4jan-
L’Æsculape.
FACULTÉ DE MÉDECINE
vier 1678, à peine un supplicié fut-il hissé, qu’une bande de 35 compagnons chirurgiens, tous armés d’épées et de pistolets, déboucha tout à coup et, se ruant contre l’échafaud, bouscula l’exécuteur et ^cs aides, coupa la corde à coups de sabre, s’empara du cadavre du pauvre Lavoine, « non encore mort », et l’entraîna dans une chambre de chirurgiens (1)! Malgré cet excès de zèle et ces scandales, les cadavres manquaient (1) ». A cette époque (et assez souvent encore aujourd’hui), la volonté d’un mourant « même supplicié » était respectée; à plus forte raison en étail-il de même à l’égard des pauvres qui mouraient à l’hospice.
En 1617, l’Amphithéâtre d’anatomie si primitif lit place à un autre plus solide et mieux installé qui prit le nom d’Amphithéàtre de Riolan parce que celui-ci y enseigna l’anatomie. Cent vingt-sept ans plus tard, en 1744, on érigea un nouvel amphithéâtre monumental, l’Amphithéâtre de 4\ inslow, qui y professa l’anatomie. Il existe encore et siège au coin des rues de la Bùcherie et de l’Hôtel-Colbert, dans une maison de peu d’apparence, actuellement propriété de la Ville de Paris (lig. 12).
Malgré des réparations continuelles, la Faculté de médecine était en 1775 dans un délabrement complet ; les eaux de la Seine, non endiguée encore, venaient miner les constructions de la vieille Faculté. Les docteurs régents transportèrent leur enseignement ollicicl dans les locaux laissés libres par les anciennes Ecoles de droit, aux nos 1 7 cl 19 de la rue Jean-de- Beauvais, la Faculté de droit s’étant transportée là où elle est maintenant. (Le percement de la rue des Ecoles a fait disparaître les locaux de la rue Jean-de-
(1) Bulletins de l’Association française de chirurgie y 1898; et Lailler, Gazette des hôpitaux, 1887, p. 806.
Fig. ii. — Une leçon d’anatomie au xiv' siècle. Reproduction, par E. Nicaise, en même grandeur, d’une miniature placée en tète du Truité cle V anatomie de Guy île Chauliac. Ms. franç. 1 84 de la Bibl. de la Fac. de méd. de Montpellier ; ms. du xiv* siècle.
FACULTÉ DE MÉDECINE
Beauvais.) Les démonstrations anatomiques continuèrent à avoir lieu à l’ancien local, c’est-à-dire à l’Amphithéâtre de Winslow.
L’enseignement anatomique dont nous venons de parler était celui cjuc les Médecins proprement dits donnaient aux étudiants.
Plus brillant était celui des Chirurgiens qui de tout temps avaient cultivé l’anatomie et avaient, de 1691 à i6q4, érigé un amphithéâtre au frontispice duquel s’étalait l’inscription suivante :
Ad cœdes hominum prisca amphilheatra patebant
Ut discant longum vivere nostra patent,
que le Dp Bosquillon traduisit ainsi :
Si dans les siècles idolâtres.
Ces superbes amphithéâtres,
Où l’on admire encore la grandeur des Romains,
S’ouvraient pour avancer le trépas des humains ;
Cette aveugle fureur ne se voit plus suivie ;
Les nôtres sont ouverts pour conserver la vie.
Au xviiie siècle dans la rue des Cordeliers (aujourd’hui rue de l’Ecole-de-Médecine) se dressait le Collège des Maîtres chirurgiens jurés de Paris ou « chirurgiens de robe longue » par opposition aux barbiers ou « chirurgiens de robe courte » que la Faculté de médecine s’était attachés. Le Collège de chirurgie avait des cours nombreux, mieux distribués que ceux de la Faculté, et des professeurs très connus, tels que Dionis, Louis, Brasdor, Sabatier, etc., non soumis aux changements bisannuels, comme à la Faculté. 11 y avait matin el soir des cours d’anatomie, de physiologie, d’opérations, etc. Tandis que le professeur d’anatomie de la Faculté, parlant du haut de sa chaire, laissait à un autre, le plus souvent à un barbier, le soin de manier le scalpel, le chirurgien juré du Collège de chirurgie disséquait et opérait lui-même ; aussi son succès était-il très grand auprès des étudiants. C’était la première
Fig. 12. — Ancien amphithéâtre d’anatomie de Winslow, 17/1/1, au siège de l’ancienne Faculté de médecine. (Le corps de bâtiment surmonté d’une coupole est l’ancien amphithéâtre.)
Ecole de chirurgie de toute l’Europe, dit avec beaucoup d’enthousiasme Diouis, dans son introduction à ses dix leçons de chirurgie laites au Jardin royal. Bientôt l’amphithéâtre du Collège de chirurgie devint trop petit et le collège, accru de l’ Académie de chirurgie, se transporta tout près dans la même rue, sur remplacement du Collège de Bourgogne, et c’est entre les deux amphithéâtres actuels (grand et petit) que se trouvait une salle avec 4 tables pour les dissections. (C’est actuellement une petite cour où sont des urinoirs).
Mais en 1793 tous les corps enseignants disparurent. La Faculté de médecine renaquit en 1794 sous le nom d’Ecole de santé; on l’installa dans les locaux du Collège et de l’Académie de chirurgie.
Les salles de dissection furent transportées presque en face, sur l’emplacement d’une partie du couvent des Cordeliers où en l’an \ I on construisit G pavillons pouvant contenir chacun Go élèves environ.
Un arrêté du i4 ventôse an III a organisé l’Ecole pratique : il prévoyait un chef des travaux et 6 prosecteurs, qui furent nommés sur la présentation de l’École. A la mort du premier chef des travaux, Fragornard (an VII), il fut procédé à un concours qui se termina par la nomination de Duméril, prosecteur.
Duméril ne fut pas remplacé et son traitement servit à rémunérer quatre sous-prosecteurs ou aides d'anatomie , nommés au concours. Le premier concours s’ouvrit en nivôse, an 'NUI, et consista : i° en questions toutes relatives à la pratique des recherches anatomiques ; 2° en extraits d’observations anatomopathologiques ; 3° en descriptions écrites et dessins de pièces d’anatomie ; 4° enfin en une préparation de névrologie.
Les prosecteurs furent de même nommés au concours, de par l’arrêté du 19 thermidor an \ II.
En l’an III, le chef des travaux anatomiques était logé et touchait 5 000 livres, les prosecteurs étaient
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également logés et touchaient chacun 2 000 livres. En l’an IV, les traitements furent élevés pour le chef des travaux anatomiques à 6 000 livres, pour les prosecteurs à 3 000 livres.
Dans la première partie du xixe siècle, l’anatomie continua à être enseignée à l'Ecole pratique; mais c’est surtout soit à l’Amphithéâtre de Clamart, soit à Bicêtre ou dans les hospices de vieillards que les étudiants allaient disséquer, quand ils n’emportaient pas de fragments de cadavre dans leur chambre.
En 1878, l’Ecole pratique de dissection fut transportée momentanément rue Vauquelin, où elle resta
fondant cinq ans environ, c’est-à-dire pendant tout e temps qu’exigea la construction de l’Ecole pratique actuelle de dissection. Celle-ci a été installée surtout d’après les conseils de M. Farabeuf, que, malheureusement les incompétents architectes n’ont pas toujours suivis.
Il y a actuellement, pour les travaux pratiques de dissection, 8 pavillons ; chacun de ceux-ci contient en principe 1 4 tables, et comme 5 élèves peuvent disséquer en même temps sur un même sujet, chacun de ces pavillons était tout d’abord occupé par 70 élèves environ. Mais si, en 1889, le nombre des étudiants qui ont disséqué était de 793, six ans plus tard, on constate le chiffre de i348 élèves ayant le droit de disséquer. Ce chiffre a déterminé un encombrement dans les pavillons, qui dès lors continrent chacun i3o élèves au lieu de 70. Actuellement le chiffre est rabaissé à environ 100 élèves pour les pavillons de première année et à environ 70 pour ceux de deuxième année, principalement par suite de l’envoi à l’ Amphithéâtre des hôpitaux d’une partie des élèves (2 pavillons).
Dans chaque pavillon il v a, à l’entrée, un lavabo.
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dos cases dans un premier vestibule. Dans la grande salle se trouvent des tables en ardoise et avec des pieds en fonte. Le sol est en bitume et balayé à la sciure. Au fond, se trouve le cabinet du prosecteur et une salle de macération où l’on peut faire des injections. Le plafond du pavillon est en verre et présente sur les côtés des trappes pour l’aération. Ces pavillons sont très élevés, dilliciles à chauffer ; en revanche l’été, pendant les cours de médecine opératoire, ils sont un peu chauds. La lumière vient d’en haut et de tout un côté du pavillon. Sur l’autre mur de la pièce, qui est rectangulaire, se trouvent des planches murales de myologie. La chaire, légèrement élevée, permet de dominer toute la salle. Celle-ci n’est pas éclairée au gaz, ce qui en hiver est parfois gênant.
Au delà des pavillons se trouve la salle d’injection. Ici, arrivent des divers hôpitaux et hospices iôoo sujets par an, mais dont 45o environ sont inutilisables et vont directement au four crématoire ; là aussi vont les débris anatomiques enlevés tous les jours au fur et à mesure. Voici les méthodes d’injection employées. Pour un sujet de taille moyenne, il faut 4 litres de liquide composé de a litres t/2 de glycérine phéniquée au dixième, i litre 1/2 d’alcool, un litre d’arsenic et 20 grammes de chlorure de zinc brut. Cette injection est poussée très doucement. Pour un fort sujet, il faut 5 lit rcs du même liquide. Si le sujet est « avancé » ou si le sujet est destiné seulement à la médecine préparatoire, on met un peu plus de chlorure de zinc, ou, au besoin, par économie, 011 peut l’injecter simplement au chlorure de zinc.
Une rotonde centrale représente le pavillon de dissection du chef des travaux anatomiques. A cette rotonde sont annexées des salles de dissection, des salles de dessins, des salles de macérations, toutes assez grandement installées.
Une salle d’examens est annexée à l’Ecole pratique ;
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c’est là que les élèves passent l’examen pratique de dissection et l’examen de médecine opératoire. Elle est très grande et contient 5 à 6 tables.
L’enseignement de l’anatomie est donné dans chaque pavillon par un prosecteur qui fait trois leçons par semaine et trois aides d’anatomie qui ne font chacun qu’une leçon. En première année, ces leçons portent sur l’ostéologie, l’arthrologie, la mvologie, l’angéiologie et les rapports des principaux viscères du thorax et de l’ahdomen, et les régions. Ces leçons ou mieux ces démonstrations, faites sur des préparations disséquées d’avance, sont très profitables aux élèves, à ceux qui veulent bien les écouter. En seconde année de dissection, les prosecteurs et les aides d’anatomie enseignent la névrologie et la spianchnologic — au point de vue topographique, — l’histologie étant très sommairement indiquée.
Il y a en principe huit prosecteurs et quinze aides d’anatomie. On nomme tous les ans deux prosecteurs, qui fonctionnent pendant quatre ans, et cinq aides d’anatomie, qui fonctionnent pendant trois ans et ne peuvent se présenter au prosectorat que trois fois.
Le chef des travaux anatomiques fait un cours d'anatomie topographique tous les hivers.
L’enseignement de la médecine opératoire à l’Ecole pratique est organisé de la façon suivante. Les élèves sont répartis en séries de 90 au maximum ; il y a 7 séries en moyenne. Chacune de celles-ci suit un cours de médecine opératoire fait par un prosecteur aidé de 6 aides d’anatomie. Ces cours ont lieu au printemps et en été - — il y a un cours en octobre pour les élèves qui vont passer à la rentrée leur examen de médecine opératoire. Chacun de ces cours, étant donnée la pénurie de cadavres, comprend seulement 16 à 18 leçons ; les élèves sont au nombre de 4 pour une table et ont successivement à leur disposition trois sujets. * — Le programme des cours est celui indiqué dans
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FACULTE DE MÉDECINE
le Traité de Farabeuf. On ne fait que les ligatures, les amputations et quelques résections. C’est là un enseignement qui paraît un peu restreint, mais c’est à l’hôpital que l’élève étudie les giques et autres, et d’une façon table. — L’enseignement à l’Ecole n’est donc qu’un court prélude de celui fait dans les services à l'hôpital et de celui fait par le professeur de médecine opéra toire à la Faculté.
Pour la médecine opératoire, comme pour l’anatomie, l’encombrement est tel, à cause de la pénurie des cadavres, que les docteurs étrangers qui viennent pour se perfectionner à Paris sont bien étonnés de ne pas trouver en France, comme à l’étranger, les mêmes facilités d’étude.
Les élèves qui ont suivi les Travaux pratiques de dissection et ceux de médecine opératoire obtiennent un certificat qui leur est demandé pour passer les examens. Ceux qui sont en cours régulier d’études n’ont pas besoin de ce certificat; les notes trimestrielles du prosecteur en tiennent lieu. On sait que, depuis 1879, les Travaux pratiques sont obligatoires et non plus facultatifs.
Les cours d’hiver ne commencent qu’en novembre ; à cette époque s’ouvre la dissection du premier pavillon d’anciens- (élèves ayant déjà disséqué un an). En même temps commencent aussi les cours d’ostéologie pour les élèves nouveaux. Ces cours d’ostéologie durent trois semaines, et, après un examen que fait passer le chef des travaux anatomiques aidé des prosecteurs des autres pavillons, l’élève dissèque. Les premiers pavillons ouverts dissèquent donc quatre mois et demi au maximum — les huitième et septième pavillons dissèquent les derniers, trois mois à peine. — Ce sont les premiers inscrits qui dissèquent les premiers.
Depuis la reconstruction de l’Ecole pratique.
opérations gynécolobeaucoup plus profi-