‹ L'affaire de la rue Quincampoix, comédie en une acteChapitre 7 sur 18 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, PIGCIOLA, puis JOSEPH.

PICCIOLA **, accourant par la gauche.

Monsieur Tiburce!... Ah! je savais bien que je reconnaissais votre voix.

TIBURCE

Ah ! Mademoiselle, il est recommencé le temps des Montaigu et des Capulet!... on nous sépare comme Roméo et Juliette; on nous persécute comme Héloïse et Abeilard!

PICCIOLA

' Ah! mais je l'ai juré, à mon père, jamais on ne me forcera

à me marier contre mon cœur et quand je devrais... (ici

Pochonnet saisit la sonnette qui est sur le guéridon et l'agite violemment.)

TIBURCE, à Picciola que le bruit arrête.

Ça ne fait rien, allez toujours.

POCHONNET **, à Jcseph, qui entre par le fond. Va me chercher deux sergents de ville.

TIBURCE

Attends, Joseph, nous allons y aller ensemble... Au fait non, j'irai tout seul... (a Picciola.) Sans adieu, Mademoiselle, la tyrannie de votre père me fait bien vivement apprécier le bonheur de n'en avoir jamais eu.

POCHONNET, hors de lui,

Joseph!...

* Picciola, Tiburce, Pochom.et.

* Picciola, Tiburce, Joseph, Pochonnet .

TIBURCE, tranquillement.

Ne le dérangez pas, Monsieur... Je vais vous envoyer deux sergents de ville, (il sort par le fond.)

POCHONNET *.

Ah! c'est abominable! Et toi, Joseph, ne t'avais-je pas défendu de laisser entrer cet homme?

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