‹ L'affaire DreyfusChapitre 57 sur 178 · M. JANIN · texte numérisé non relu

M. JANIN

Ce que le camarade stagiaire, le douzième. devient fatigant ! Nous l'avons connu, grand'mère ; grand'mère, nous l'avons connu » (1).

M.de Pouydraguin n'a pas voulu comprendre là leçon :

Je lui ai répondu, dit-il, comme je l'avais déjà fait dans la déclaration par moi remise précédemment au colonel Henry pour ie général Gonse, déclaration qui, me dites-vous, n'a pas été retrouvée, que, dès le printemps nous savions d'une façon certaine que nous nirions pas aur manœuvres celle année 189%, les manœuvres devant être pour nous remplacées par un stage. Ces renseignements qui mélaient demandés par le capitaine Janin l'étaient pour le général Roget (2).

Ils étaient catégoriques : ils démentaient formellement le système de l'accusation : ils n'ont pas vu le jour, non seulement le général Roget n’en a pas parlé dans sa déposition devant le Conseil de guerre de Rennes ; mais il a reproduit

(1, Lettre du capitaine Janin, Enq. crim. IT, 2C9. (2) De Pouydraguin." Eng: "Crim. IT, 214

Le

dans sa déposition devant le Conseil de guerre de Rennes ses affirmations précédentes et soutenu que les stagiaires avaient, aux termes de la circulaire du 18 mai, eu le droit de croire qu'ils iraient aux manœuvres, sinon avec les corps de troupe, du moins avec l'Etat-Major.

À la circulaire du i8 mai 1894, le général Zurlinden, le commandant Cuignet, M. Cavaignac ont semblé vouloir opposer une note du 27 ou du 28 août suivant qui, seule, aurait définitivement fixé les stagiaires sur la situation.

Mais le commandant Cuignet lui-même a reconnu que la circulaire du 18 mai est la seule qui existe sur ce sujet et « qu'il n y à pas eu de décision ministérielle » (1).

Et si l’on à pu parler d’une note du 27 ou 28 août 1894, c'est err se référant par confusion à celle qui, à cette date, a été faite pour demander aux stagiaires de deuxième année quel était le régiment où ils voulaient faire leur période régimentaire. Nulle part elle ne les informait qu'ils n’assisteraient pas aux manœuvres. C'est la note du 18 mai précédent qui les avail fixés sur ce point (2). Et il ne pouvait subsister depuis ce moment aucun doute dans leur esprit sur ce point : car. dès le 18 juin, cette note avait reçu son exécution par la désignation des régiments où les stagiaires des 1% et 4° bureaux devaient accomplir leur période d'instruction régimentaire de trois mois du 1% juillet au 30 septembre 1904. Voici le texte de la note du 1° juin 1894 (3).

La section du*personne] du service d'Etat-Major a l'honneur de faire connaître au 1% (et au 4°) Bureau de l'Etat-Major de l'armée, que les officiers brevetés, dont les noms suivent, actuellement détachés comme stagiaires au dit Bureau. sont désignés ponr accomplir une période d'instruction régimentafre de trois mois, du 1% juillet au 30 septembre prochain inclus, dans les corps de troupe ci après indiqués, savoir

17 Bureau :

MUNIE CADRES ENIe LR M ne... | NS 71° régiment d'infanterie.

RODEPE, CANAMMEMMATUIler te AR MANQUE... MERS 2 régiment d'infanterie.

Lacombe de la Tour, capitaine de cav alerie. ::... NI

(1) Cuignet, Rennes I, 513.

(2) De Fonds-Lamothe, Rennes III, 302. — Dreyfus, Rennes HI 305, Cpr. — Cpr.. Rogel, Rennes, III, 302.

(g) Ministère de la Guerre : Note du 1* juin 1894.

152° régiment d'infanterie.

batt. de Gérardiner).

Audouin(capiiame, d'arullerie. ..- NS see 104° régiment d'infanterie.

Descoings "Capitaine d'infanterie... PAM ns. 4e o1° régiment d'artillerie.

Duchet-Suchaux, capitaine d’infanteric............,........ 119 régiment de chasseurs.

M. le général commandant le 6° Corps d'armée est informé que M. le capilaine Lacombe de la Tour ne rejoindra son corps que dater du 20 juillet prochain.

4° Bureau :

MM. de Préval, chef de batäillon d'infanterie. : :. 4.00 15° régiment d'artillerie.

ReRFeAGapiannel der lee es Nr On ne SERRE 42e régiment d'infanterie.

Helot, vapildine "du s6me.: ss nes ao CLS ARRETE 11° régiment d'artillerie.

NA IUCApINALURE; OPEL SN de de rt eRee 129 régiment d'infanterie.

Ducroetr COpiteine NÉ anOIemE A sn M oi dt ie régiment de hussards.

Margot, lieutenant de dragons....... AR ne mere etats : 2° régiment d'artillerie.

IH est dans ces conditions, manifestement impossible de retenir, de ce chef, une charge quelconque contre Dreyfus, qui n’est pas allé aux manœuvres ; qui, dès le 18 mai, savait qu'il n'y pouvait aller (1) ; qui n’a pu en aucun cas conserver aucune illusion à ce point de vue depuis le 18 juin au plus tard, puisque, dès cette date, la décision. a reêçu son exeécution (2), et qui, par suite, n'a pu écrire fin août, la phrase finale äu bordereau exprimant, non pas même un espoir. mas une certitude : « Je vais partir en manœuvres (3). »

Et, d'autre part, non seulement il est établi que le régiment d'Esterhazy le 74° d'infanterie, est allé aux manœuvres (4) et qu'Esterhazv qui, en sa qualité de major. ne devaït pas y assister officiellement, pouvait avoir l'intention de s'y rendre en amateur ; mais encore, M. le juge d'instruction Bertülus a saisi, aux mains du secrétaire de M. Edmond de

1) De Fonds Lamothe, Rennes : 302. — Dreyfus, Rennes, 305, Cpr. Rogel, Rennes III. 302.

Ministère de la Guerre : Nole du 1" juin. 1894. Dreyfus, Rennes, IT. 408.

Rapport B. B., 119-120.

en —

Rothschild, deux lettres d'Esterbazv, demandantàce banauier des secours d'argent, à la suite du duel Crémieux-Foa, dont il avait élé le témoin (1). Et, dans ces deux lettres, l’une d'avril 1886 (2), l’autre du 29 juin 1894 (3), nous lisons, dans la première : « Non seulement je pars pour le camp, mais je pars en manœuvres. » Dans la seconde : « En garnison à Marseille, ne connaissant rien aux affaires, je confiai, au moment de partir en manœuvres... » C'est-à-dire que nous retrouvons sous la plume d'Esterhazy, à toute époque. et notamment à la veille même du bordereau, et avec la même formule incorrecte qui lui est familière, la phrase finale du bordereau lui-même.

$ 3. — Le Dossier secret.

L'accusation à fait grand élat au cours du procès de ce qu'on a appelé « le Dossier secret », et elle a exploité avec une habileté redoutable le mystère dont elle a su en entourer la communication. Ces pièces étaient, disait-on, si graves, qu'il était impossible de les produire en public : non seulement le huis clos devait en protéger la révélation aux juges ; * mais encore elle devait former un pli à jamais séparé du reste de là procédure. En 1894, et par une violation flagrante du droit de la défense que la Cour de Cassation a toujours réprimée, elles étaient communiquées au Conseil de guerre, secrètement, en arrière et à l'insu de l'accusé et de son défen seur. En 1899, un général était délégué par le Ministre pour en conserver le précieux dépôt, et, si chaque pièce était alors montrée aux juges, à Dreyfus et à ses avocats, la communication, pour loyale qu'elle fût, n’était qu'orale, sans que personne püt prendre le texte lui-même des documents ainsi produits, en peser mürement et à tèle teposée les termes, sans que la discussion en fût permise à l'audience (4).

Le mystère est à la malignité ce que le manche est au coueau : il en conserve la pointe. Et c’est bien le but qui fut poursuiv: et Qui fut atteint par l'impression produite sur

(N\Bertulus, Cass!, 9911119299;

(2) Liasse 3.:— Dossier 4.

(3) Lfasse 3. — Dossier 6.

(4) Jug* du 7 août 1899, Rennes I, 44. — Picquart, Rennes TI, 401.

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l'opinion publique. I n'est pas un homme de sens qui, comparant l'inanilé des charges exposées publiquement à la condamnalion prononcée, ne soit demeuré Convaineu que le uossier secret devait contenir là preuve inutilement cherchée par ceux qui n'y étaient pas initiés. La justice exige que cette manœuvre soit enfin déjouée. Nous avons pris l'engagement vis-à-vis de nous-mêmes de faire, autant qu'il sera en notre pouvoir et sur tous ies points, la lumière ; nous voulons que tout ce que nous savons soit connu de tous et nous publions à l'appui de ce réquisiloire et sans exception, tout ce que contient le dossier secret. Il faut que chacun puisse juger en pleine connaissance, sache les procédés employés pour voiler la vérité : il faut que personne ne puisse croire que la condamnation prononcée a pu se justifier par des causes encore ignorées.

Nous avons déjà dit comment, après l'arrestation de Drevfus et lors de la première information dirigée contre lui, le général Mercier avait fait rechercher au Bureau des renseignements, parmi les pièces qui, ne désignant ouvertement personne, étaient mises en réserve, toutes celles qui, directement ou indirectement, pouvaient être appliquées à l'inculpé et conlirmer les indices déjà recueillis contre lur 4). Telle est l’origine du dossier secret.

Nous avons rappelé (2) les controverses qui se sont élevées au sujet de sa Composition primitive.

Le général Mercier était d'accord avec le lieutenant-colonel Picquart pour reconnaître qu'il contenait : 1° le télégramme « Choses. aucun signe d'Etat-Major » ; — 2° le memento « Doutes : preuve » ; — 3° la lettre : « Davignon » ; — 4° Ja lettre : « Ce canaille de D... » ; — 5° les rapports de Guénée, du 28 mars et du 6 avril 1894, le tout encarté dans le commentaire revu et corrigé de M. du Paty de Clam (3).

Le capitaine Freystatler a soutenu quil contenait, en outre, la traduction fausse du télégramme du 2 novembre 1894 : « Dreyfus arrété : émissüire prévenu. » Le général Mercier l’a nié (4).

(1) Voir pages 68-69.

>) Voir pages 69 à 272.

(3) Général Mercier, Rennes I, 482. —- Picquart, Cass. 99, I, 134 et Rennes I, 400. À (4) Freystatter. Rennes, If, 399, 400, 403. — Général Mercier, «Rennes,

II, 402. — Voir p. 69.

Le général Mercier a soutenu enfin, devant le Conseil de guerre de Rennes, que la pièce 26 « sur l'organisation militaire aux chemins de fer français » figurait au dossier ; il a dû reconnaitre devant la Chambre criminelle que cette indication, par lui donnée aux juges de 1899, était inexacte (1).

Ce dossier embryonnaire a été repris, remanié et complété au printemps de 1898 (2?) par l’ordre du général Billot, après une étude d'ensemble à laquelle procédèrent le général Gonse et le lieutenant de réserve Watlinne (3). Les documents qui y prirent place désormais s'élevèrent au chiffre de 217 répartis en quatorze cotes. De nouvelles pièces réunies dans un dossier annexe y furent encore jointes au moment de la clôture de l'inventaire, ainsi que divers rapports sur l’obus Robin, le chargement des obus à la mélinite et l’artillerie lourde de la 9° armée. Le tout, s’élevant alors au chiffre de 299 pièces inventoriées, fit l’objet d’un rapport en date du 1° juin 1898, qui fut rédigé par M. Waitine (4), signé par le général Gonse, approuvé et visé par le général De Boisdeffre (5). Ce rapport avait un moment disparu, comme tant d’autres pièces du Ministère ; mais un exemplaire, £inon l'original lui-même (?) en fut retrouvé aux mains du général Billot et rétabli aux archives de la section de statistique (6).

Tout cela ne parut pas encore suffisant à M. Cavaignac qui prescrivit au Capitaine Cuignet de revoir le dossier et d’établir un nouveau rapport. Cet examen amena la découverte ‘lu « faux Henry ». Mais le rapport demandé par le Ministre était à peine ébauché, quand M. Cavaignac donna sa démission : il ne fut pas terminé (7).

Enfin lors des débats de la première revision, le dossier fut encore revu : de nouveaux documents y furent versés. Parvenu alors à son état définitif, comprenant désormais 374 pièces, plus une annexe contenant 11 documents, il fut présenté à la Chambre criminelle et porté à Rennes par le

(1) Général Mercier, I, 483. Rennes et Enq. crim. I, 258, 280.

(2) Targe, Enq. crim. I, 50.

(3) Wattinne, Enq. crim. I, 863, 864. — G. Gonse, Rennes. III, 348 et Eng. crim. I, 205.

(4) Wattinne, Enq. crim., I, 870, 875.

(5) Wattinne, Eng. crim. I, 875. — Rapport Gonse.

(6) Targe, Enq. crim. I, 50. — Général Billot ; Lettre du 1% mai 1899, au Ministre de la Guerre. Rennes III, 353 et Enq. crim., I, 448, 449. — Rapport Cuignet, 3 mai 1899. — Lettre Viviani, 4 mai 1899 (M. G.).

(7) Cuignet, Rennes III, 350.

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général Chamoin, qui le communiqua au Conseil de guerre (1).

Examinons toutes ces pièces et recherchons ce qu'on &8a peut tirer contre Dreyfus.

Il convient tout d'abord de mettre de côté, les 142 documents qui n'ont été versés au dossier que comme pièces de comparaison, destinées à attester l'identité de l'écriture de A... (n°° 141 à 158. — 352 à 354)

ou de ses familiers (n°° 323 à 325. — 355 à 364) ; de B... (n°° 236à 317) ; deB--et de ses correspondants (n°° 318 à 322) ;

du comte de Münster (n°s 335 à 338) ; à

de M. Ressmann (n°° 339 à 351) ; du colonel Schneider (n°° 326 à 334).

Nous n'en retiendrons que les pièces 267 et 349 qui, nous le verrons, bien loin de pouvoir être invoquées par l’accusation, se retournent directement contre elle {2).

Nous ne nous attarderons pas davantage à la correspondance intime de A... avec Mme X... (n° 159 à 235). Si M. Wattinne qui l’a versée au dossier malgré les objections du général de Boisdeffre, proposant « de jeter tout cela au feu », explique qu'il a voulu ainsi prouver «la pureté de la source » où étaient puisées les pièces accusatrices, il peut sembler fâcheux qu'il n'ait pas compris qu'on pouvait voir dans un tel fait le projet de peser sur un témoin redouté, en le mettant en face de la crainte d’un scandale devant lequel il eût sans doute reculé (3).

Et qu’on ne dise pas qu'il n’est pas permis d'imputer une aussi laide pensée à ceux qui ont fait verser ces pièces au dossier ! M. du Paty de Clam l’a dénoncée lui-même à la Chambre criminelle. « On a voulu, a-t-il dit, faire usage, à « un moment donné, de pièces saisies dans les mêmes con- « ditions que le bordereau et qui pourraient toucher la vie « intime d’un attaché militaire étranger. et... d’une personne « de la société. J'ai trouvé que cela n'était pas possible, « quelles que fussent les circonstances, de jeter pareille « chose au débat.

(1) Général Chamoin, Rennes III, 351.

2) Voir pages 751 et suiv.

(3) Wattinne, Enq. erim. I, 872. — Cpr. Général Roget. Enq. crim. I,

on

« D. N'était-ce pas le général Gonse précisément qui avait demandé cela ?

« R. Non, autant que je puis me le rappeler, c'était le « colonel Ilenry qui avait proposé cela au général Gonse, et « Je me suis élevé très vivement contre cette idée :; j’ai même « déclaré que, si on en faisait usage, je donnerais ma démis- « sion (1;. »

Le même sentiment a fait verser au dossier, et nous fait rejeter la correspondance de B à À (n°° 236 à 317), doné nous n'avons à extraire que la pièce 267 déjà visée plus haut, qui nous servira de pièce de comparaison lorsque nous éludierons la lettre relative « à l’organisation des chemins de fer » (2) et les nombreuses pièces qui attestent qu'après l’arréstation de Dreyfus, comme depuis 1892, A... et B... ont continué à se livrer à des menées d'espionnage, et à avoir à 'eur disposition des indicateurs ou des personnes qui leur rapportaient des renseignements (253, 254, 310, 318 à 322) (3).

Signalons pourtant la pièce 256 datée du 1% septembre 1894 10 h., et portant : « J'ai oublié de vous dire que la 3° partie « du règlement sur les bouches à feu, de siège et de place, « dont hier nous avons parlé avec S... d, n'esi pas encore « sortie. » Et si nous nous rappelons qu'à ce moment, fin août 1894, Esterhazy réclamait au lieutenant Bernheim. qui la lui a prêtée, cette 3° partie du règlement sur les bouches à feu de siège et de place (4), nous y trouvons assurément un indice grave à ajouter à tous ceux qui démontrent la culpa: bilité d'Esterhazy.

Nous n'avons certainement point à retenir comme pouvant fournir une preuve quelconque contre Dreyfus les rapports et les notes dressés, pour commenter les diverses pièces ainsi réunies et grouper les charges qui peuvent être invoquées contre l'accusé. Ils ne constituent que le canevas ultérieurement brodé par l'accusation, et ne peuvent avoir d'autre valeur qu’elle-même. Ce sont :

(1) Du Paty de Clam, Enq. crim. I, 17%.

(2) V. pages 791 et suiv.

(3) Cpr. Cuignet, Cass. 99, I, 373.

(%) Bernheim, Rennes lil, 143 el 524 Voir page 468.

N° 9. — Une note du commandant Cuignet sur les expertises de 1894-1897.

N° 140. — Un rapport du même sur les charges relevées contre Dreyfus.

N° 42. — Une note du même sur les conditions dans lesquelles on fut amené à soupçonner Dreyfus.

N° 67. — Une note du même sur l’obus Robin, le chargement des obus à la mélinite, et l'affectation de l'artillerie lourde à la 9° armée.

Nous savons ce que nous devons penser des rapports de Guénée (n° 33 à 39 bis, 85 à 99), ce policier de bas étage jadis employé à la police des jeux et des mœurs par la Préfecture qui l'avait congédié, recueilli par la section de statistique, où il était devenu le bras droit d'Henry, bourrant ses rapports de propos qu'il ramassait dans les tripots, auprès des filles galantes ou dans leur domesticité, et surtout des idées qu'il pensait être celles des gens qui l'emplovaient (1).

Et l'accusation reconnaît elle-même qu'elle n’a rien à tirer, soit des lettres échangées de la Guyane entre Dreyfus et sa famille (n° 102 à 114), soit des rapports de l’Administration pénitentiaire sur l'attitude du déporté à l'Ile du Diable (n°° 115 et 116).

Nous mettrons à part, pour les étudier en détail, les numéros

14 « Dreyfus Bois... »

22 « Choses. aucun signe d'Etat-Major ».

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