‹ L'affaire Dreyfus et l'imageChapitre 43 sur 142 · Le dénouement · texte numérisé non relu

Le dénouement

* Les vies comiques, drolatiques des grands hommes et des écrivains illustres datent de loin dans la Caricature : on les rencontre dès la Révolution et, depuis 1850, presque toutes les personnalités marquantes virent ainsi leurs hauts faits ou leurs actions d'éclat interprétés de façon satirique par l'image. Proudhon, entre tous, donna lieu à des séries de petites vies amusantes dessinées par Chain dans Le Charivari avec un entrain endiablé. Naturellement, les grands de la terre, princes et souverains, n'échappèrent pas non plus à ces biographies illustrées, d'une nature particulière. Et quand on ne pouvait pas dessiner librement ce que Ton pensait, on avait recours aux suhterfuges habituels. C'est ainsi que Napoléon III régnante, une Vie et aventures drolatiques du sire de Framboisy ne trompa personne.

Avec les vies légendaires de l'Epinal, ces vies comiques sont la consécration de la célébrité, car si les unes constituent l'encens populaire, les autres peuvent être considérées comme la blague sous une forme également populaire.

LA DEBACLE

Ah ! plaignez son pauvre sort (air connu).

Par Fertom (Le Pilori, 27 février 1898).

* Dans le même numéro, deux vignettes représentent le générai de Pellieux embrochant Zola, avec cette légende : Bravo, mon général l et Zola venant d'Allemagne, un casque prussien à la main, derrière le dos. Légende : « Qui vive? — Citoyen français. — Votre nom? — Emile Zola. — Passez au large. »

HONNEUR A i/ ARMÉE

- Taisez-vous, sales cabots, laissez passer les gloires de la

Par Clérac {Le Pilori, 20 février 1898).

* Honneur à l'armée ! On ne saurait trop applaudir à l'idée même nui a guidé l'artiste, et ce défilé historique - genre Hippodrome - a du ?rès certainement trouver parmi la foule de ^JT^T^i^- Mais honorer l'armée ne veut 'pas Aire : ^ulterles cunh .ces der niers constituant dans leur ensemble l'armée. Toutefo s, Le Pilon pense différemment, ce qui est son droit. Et c'est pourquoi il me semble intere^S de reproduire la notice placée en tête de ce même numéro du 20 février. Ce sera un document pour les idées du jour :

.« L'éclatant succès obtenu par le dernier numéro du Pilori nous a

C TMtaque r r Vou! S défendre l'armée Le public a récompensé nos efforts en faisant à notre journal un chaud et cordial accueil. * r w foi nous avons dû remettre le Pilori sous presse et procéde^TnMi distributions chez les mar «h^fes «le journaux e chez les libraires. A ces braves gens revient d ailleurs une partie oe noire succès Elles y ont aidé en étalant bien en vue la cinglante page

de notre dessinateur. .*„:-„, iu résonnent en

« De pareils encouragements nous son préemux. Ils .esonnent^n

nos cœurs comme le coup de clairon dans l'âme des soldats sur le cûamp

de « b HâuUes cœurs, patriotes, et face aux insulteurs du drapeau ! '.

LE CHATIMENT DE ZOLA, par CLÉRAC

Le Grand-Chancelier. — Au nom de là France, je vous enlevé la Croix.»

(Le Pilori, 6 mars 1898.)

* « Avec son année de prison, M. Emile Zola restcra-t-il où ne restera- t-ii pas officier de la Légion d'honneur? » La question a été posée par les enfants terribles du parti de la répression. Et Le Pilori qui se fait leur porte-parole, dit : « Nous espérons que le général Davoust n'hésitera pas à réunir le conseil de l'ordre pour rayer du livre d'or, comme indigne, l'écrivain dont le contact serait une souillure pour tant de braves gens qui ont gagné la croix en servant leur pays... Nous demandons la radiation de M. Zola. »

CAiïlCAïTJRES FRANÇAISES

13fr

Los ouvrieraf d* Jà derrtlôre heure A PROPOS DE L'AFFAIRE DREYFUS

(Le Père Peinard, 12 décemÎ3re 1897.)

* Le Père Peinard, lui, n'y va pas par quatre chemins et opère sans gants. La pompe Richer joua, du reste, dès l'origine, un grand rôle dans l'image révolutionnaire»

L'honneur de l'armée !... Ah c'est du joli... On en parle tant que j'ai lâché le tire-pied pour me foutre sculpteur. Reluquez mon boulot !

(Le Père Peinard, 19 décembre 1897.)

* Cette idée d'un monument sanglant à élever à l'armée se retrouve souvent et ce qui ne manque point de piquant, c'est que pareille image portant sur le picdesal : Aubin, la Ricamarie, mai 1871, fut jadis dédiée au citoyen Rochefort, échappé de Nouméa. Les temps changent.

(Le Père Peinard, 6 février 1898.)

* Cete image traduit de façon assez amusante et assez exacte, en même temps, l'impression générale des nouvelles couches sociales, en France et en Allemagne notamment. Entre dreyfusiens elesterhazieiis, entre la dame demi-lumière et la dame huis clos, Populo ne se prononce pas.,, il rigole.

i/AFFAIRT DREYFUS ET L IMAGE

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Tel que vous me voyez, mossieu, j'ai travaillé cinquante

ans chez ces sales youpins î

— Et moi, mossieu, tel que vous me voyez, j'ai bûché un demi siècle pour ces bons catholiques !

{Le Père Peinard, 20 février 1898.)

y^N* 163. 4' ann/'f 18 Décembre 1891.

Le Rire

JOURNAL HMOBISTIQUE PABAISSAN1 LE SAMEDI

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Que nous réserver» l» fin ao ce h-»™» • ....

Dreyfus esuil Judwl Soheurer eit-il GnbouiUet ' Keitaer eel-d Voltaire et Dreyfus un C»»m. 1 Qatmad le wowt de l'auteur de Pot-BouUU. ,

Deitin de C. L&amdrb,

(Le Rire, 18 décembre 1897.)

* Hélas ! Pas plus que Scheurer-Kestner, Fauteur de Pot-Bouille ne pouvait dévoiler un secret aussi bien... cadenassé.

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