‹ L'affaire du courrier de Lyon: les procès Lesurques, Durochat. Vidal, DubosqChapitre 7 sur 66 · LA POSTE AUX LETTRES DE LA BUE MARTIN · texte numérisé non relu

LA POSTE AUX LETTRES DE LA BUE MARTIN

D'ailleurs, en principe, à celte époque, la malleposte, incommode et fatigante, n'était point destinée au transport des voyageurs, mais bien plutôt k celui des dépêches et des objets précieux mais de modeste volume, lesquels étaient placés dans une vaste caisse de bois noir fermée par de fortes courroies de cuir'.

Celle de Lyon était, ce jeudi 8 llo n'ai, ^abonda m ment chargée, car le contrôleur continuait à appeler :

« Une boîteau citoyen Couvert, àNimes; une.Amiol. à Marseille ; une, citoyen Bluchet, à Valence ; une, citoyen Phillppon, à Avignon ; une, Legendre, à Mâcon"; une, Guérin, à Melun. Y étes-vous, Blavet ? Six paquets pour Nimes, onze pour Marseille, huit pour Gixinoble, trente-sept pour Lyon, elc..J. »

Et puis c'étaient descommissions données individuellement au courrier, littéralement assailli :

« ExcolTon . n'oubliez pas cette petite boite pour mon frère, le citoyen Pnidenl. à Lyon î Vous lui direz que vous m'avez vu au départ et que j'allais bien ! m

« Ne perdez pas celte boîle de bijouterie, que la maison Zindell. Rocaufort, Le Conte et C'° me réclame depuis longtemps ' i* »

Et, pour chacun, le brave homme avait une parole de promesse.

Enfin, entra dans la cour, escorté de quatre gendarmes, le fourgon de la Trésorerie nationale, d'où l'on déchargea rapidement dix boîtes de bois contenant sept millions d'assignats pour les placer aussitôt dans la malle qu'on boucla de solides courroies de cuir. L'inspecteur Gillet en donna reçu au commis de la Trésorerie.

i. Dossier criminel. Proeos-verb.i 1 Be m.

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