‹ L'affranchie: comédie en trois actesChapitre 21 sur 97 · ACTE 1, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE V

BBomme bonjour, aveu cette difTérence que Vesl adieu. Adieu ! Voila ce que lu lui as onsclllé. Ali! quelle chose afTreuse que l'aniour... Il vaut mieux ne pas peiiser...

N'en iJoute pas.

ANTHMA

Kt pourtant, tu me quitteras un jour, si

bel est Ion bon plaisir.

Tout ça c'est de la coquetterie, et lu ne leoses pas un mot de ce i|ue tu dis... et tu ftis bien que celui de nous deux qui se lassera le premier, ce sera toi... toi!

ANTOMA

Alors, lu me tueras !

Non, je oe te tuerai pas.

:\2 f. AFFRANCHIR

ANTONIA

Si. tu me tueras ; sans ça, ce n'est pas pas drôle.

ROGER

Eli Lien î ça ne sera pas drôle ; mais je ne le tuerai pas parce que tu ne m'aimeras plus : c'est ton droit.

ANTONIA

Tu parles sérieusement?

ROGER

Très sérieusement.

\E\\e se lève brusquement.)

ROGER

Qu'est-ce que tu as ?

ANTONIA

Ah! c'est toi, c'est toi qui ne m'aimes guère, puisque tu prévois avec ce calme que je puisse cesser de t'aimer. Tu ne sens donc pas à quel point tu m'as faite

ennç, et quand il n'y a pas... liens, grand mmp ça I de mon cœur et de ma chair qui soit à toi, tu m'ouvres un cœur plein doutes!,.. Ah! c'est afTreuxI

Écoute, je suis désolé, je te demande ardon... je te demande pardon. Je no pen-

a pas que lu prendrais cela d'une façon ussi grave.

ANTON 1 A Comment veux-tu donc que je le prenne'?

els-loi à ma place.

C'est vrai, j'ai eu tort; mais, lu vois lis loul à fait désolé de l'avoir dît ça.

Pourquoi me l'as-tu dit?

Pourquoi?... Parte que j'avais cesidéi

LirnuNCHiK

I&, ce soir... C'esl la suite do la conversation c[ue j'ai eue. tout à l'heure, avec Pierre. Mais quanil je touche à certaines rjuestions, quaod j'observe ce qui se pass« autour Je nous, près de nous... et au&si quand je me souviens... quand je me souviens!,..

^^To^■IA Ah ! je sais bien ; mais esL-ce une raison, parce que tu as connu des femmes qui t'onl menti, pour que ji.- ne sois pas sincère, et qui font trompé, pour que je ne sois pas lidèle? Ah 1 mon pauvre ami, ne méjuge pas d'apri-s celles qui m'ont précédée dans ta vie, et ne rae torture pas avec les ments de la triste expérience.

itoi:iEii

H ne faut pas m'en vouloir. Je t'àj tant que je suis parfois exalté jusqu'à maladresse.

ANTOMA

Ne compti(iue pas notre iimour, aefM

Page 1