ACTE I, SCfiNB
ta vie que (lu jour où tu m'as dit que tu m'aimais, après Vôtre doDoée à moi... Tu vois que je ne suis pas comme les autres.
Paibleu I c'est eatendu : les amants ont le droit <le fouiller rageusement dans le passé lie leurs maîtresses, heureuses encore quand ils admettent qu'elles aient un passé ! La jdupart du temps, nous nous imaginons lie bonne foi qu'elles auraient dû nous attendre. Ah ! sous quel oime gigantesque nous auraient-elles ainsi attendus '. Et, I quand nous les interrogeons, elles nous répondent ce qu'elles veulent, et elles ont I raison I Mais, si je ne t"ai rien demandé, ' n'en conclus pas que je sois indiU'érent, ol qu'en pensant h. certaines clioses vagues, et pourtant trj>s précises, je ne sois pas très malheureux.
ANTON t. \
C'est vrai. Et tu souffres '.'
»»t I. AFFRANCHIR
ANTONIA
Oh ! quel bonheur... mon cher amant, je ne veux pas que tu sois malheureux, je ne veux pas que tu souffres désormais...
D'ailleurs, il y a longtemps que je dois te dire certaines choses... il ne faut pas qu'il y ait de mvstère entre nous, ni de ces silences pendant lesquels on pense trop...
Il n'y a rien dans mon passé qui puisse te meurtrir, mais quand je t'aurai raConlé ma vie avant de te connaître, tu seras pris d'une grande pitié... si toutefois tu me crois.
ROGER
Mais oui, je te croirai.
ANTONIA
Regarde... il y a des spectacles dont notre âme s'ennoblit. Peut-on s'égayer devant un coucher de soleil et peut-on mentir devant la mélancolique splendeur de Venise endormie ?
(Elle éteint la lampe.)
Rociiit
Qu'esl-ce que tu fais?
ANTON r.v
Il fait trop
clair et je le
)a fierai
ins l'ombre.
(Eli
sassieJ àcâiéd
e lui.)
Viens tout
jrès de moi...
tout près, tout ^^1
rcs... et do
iDC-moi la ma
n. Ah!
ien comme r
ROGER
Je l'adore.
AN'rONIA
Alors, je commence. Pou
■ que tu
corn- ^^H
rennes bien le mariage que
j'ai fait,
'abord te dire combien j'ai
été élev
ae.l- ■
&rablemenl,
ion pas du point de vue
et, mais du
point de vue
moral et des ^^H
[emples que
j'avais sous les yeux.
Lors- ^^1
te mam^rc
s'est remariée,
mon père était ^^|
lasul de Fra
nco à TiÛis...
(Et, pendiLut
qu'elle raconle c
eue histoire, le ^^|
Itau tombe.)
ft.