‹ L'affranchie: comédie en trois actesChapitre 27 sur 97 · ACTE I, SCfiNB · texte numérisé non relu

ACTE I, SCfiNB

ta vie que (lu jour où tu m'as dit que tu m'aimais, après Vôtre doDoée à moi... Tu vois que je ne suis pas comme les autres.

Paibleu I c'est eatendu : les amants ont le droit <le fouiller rageusement dans le passé lie leurs maîtresses, heureuses encore quand ils admettent qu'elles aient un passé ! La jdupart du temps, nous nous imaginons lie bonne foi qu'elles auraient dû nous attendre. Ah ! sous quel oime gigantesque nous auraient-elles ainsi attendus '. Et, I quand nous les interrogeons, elles nous répondent ce qu'elles veulent, et elles ont I raison I Mais, si je ne t"ai rien demandé, ' n'en conclus pas que je sois indiU'érent, ol qu'en pensant h. certaines clioses vagues, et pourtant trj>s précises, je ne sois pas très malheureux.

ANTON t. \

C'est vrai. Et tu souffres '.'

»»t I. AFFRANCHIR

ANTONIA

Oh ! quel bonheur... mon cher amant, je ne veux pas que tu sois malheureux, je ne veux pas que tu souffres désormais...

D'ailleurs, il y a longtemps que je dois te dire certaines choses... il ne faut pas qu'il y ait de mvstère entre nous, ni de ces silences pendant lesquels on pense trop...

Il n'y a rien dans mon passé qui puisse te meurtrir, mais quand je t'aurai raConlé ma vie avant de te connaître, tu seras pris d'une grande pitié... si toutefois tu me crois.

ROGER

Mais oui, je te croirai.

ANTONIA

Regarde... il y a des spectacles dont notre âme s'ennoblit. Peut-on s'égayer devant un coucher de soleil et peut-on mentir devant la mélancolique splendeur de Venise endormie ?

(Elle éteint la lampe.)

Rociiit

Qu'esl-ce que tu fais?

ANTON r.v

Il fait trop

clair et je le

)a fierai

ins l'ombre.

(Eli

sassieJ àcâiéd

e lui.)

Viens tout

jrès de moi...

tout près, tout ^^1

rcs... et do

iDC-moi la ma

n. Ah!

ien comme r

ROGER

Je l'adore.

AN'rONIA

Alors, je commence. Pou

■ que tu

corn- ^^H

rennes bien le mariage que

j'ai fait,

'abord te dire combien j'ai

été élev

ae.l- ■

&rablemenl,

ion pas du point de vue

et, mais du

point de vue

moral et des ^^H

[emples que

j'avais sous les yeux.

Lors- ^^1

te mam^rc

s'est remariée,

mon père était ^^|

lasul de Fra

nco à TiÛis...

(Et, pendiLut

qu'elle raconle c

eue histoire, le ^^|

Itau tombe.)

ft.

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