ACTE II, SCÈNE
disons moÎDS ce qui a été que ee que nous aurions touIq qui fût.
ROGER Oui, mais moi, moi, comment voulezvous que je m'y reconnaisse dans tout ça?
ANTOXH
Vous avez raison : il y a des délicatesses que vous ne pouvez pas comprendre, vous autres hommes. Oui, toute confiance est morte en vous, je le sens bien; vous ne voyez que le mensonge, que le fait matériel et bêle du mensonge, sans voua rendre compte que si j'ai été coupable, c'est peutêtre de trop d'amour pour vous. (Elle pleure silencieusement, j
En effet, il y a des subtilités dans lesquelles je n'entre guère. Parbleu, je comprends dans quel but vous avez agi... je ne l'aurais pas fait, moi, mais je comprends que vous l'ayez, fait; il y avait un drame dans voire vie, un scandale, vous aviez
peur que je l'apprenne un jour ou l'autre, ce qui est arrivé d'ailleurs, et pour tn'ûter l'envie d'interroger, vous avez pris les ilevanls et vous avez raconté les choses à votre manière, en vous donnant le beau rôle, naturellement. Voila toute l'explication. Mais, tnellez-vous à ma place, je suis sorti de co déjeuner bouleversé, moi ! Notez bien que si vous ne m'aviez rien dit, tous les bavardages de Listel et des autres n'auraient eu aucune inûuenee sur moi; mais, je l'avoue, des racontars auxquels, hier encore, je n'aurais prêté aucune attention, me troublent maintenant, m'inquiètent, prennent une réelle importance... et c'est bien là l'Irréparable.
ANTONIA
Ah! qu'est-ce qu'on vousaditï
ROGER
Hien... non, rien.
ANTÛ.NIA
Ecoute, je ne te ferai pas de protj
JUTE U, ^CÈSt. «1
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li'oDS. Oai, j'ai en tort, j'ai en loal à fait tori, et je compreods qae ça t'ait ilonoé un coup... Je sais, ça fait très mal, c'est une soDlTrance horrible; mais ne doale pas que je L'aime. Ooblie celle aoît-là et rap{>eUeloi sealement nos antres nuits à Yeuîse, et ^ilotre été en Bretagne, et hier encore cbei ^■^, chez nous, rappelle-toi la maîtresse ^Btie j'étais. Ah ! quel besoin les geos ont- I ils de s'occuper ainsi de nous? Us ne peuvent donc pas nous laisser tranquilles.
Vraiment rhumauité n'est pas belle; j'ai ^is et le monde en borreur. Nous devrions Jr, aller passer quelques jours ii'im- 'teoù, mais seuls, seuls... JVi besoin de lir à moi, de t'arracher à celle atmosire de calomnies. J'ai onvie devoir des sages de neige. La Norvbge, l'hiver, ça it être merveilleux, les snobs y vont ité... tu veux ?
UûiîEIt K4e ne peux pas, je pars demain.
ANTONIA
C'est vrai. Dieu! que c'est ennuyeux! Où vas-tu ?
ROGER
A Alger : mon frère est très malade, j'ai reçu une lettre de ma belle-sœur qui me dit de venir... qu'il désire beaucoup me voir.
ANTONIA
Emmène-moi.
ROGER
C'est impossible, ma chérie. D'abord, il fait un temps terrible sur la Méditerranée, tu aurais une traversée épouvantable.
ANTONIA
Ça m'est égal.
ROGER
Et puis, ça n'est pas à Alger même que je vais : mon frère demeure à la campagne, dans les environs, et je descends chez lui