‹ L'Afrine: Étude hydrologiqueChapitre 111 sur 149 · UU 0G EG · texte numérisé non relu

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Pour déterminer la granulométrie moyenne du lit de l’Afrine à Midanki, nous avons procédé à des prélèvements de graviers, par sondages effectués en différents points du profil.

Les éléments recueillis ont été pesés, classés par taille (tableau XLIIT) et leur dispersion traduite par les courbes granulométriques cumulées, relatées par la figure 93.

Le problème du calcul du débit solide a été simplifié en partageant le profil en sections d’une certaine longueur, de part et d’autre des points choisis, et en admettant pour chacune d’elles le diamètre et la densité moyenne obtenue.

Les diagrammes de jaugeage des débits liquides fournissent pour les différents niveaux, la courbe des débits élémentaires (pv), (supra p. 57) définissant le débit par mètre linéaire de largeur ; on peut calculer dès lors par la formule précitée, le débit élémentaire en graviers (en kg. par m. L.), et par intégration, le débit solide total correspondant.

Ces opérations, répétées sur les diagrammes relatifs à différents états du plan d’eau, ont permis de définir, en première approximation, une loi de correspondance entre les débits solides de roulement et les débits liquides de l’Afrine (fig. 94).

La généralisation de ces débits, aux moyennes mensuelles de l’écoulement, nous a conduit à évaluer le charriage annuel de l’Afrine en graviers (tableau XLIV) :

En année degrande pluviosité (1937-1938), ce charriage peut atteindre près de 170.000 tonnes, ou de 64.000 m°, ce qui correspond à un taux d’érosion de 47 m° par km?, assez voisin de celui révélé par l’engravement de l’ancien barrage de Midanki.

En année moyenne, ce charriage s’élèverait à 63.000 t., ou à 23.800 m° soit 17,4 m° par km? (le double environ du volume obtenu par la formule

de Wilhelm).

Si l’on rapporte ce charriage au volume d’eau annuel écoulé par l’Afrine, a teneur moyenne obtenue serait de 0,200 k. par m° ; mais elle pourrait atteindre 1,2 k. par m.

Rappelons à cette occasion quelques chiffres relatifs aux torrents des Alpes où l’on a relevé les maxima suivants [74] :

La Romanche au Chambon....... 1 kg. 2/m$ (Haegelen)

Be ARNO SR PR LME 8 2 kg./m° (Utrecht) ES, 4 a LES A NM OM MAT DEN ER PRE El 3 kg./m$ (Baefñï)

L'Isère à Grenoble (1923-1924).... 6 k./mÿ (Haegelen)

Le Drac en amont de la Bonne... 9 k./m° (Walter) LaDranse (1910) 7 x 20 k./m° (M. de Blancy)

Par rapport au bassin des Alpes, l’érosion dans le bassin de l’Afrine est donc relativement réduite.

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