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que la couverture forestière élabore plus vite que toute autre végétation. De plus, elle augmente les condensations occultes qui entretiennent l’humidité du sol, et agit favorablement sur la régularité des débits.
En ce qui concerne l’évaporation, on se trouve en présence de plusieurs phénomènes antagonistes : avec le boisement, l’évaporation physiologique augmente ; l’évaporation physique peut, à priori, soit diminuer, par suite du feuillage des arbres qui protège le sol contre les rayons solaires, soit augmenter, par suite du retard apporté à l’écoulement des eaux qui restent plus longtemps exposées à l’action évaporante de la chaleur atmosphérique. Aussi est-il difficile d'apprécier l’influence définitive de la forêt, sur le débit total moyen.
Enfin, la forêt protège le sol contre les érosions et les actions météoriques et réduit, par là même, le charroi des cours d’eau !.
C’est pourquoi la reconstitution du domaine forestier du Kurd Dagh, bien ravagé après les dévastations de la grande guerre, contribuerait, dans
une large mesure, à améliorer le régime de l’Afrine.
Mais c’est là une œuvre de longue haleine qui ne peut guère dispenser de la création de réservoirs artificiels. Des barrages régulateurs restent nécessaires en vue d’accumuler, pendant les crues, les réserves d’eau capables de renforcer les débits d’étiage de la rivière, et d’étendre, à la majeure partie dès terrains cultivés, le bénéfice des irrigations. La régularisation devra même s'étendre à plus d’une saison et comporter éventuellement des reports à longue échéance, des années pluvieuses aux années exceptionnellement sèches.