SA TER
En portant en abscisses, les valeurs de ces écartements, et en ordonnées, les altitudes des courbes y afférentes, nous obtenons un graphique qui reproduit les pentes moyennes des versants, aux différentes altitudes c’est la courbe clinographique (fig. 6).
Il apparaît ainsi qu’en dehors des pentes abruptes des crêtes qui dominent le bassin, la pente moyenne des versants décroît de 20 à 14 0/,, entre les . courbes d’altitude 1.100 et 400 m., qui délimitent
la majeure partie de leur étendue ; ces déclivités expliquent le ruissellement rapide des eaux et les crues subites de la rivière, après les pluies tombées sur le bassin supérieur; à partir de la courbe 350 m., la pente des versants diminue jusqu’à 3 °/, environ, ce qui ralentit l'allure des crues et favorise linfiltration.
| Fcortens‘ |des Isokypses
0 1 2 3 4 s 6 7 8 39 J0 u Kre
F1G. 6. — Courbe clinographique du bassin de l'Afrine.
L'analyse de la courbe clinographique permet aussi d'étudier l’évolution du relief régional, sous l'influence de l’érosion. L’allure brisée de cette courbe, dont les irrégularités sont dues à la différence de résistance des roches, indique en effet que le profil des versants n’a pas encore atteint une phase d'équilibre ; sous l’effet du ruissellement, ces versants se trouvent encore soumis à une érosion active avec éboulements, glissements et ravinements progressifs qui tendent à diminuer leur pente et à les raccorder, suivant un profil hyperbolique, avecle niveau de base du lit. Ainsi le bassin de l'Afrine se trouve le siège d’un cycle d’érosion qui transforme son modelé actuel.
On pourrait essayer de déterminer quelle serait la durée de ce cycle en se basant sur le pouvoir d’érosion de l’Afrine. L'étude du débit solide de cette rivière conduit en effet à estimer, en moyenne, à 200.000 mÿ, le
Tagceau IIL
Pentes moyennes du Bassin Versant.
SURFACE | ALTITUDE LONGUEUR COMPRISE DES COURBES [DÉVELOPPÉE | ENTRE DEUX | DF NIVEAU
- . . ÉROSION ÉCARTEM. | PENTE MOY, | | TARN 0/ | EN MITLIOXS IMOYEN EN M. A | :