‹ L'Afrine: Étude hydrologiqueChapitre 28 sur 149 · Description des stations installées · texte numérisé non relu

Description des stations installées

Trois stations permanentes de jaugeages ont été installées dans le bassin syrien de l’Afrine : celles de Midanki et de Bassout ont été établies au voisinage immédiat des profils où des ouvrages de retenue sont envisagés, et celle de Tchatal Heuyuk, à l’amont du débouché de la rivière dans l’Amouk. Ces stations fonctionnent depuis le 13 octobre 1930 à Bassout, le 5 novembre 1930 à Midanki, et le 18 octobre 1932 à Tchatal Heuyuk.

Avant leur création, une échelle de crues provisoire, installée à Afrine (pont métallique), avait permis d'observer, en 1930, les hauteurs d’eau journalières de la rivière.

Enfin un poste d'observations hydrométriques a été récemment établi sur le Yénigé Sou à Court Coulac (novembre 1937).

Pour déterminer avec précision le régime d’écoulement de l’Afrine et l’évolution de ses crues, il eût été souhaitable d'installer en outre quelques échelles complémentaires, sur les principaux affluents : l’Alidéïne, le Saboun, l’Arslanli ; mais, en raison des limites territoriales imposées à nos études, et des crédits réduits qui leur ont été affectés, ce vœu n’a pu être réalisé.

Toutes les stations créées ont été équipées d’un enregistreur de niveau. Les limnigraphes employés sont des appareils Richard, à tambour vertical, à mouvement semi-mensuel, munis d’un réducteur de course au 1/20€.

Ils sont placés dans des abris à double étage, en béton armé, dont le radier inférieur descend en contrebas du niveau du lit (fig. 23) ; l’abri communique avec le fond de la rivière, par des buses en ciment ou une conduite métallique ; pour en éviter l’obstruction par les alluvions, un puisard de décantation est établi, sur le parcours de cette conduite, et recouvert d’une trappe de visite. À sa partie supérieure, l'abri est percé d’un trou d’aération destiné à éviter les condensations qui risqueraient d’altérer l’enregistrement.

Transporteur aerier Miobrki

À LS, Nacelle Moble AA IN

FiG. 23. — En haut, transporteur aérien de Midanki ; en bas, schéma d'installation du limnigraphe.

Le poste de Court Coulac a été équipé d’un appareil enregistreur Ott, à tambour horizontal et à mouvement mensuel ; le flotteur de cet appareil se déplace dans une conduite en tôle verticale, plongeant directement dans le lit, ce qui élimine tout danger d’obstruction. |

À défaut d’un nivellement général dans le bassin de l’Afrine, l’origine des différents hydromètres a été rattachée soit aux nivellements locaux exécutés pour l'étude des barrages de Bassout et de Midanki, soit à ceux entrepris par le Cadastre, pour l’assèchement des marais de l’Amouk : l’ori gine de l'échelle de Midanki est à la cote 87,90 (la cote de référence 100,00 ayant été attribuée au tablier du pont romain); celle de l'échelle de Bassout est à la cote 94,60 (la cote de référence 100,00 ayant été donnée à un repère arbitraire, fixé au voisinage de l’abri ; dans ce système, le zéro de l'échelle installée au pont d’Afrine est à la cote 131,20, et le tablier du pont métallique, à la cote 138,65). Seule l'échelle de Tchatal Heuyuk a été rattachée au nivellement général de la Syrie ; le zéro en est à la cote 97 m. 25.

Les stations hydrométriques ont été également équipées d'installations fixes (passerelle ou transporteur), permettant les jaugeages au moulinet à tige verticale suspendue.

A Midanki, un transporteur aérien a été installé au-dessus de la rivière : c’est un pont suspendu, du type Gisclard, de 30 m. de portée, dont Île tablier, formé d’une simple poutre en I, s'appuie, par des câbles tendeurs, sur les pylônes de rive ; sur cette poutre, se déplace un chariot roulant auquel une nacelle est suspendue, par l’intermédiaire d’un treuil métallique : l'opérateur, installé dans la nacelle, commande directement les chaînes du treuil et du chariot ; sa position est repérée par des marques tracées, tous les mètres, sur la semelle inférieure de la poutre, et il parvient ainsi, en tout état du plan d’eau, à balayer la surface entière du profil. (Cf. PI. II, 1.et 2.)

A Bassout, une première passerelle en béton armé, de 13 m. de portée, a été d’abord établie, au-dessus du lit mineur ; elle a été reliée à la berge rive droite, par une digue en terre et enrochements, de 25 m. de longueur ; mais, à la suite de crues importantes, survenues les 20 janvier et 12 février 1931, la digue a été emportée 1 et la passerelle a dû être prolongée (septembre 1931), par deux autres travées semblables, pour franchir le lit majeur de la rivière. (Cf. PI. II, 3.)

À Tchatal Heuyuk, aucune installation spéciale n’a été nécessaire, le pont de la route Alep-Alexandrette a pu être utilisé à cet effet.

Page 1