CAR
O1 Où 19 =]
Module ..| 5,57m%/s| 8,13m°/s| 14,7m°s | 78,4m%/s | 48,5m°/s | 735m}s Rapport des ex-
trêmes ..| 31,6 L 2:3 g:2
L'amplitude de la variation des débits mensuels est fortement accentuée sur l’Afrine et sur le Kara Sou : le rapport des moyennes extrêmes atteint 31,6 à Midanki, 18 à Bassout et sur le Kara Sou, tandis qu’il est égal à 5,5 sur l’Oronte, 8,2 sur l’Euphrate et 2,3 sur le Khabour.
per ATTEES
L'écart entre les différentes années est encore plus frappant : les graphiques ci-contre relatent les débits mensuels moyens et extrêmes, atteints par l’Afrine, durant ces dernières années. En décembre, l'écart maximum à Midanki atteint 5 fois la valeur du débit moyen ; et en janvier, cet écart atteint à Bassout 3,6 fois la valeur du débit moyen.
Cependant, les crues enregistrées durant la période 1930-1938 sont encore
HMderki
F1G. 37. — Débits mensuels extrêmes de l’Afrine.
loin de représenter les plus fortes crues de l’Afrine : les vieux habitants de Midanki racontent qu’en 1871, à la suite de pluies diluviennes, le niveau de l'Afrine s'était élevé à 0 m. 50 au-dessus du tablier du pont romain, ce qui correspondrait à une hauteur de 12 m. 60 à l'échelle actuelle de la station ; c'est d’ailleurs pour se prémunir contre l'effet de crues catastrophiques de cette importance que les habitants de la vallée de l’Afrine, fidèles à une sage tradition, s’abstiennent généralement d'élever aucune construction, au voisinage immédiat de la rivière, et installent leurs maisons sur des promontoires à l'abri de toute inondation.
La fluctuation annuelle des débits démontre que pour dégager l'aspect fondamental du régime de l’Afrine, les observations doivent être étendues à de longues années. Le nombre restreint des années observées à cette date, entache les moyennes calculées d'une erreur dont il serait utile de préciser la grandeur.
To —
Désignons par :, l'écart entre le débit ou le niveau moyen mensuel, et la moyenne calculée à la suite de n années observées; l’erreur moyenne s'écrit :
R, = + E|el?
NT n — 1
et, si l’on assimile à des erreurs fortuites, les variations mensuelles autour de leur moyenne vraie, l'erreur à craindre sur la moyenne arithmétique pourra s’écrire :
Pour fixer les idées, voici la valeur relative de l’erreur à craindre sur la moyenne des débits calculés à Midanki, aux différents mois de l’année :
Tagzeau XIII.
Erreurs à craindre sur les débits moyens.
DÉBITS MOYENS ERREUR nee (1930-1938) ABSOLUE
EN m/s. EN mÿ/s.