PRÉVISION DES DÉBITS MENSUELS
La prévision des débits mensuels de l’Afrine pourrait être obtenue par une méthode semblable à celle de la pluie : Considérons, à cet effet. la
L'Afrire 8 Mask L'Ororte 3 Artioche
F1G. 49. — Fractions hydrométriques de l’Afrine à Midanki et de l’Oronte à Antiothe.
fraction hydrométrique cumulée (c'est l'équivalent de la fraction pluviométrique), représentée par le rapport (exprimé en millièmes) du volume écoulé à la fin de chaque mois, depuis le début de l’année hydrologique, au volume total annuel. Les valeurs extrêmes de cette fraction à Midanki sont relatées par le graphique ci-contre (fig. 49). Leur écart, pour la période 1930-1938, paraît trop important pour donner lieu à une prévision approchée ; mais, avec l’application de la méthode d’analvse de M. Labrouste, il est aisé de tirer du graphique des débits annuels comme de celui des pluies, une indication sur le sens de leur évolution, et par suite, de reconnaître si la période correspondante doit évoluer dans le sens humide, ou sec, ou bien rester stationnaire. Dans ce cas, il devient possible d'appliquer au total écoulé depuis le 1% octobre jusqu’à la date de l'établissement de la prévision, des modules égaux à l'inverse de la fraction minimum, augmentée respectivement de 1/4, 1/2 ou 3/4 de l'écart (supra, p. 40), et d'obtenir une annonce dont l'erreur relative est deux fois plus réduite. La figure 49 (trait
pointillé) fait alors ressortir que la prévision ainsi faite sur l’Afrine à Midanki, à partir de mars, serait d’une précision satisfaisante.
Sur l’Oronte à Antioche (1932-37), la répartition mensuelle des débits est plus régulière, en raison du rôle modérateur exercé par les retenues naturelles ; aussi, l'écart de la fraction hydrométrique est-il plus réduit ; et une précision satisfaisante est obtenue à partir du mois de janvier.
Pour approchée qu’elle soit, l'intérêt de cette méthode n’en est pas moins réel ; car elle permettra d'établir une certaine prévision des volumes écou. lés, susceptible de guider dans la délimitation annuelle du périmètre irrigable et de diriger l’utilisation des réserves d’eau qui seraient constituées, dans les bassins de retenue.
Caaprrre III.