INTERVALLE JOUR DÉBIT F2 LIBEREE
55,0 l/s [ — LE 0,00850 | En 1934 | 50,0 | RL 6] 54, 0,00281 | 538.070
Totale 500 m°
\ I |. — 0,00328 En 1938 , | Il | :»- 3 | 0,00124
Ental/re
Dans les deux années observées, la courbe de décrue est caractérisée par l'existence d’un intervalle à forte pente, suivi d’un autre moins incliné : l'explication peut en être recherchée dans la fissuration du massif
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drainé, la première phase correspondant à la vidange rapide des fissures gorgées d’eau, tandis que l’égouttement des roches entretient, dans la deuxième phase, une variation plus lente du débit.
La courte durée de la décrue observée en 1938 ne permet pas encore de déterminer complètement l'influence du captage sur le régime de la source ; cependant, la comparaison des valeurs du paramètre z fait déjà ressortir qu'à débit égal, le coeflicient de tarissement se trouve réduit de plus de la moitié 1 ; c’est dire combien les capacités souterraines mises à profit ont été
Avert __omeregerrent er2 1934
ST L000x10°
Capaate hbere LS
FiG. 71. — Courbes de décrue de la source de Katma.
étendues ; ce qui était d’ailleurs à prévoir, puisque le captage réalisé a permis de recouper de nouvelles fissures et d'augmenter le rayon d’action de la galerie.
La loi de la décrue étant exponentielle, les capacités libérées sont données par le quotient de la variation des débits dans chaque intervalle, par le coefficient de tarissement : en 1934, au cours d’une décrue de 190 jours,
1. Voici, à titre de comparaison, les valeurs du coefficient de tarissement de quelques autres sources
ax = 0,00168 (E. Maillet) a = 0,00355 (E. Maillet)
= 0,00127 (E. Maillet} ax — 0,00776 (V. Frolow)
Le coefficient de tarissement de la source de Katma, avant aménagement, rappelle celui de Cérilly, et, après aménagement, il est comparable à celui de la Dhuis.
Sources de la Vanne (le Miroir) Source de Cérilly
Source de la Dhuis
Source d’Ampasinkelv (Madagascar)
liberee
Capacite
Apres amenagement er? 1938
la capacité libérée a atteint 661.500 m° et la réserve disponible pouvait être estimée à la fin de l’étiage à ! :
de 86,4 — 999.200 m3 0,00281 ), — JJJ.4 m”,
ce qui permet d'évaluer la réserve totale à 1.660.700 mÿ. Tandis qu’en 1938, après une décrue de 120 j. seulement, la capacité
Capacite liberee en Millions de m°
Duree en jours
: 4 #—— pr 100 120 140 160 180 200 220 240 260
F1G. 72. — Courbe de décrue de la source de Bassout.
libérée s’est élevée à 818.800 m$, avec une réserve restant disponible de en 86,4 — 4.717.200 m3, soit une réserve utile totale de 5.536.000 mÿ.
En construisant à partir de la nouvelle courbe de décrue, les graphiques d'annonce des bas débits (fig. 73), on voit qu'ils se confondent avec un réseau de courbes dont la concavité est dirigée vers l’axe des Q, et qu'ils semblent converger vers un point, situé sur la bissectrice, défini par Q = 65 1/s : c’est le débit limite de la source.
1. Q étant exprimé en [/s. et à eu jours. le rapport T'aété multiplié par
pour obtenir le volume des capacités libérées en m°.
ds — Source de Bassout.
La source de Bassout résurge au pied du versant Nord du Djébel Semäane, à travers une diaclase naturelle où l’eau sort en gros bouillons et entretient à l’étiage un débit permanent de 125 1/s. Le mécanisme de son alimentation est semblable à celui de la source de Kat ma : les eaux pluviales, tombées sur la surface du massif, percolent à travers le réseau des fissures, et, à la faveur de l’inclinaison des strates vers la vallée de l’Afrine, elles
Source. de Katra Source de Passont
(apres amenagement)
Debit Q realise apres v Jours
a = ea + n ru U (= m -@ n mm Fa [=2 & a
F1G. 73. — Graphiques de prévision des bas débits des sources de Katma et de Bassout.
viennent résurger à 30 m. au-dessus du niveau du lit. Le sillon creusé par l’Afrine (dont l'altitude est à 220 m. au voisinage de Bassout) détermine ainsi un plan de drainage de tout le massif ; en effet, des forages entrepris au pied du versant méridional du Djébel Semane, en vue de l’alimentation eneau des communes de Dana et de Sermada (alt. 400 m. environ), n'ont atteint le niveau aquifère qu’à 180 m. de profondeur, soit à peu près à la hauteur du plan de drainage créé par l'Afrine.
Les jaugeages de débit effectués à la source de Bassout, pendant les années 1933-34 et 1937-38, permettent d'interpréter approximativement la courbe de variation de ses débits. Le graphique obtenu (fig. 70) présente une pointe accentuée en décembre-janvier, avec une variation brusque des débits, due à lévacuation rapide des eaux, percolées à travers les fissures ; tandis qu'une crue plus régulière est observée en février-mars. alimentée par l'apport des eaux souterraines, infiltrées à travers tout le massif. Cette crue est encore suivie d’une décroissance graduelle des débits, qui définit une courbe de décrue «en régime non influencé ».
L'anamorphose logarithmique de cette courbe, considérée pendant une durée de 260 jours, définit trois tronçons de droites, dont les paramètres À et > sont relatés par le tableau suivant :
Tagreau XXXIII,
Décrue de la source de Bassout.
| INTERVALLE JOUR DÉBIT A | a | CAPACITÉ LIBÉRÉE 0 160 l/s Il —— — 160,0 0,00277 626.000 m° | 48 140 } IT — — 145,7 0,00137 631.000 102 130 III —- —- 132,8 0,00029 1.787.000 RENE dos 3-042.000 m®
Les valeurs du coefficient de tarissement > sont inférieures à celles de Katma, dans les intervalles correspondants, ce qui dénote une meilleure constance des débits et l’existence de réserves souterraines plus étendues. En effet, la capacité libérée pendant la décrue de 1938 atteint ici 3.042.000 m avec une réserve disponible à la fin de l’étiage de :
La capacité utile s'élève done au total à près de 40 millions de m° : elle représente, à elle seule, les deux tiers des réserves du bassin de l’Afrine. On voit par là combien les conditions lithologiques du bassin influent sur les réserves souterraines : tandis que les roches du bassin supérieur (roches vertes, calcaires marneux ou crayeux peu fissurés), ont un faible pouvoir d’emmagasinement, le massif fissuré du Djébel Seman se prête à l’engouffrement des eaux de pluie et de ruissellement et possède des capacités de rétention étendues.
En outre, l'importance des réserves décelées par la source de Bassout démontre que son bassin alimentaire s'étend au delà des limites de son bassin topographique, et qu’elle constitue, par le jeu des fissures du Djébel Seman, l'exutoire naturel des canaux de drainage de tout le massif.
Enfin le graphique d'annonce des bas débits (fig. 73) se présente en un faisceau de droites convergentes vers le point Q = Q, — 120 1/s, qui définirait un débit limite de la source, le double environ de celui de Katma).