‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 111 sur 539 · Nov. 8, praef · texte numérisé non relu

Nov. 8, praef

naire paie aux divers bureaux jusqu'à soixante-seize sous d'or *, les gouverneurs du nouveau diocèse acquittèrent un droit de dix-huit sous seulement'. C^est pour ce motif aussi qu'il releva sans doute les traitements des agents africains, en même temps qu'il diminuait un peu le nombre des fonctionnaires ' : de cette sorte il espérait diminuer leur avidité, et ne les point mettre dans « la nécessité d'écraser les contribuables de notre Afrique » *.

Toutefois ces bonnes intentions de l'empereur n'étaient pas entièrement désintéressées. S'il avait si fort à cœur de voir bientôt « restaurée et florissante » sa nouvelle province, ce n'était point uniquement par bienveillance pour les sujets; s'il voulait que ses fonctionnaires eussent « les mains pures » % c*est qu'il savait que, « si les populations sont ménagées par l'administration, l'empire et le trésor y trouveront toujours bénéfice » *. Or l'empire avait besoin d'argent ; la guerre d'Afrique avait coûté cher ; les entreprises futures seraient assurément plus dispendieuses encore^; il fallait que les contribuables fussent de force à porter le poids des impôts. Si l'empereur recommandait tant d'intégrité à ses gouverneurs, c'était pour pouvoir faire rentrer sans peine « le cens public et les impositions justes et légitimes » *. Et pour cela^ il se hâtait de faire remettre à jour les registres qui serviraient à établir en Afrique l'assiette des impôts % et, s'adressant aux populations de l'empire, il leur dictait nettement leurs devoirs, a Que tous nos sujets sachent que, soucieux de leurs intérêts et pour qu'ils soientà l'abri de toute injustice et qu'ils vivent en pleine tranquillité, nous avons promulgué cette loi. Mais il faut

i . Nov. 8 (Notitia placée à la fia de la Novelle).

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