Édii d^Anastasey n
dans sa circonscription ^ Aussi, nommé par l'empereur, ayant même le droit de correspondre directement avec Tadministration centrale *, le duc dépendait à la fois du préfet du prétoire et du magister militum : la chancellerie de la préfecture percevait une taxe sur son brevet de nomination, et pour tout ce qui concernait les constructions militaires, la solde des troupes, la fourniture des vivres et le paiement de ses propres appointements, le duc s'adressait au préfet '. Mais d'autre part il payait aussi une redevance dans les bureaux du magister militum * et pour tout ce qui regardait les opérations militaires, rétablissement des garnisons, l'organisation de la défense, il prenait les ordres du commandant en chef. Il arrivait même fréquemment que le duc du limes prît part avec l'armée mobile à quelque grande opération de guerre et fût mis à la tête d'un corps de comitatenses.
Les ducs, et ceci encore atteste Timportanco qu'attachait Justinien à la réorganisation militaire de l'Afrique, reçurent des traitements beaucoup plus élevés que les fonctionnaires civils. Chacun d'eux dut toucher une somme de 1,582 sous d'or* (24,782 fr.) : il est vrai que dans ce chiffre étaient compris les appointements des homines du gouverneur; par là il faut entendre non point les troupes régulières placées sous son commandement, mais les hommes d'armes, doryphores, hypaspistes, attachés à sa personne comme à celle du commandant en chef*, et parmi lesquels TÉdit d'Anastase désigne nommément l'écuyer [spatharius) et le clairon {buccinatory . Quoi
1. Cod, JusL, l, 21, 2, 12. Cf. Édit d'Anastase, 2, oCl Voffieium du duc sert Tat; ScxaoTtxaic xai lr,\t.ouiaxç 6iiT)peataic.