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on devra subordonner le choix de l'emplacement. En principe, il faut le plus souvent possible s*établir sur une hauteur entourée d'escarpements^ ou dans une position défendue par une rivière * ; si l'on est obligé de s'installer en plaine, il est indispensable que la citadelle soit très forte, bâtie en belles pierres de taille soigneusement appareillées, construite sur un plan très savant et avec des dispositions très heureuses '. Ce n^est pas tout : il importe que le pays d'alentour soit fertile *, que l'eau se trouve en abondance à portée ou dans l'intérieur de la place ; il faut considérer aussi les facilités de construction qu'offre la région, en particulier examiner s'il y a dans les environs des pierres toutes taillées*. On verra combien ce dernier détail a eu d'importance pour l'établissement des citadelles africaines.
En général, le mur byzantin est formé d'un double revêtement de pierres de taille, l'intervalle entre les deux parements étant comblé par une maçonnerie en blocage *. Cette muraille doit être à la fois très haute et très épaisse, très haute pour protéger la place contre toute escalade, très épaisse pour amortir le choc des machines destinées à faire brèche. Le traité anonyme de la Tactique demande que le rempart ait au moins cinq coudées, soit 2*",31 d'épaisseur, vingt coudées, soit 9"',24 de hauteur *; et dans la pratique, il n'est pas rare que ces dimensions soient dépassées. Au rapport de Procope, les murailles de Martyropolis en Arménie mesuraient douze pieds (3",70) d'épaisseur et quarante pieds (12",32) de hauteur^; celles de Dara atteignaient 18", 50'. En Afrique, l'épaisseur habituelle de la courtine varie entre 2"',30 et 2n,70 ; la hauteur, dans les rares citadelles où le mur s'est conservé intact jusqu'à