T'^xier ci Popplewell Pullan, Archit. hj/zantine^ p
Les principes du système DëFëNSIF DAiNS L'AFRIQUE BYZANTINE 159
naire, avaient 2 mètres, 2'»,30, jusquà 2™,60 de largeur; leurs faces extérieures mesuraient 42 ou 15 mètres, quelquefois davantage encore ^ Presque toujours elles occupaient un point par liculièrehnent important de Tenceinte, tantôt couvrant un saillant spécialement exposé à Tattaque, plus souvent dominant, de Tendroit le plus élevé et le plus fort de la citadelle^ toute rétendue de la place étalée à leurs pieds. Quelquefois encore ces tours s*élevaient isolées à l'intérieur de la forte-
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Fig. 12.
- AïQ-TouQga. Forteresse byzantine. Porte du front sud.
resse : placées à quelque distance en arrière du rempart qu'elles dépassaient^ elles formaient alors tout à la fois une tour de guet et un poste de refuge pour les défenseurs*.
Sur les différentes faces de l'enceinte, un certain nombre de portes et de poternes donnaient entrée dans le château. On attachait une importance toute particulière à fortement protéger ces issues, qui constituaient naturellement le point vul-
i. Exemple À Thelepte, Tigisis, Béja, Tifech, Guesaès (/. c). 2. Exemple à Laribus.
nérable de toute ville forte. D'habitude, les portes s'ouvraient donc entre deux tours très proches l'une de Taulre qui en couvraient Taccës'. C'était le parti le plus simple; mais il ne semblait pas toujours suffisant : alors on s'ingéniait à imaginer mille moyens pour compliquer la défense. Tantôt, dans la face latérale d'une des tours de Tenceinte, on perçait une
Fig. 13. — Aïn-Toanga. Porte ouest de la tour du front sud. (Dessin de M. Saladin.)
porte sur Textérieur, commandée à la fois par la tour et par la courtine voisine; puis, du réduit intérieur de la tour, une seconde porte, placée à angle droit avec la première^ conduisait dans la citadelle, resserrée encore à son débouché et comme étranglée entre deux puissants contreforts *. Tantôt