Aed., p. 343 et pas», inédit
cette première ligne, dans le nord de la province, Tagoura^ Madaure% Gadiaufala^ Tigisis*, Galama*, Constantine*, MiIeu^ formèrent une seconde barrière protégeant la région du Tell ; tandis que sur la côte, le castellum de Fossala s'élevait aux environs d'Hippone ^ Dans le Hodna, Zabi Justiniana, relevée de ses ruines, devint une forte place de guerre' ; dans la Sitifienne, SitiGs couvrit du côté de Touest la frontière du pays byzantin^®. Et au delà même des provinces entièrement soumises, tout le long des rivages d'Afrique et jusqu'aux Colonnes d'Hercule, des citadelles s'échelonnèrent. C'étaient Césarée dans la Maurétanie Césarienne ^S et en face de l'Espagne, aux limites mêmes de la domination impériale, le redou* table chftteau de Septum que Justinien, dit Procope, rendit c< imprenable au monde entier »^^. Et je ne parle ici, il faut le remarquer, que des forteresses dont un texte ou une inscription nous fournit la date d'une manière irréfutable : mais combien d'autres citadelles éparses sur le sol d'Afrique appartiennent incontestablement à cette grande œuvre de restauration ! Ce sont tantôt des places de premier ordre, comme Tubunae, le château du Bellezma, le fort de Ras-el-Oued ou Zarai ; ce sont surtout des redoutes innombrables, reliant les grandes cités entre elles, barrant les vallées et les défilés. Pour la plupart de ces monuments, une simple comparaison suffit à fixer l'époque où ils furent construits : ils appartiennent au même système, ils s'inspirent des mêmes principes que les places sûrement datées par un témoignage certain; et