‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 171 sur 539 · Çod. Just., I · texte numérisé non relu

Çod. Just., I

LESPRINaPES DU SYSTÈME DÉFENSIF DANS L'AFRIQUE BYZANTINE 185

les dimensions de la forteresse \ Il avait agi ainsi à Ântioche, à Césarée de Gappadoce', ailleurs encore; il fit de même en Afrique. Procope l'indique expressément pour Leptis Magna'; les monuments montrent que la même règle fut suivie en hien d'autres endroits : à Thélepte, à Théveste, à Bagai, à Guelma, àTeboursouk, beaucoup d'édifîces furent laissés en dehors de Tenceinte de la nouvelle ville fortifiée. Dans la plupart des cités on se contenta de moins encore : à Ammaedera, à Thamugadi, à Madaure, à Tubunae^ à Sétif, à Thignica, une citadelle plus ou moins grande s'éleva au centre ou à côté de la ville, et servit tout ensemble à la protéger et à offrir un refuge à ses habitants.

Des divers types de constructions militaires africaities.

Pour tous ces motifs, une grande variété de dispositions apparaît dans les citadelles africaines. Les textes y distinguent plusieurs sortes de constructions militaires, les villes fortifiées (civitates), les camps retranchés (castra)y les grandes forteresses {castella)^ les redoutes de moindre importance [burgi)^ les murs de barrage {clisuraey. L'étude des monuments confirme pleinement cette classification : ils se ramènent en effet à cinq catégories principales, dont quelques exemples particuliers, choisis dans chaque série parmi les édifices les mieux conservés, suffiront à donner une idée exacte'.

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