‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 183 sur 539 · C. /. L., VIII · texte numérisé non relu

C. /. L., VIII

3. Cf. pour l*époque romaine, Gagnât, Armée romaine, p. 618-682.

et ses citadelles étaient toujours prêtes à recueillir les populations menacées; mais en outre i| semble avoir sur certains points créé tout exprès de vastes places de refuge. La citadelle de Bordj-Hallal me paraît une preuve péremptoire de ces intentions. Construite sous le règne de Justinien dans une admirable position stratégique*, surveillantle cours de la Medjerda à Tendroit où la rivière, avant de pénétrer dans les grandes plaines de Bulla Regia, traverse un défilé assez étroit, sans doute la forteresse avait un but militaire; elle couvrait du côté de la Numidie l'entrée de la fertile vallée du Bagradas.

Mais pour assurer la garde de ce passage, un simple castellum comme Lemsa eût amplement suffi : or les grandes dimensions de la place sont 300 mètres environ du nord au sud, 250 de Test à l'ouest ^ Ces proportions sont presque égales à celles des villes fortifiées les plus vastes de l'Afrique byzantine ; et pourtant il est incontestable que jamais une cité importante ne s'éleva sur l'emplacement de Bordj-Hallal •. Quelle nécessité s'imposait donc, alors que, dans tant de villes considérables, on réduisait sans hésiter le développement des remparts, d'établir une enceinte aussi étendue, à laquelle on ne pouvait

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