Gagnât, /. c, p
Corippus de la campagne de S47. A la nouvelle de la prise d'armes des Berbères, qui déjà ravagent la Tripolilaine, le patrice Jean, pour protéger du moins la Byzacène contre l'invasion ', prend une offensive hardie^ et au moment oix déjà les cavaliers indigènes atteignaient, saiù avoir rencontré nul obstacle, les frontières de la province *, il les oblige à se replier en désordre^ et les poursuit jusque dans le désert. Mais bientôt, devant les difficultés de l'expédition, le général grec est obli* géde regagner lacôte', et il s^établit aux environs d'un point que la Johannide nomme Gallica ou Marta*, et dont on peut avec précision identifier l'emplacement'; l'endroit se trouve à Maret, à 26 milles au sud de Gabès, au bord d'une rivière, près d'une plaine entourée de collines et sur la route antique qui menait au poste romain d'Augarmi (Ksar-Koutin). Or, si aux alentours de cette position, le littoral est occupé par des villes byzantines*, tout l'intérieur du pays au contraire appartient aux Astrices, et sur le territoire de cette tribu berbère aucun poste fortifié n'existe, puisque l'approche seule du patrice détermine la soumission des indigènes \ Mais en revanche, un peu en arrière de Marta, et par conséquent au milieu même de l'isthme resserré que nous signalions tout à Theure, Corippus mentionne une petite ville anonyme placée an bord d'une rivière, dans une sorte d'oasis fertile •; et avec une précision absolue, le poète nous apprend qu'elle était fortifiée. Quelle était cette place, nous ne saurions le dire : ce ne peut être Gabès, trop importante et trop connue pour que Corippus ne l'eût pas nommée expressément*; mais en tout cas on
i.Joh.,\l 242-246, 251.