‹ L'Afrique byzantine;Chapitre 198 sur 539 · C. 1. L., Vin · texte numérisé non relu

C. 1. L., Vin

pour barrer les débouchés de l'étroit passage ouvert entre le Chott-el-Djerid et le Chott-el-Gharsa, cette citadelle avait, en effet, une importance capitale. « Située au seuil du désert, au point où les dernières hauteurs du Tell s'ouvrent pour former une sorte de carrefour auquel aboutissent les trois grandes vallées qui conduisent, Tune au fond du golfe de Gabès, l'autre à Tébessa, la troisième au centre de la régence de Tunis, elle est tout à la fois une des « portes >» du Sahara et une des clefs du Tell, le point de transit obligé des caravanes du Soudan et le poste avancé des hauts plateaux contre les incursions des nomades »*. Aussi Justinien avait-il voulu qu'elle fût Tune des résidences du duc de Byzacène', et ce fait indique assez le rôle considérable qu'il lui destinait.

De Gafsa, la frontière byzantine remontait brusquement vers le nord. Il ne semble point, en effet, que la région de rOued-Oum-el-Ksob, dont la vallée ouvre un important passage vers le nord, fût enveloppée dans la ligne des forteresses byzantines : du moins, dans la contrée si peu connue qui se trouve à l'ouest et au nord-ouest de Gafsa, MM. Gagnât et Saladin ne signalent aucune ruine byzantine, si ce n'est un fortin construit à Henchir-Mzira, à l'endroit où le Fedj-Rettala donne accès sur la trouée qui nous occupe; encore conservet-on quelque doute sur le caractère militaire de cet ouvrage*. Le limes suivait donc ici la grande voie de Capsa à Thélepte, qui de distance en distance était jalonnée de postes fortifiés. C'était, près de Gafsa, à Ksour-el-Kraïb, une grande construction carrée de 40mètres de côté*; plus loin, près duKhanguet-el-Aïch, une tour d'observation*; enfin, à l'endroit où l'Oued-Bou-Haya, qui passe à Thélepte, rencontrait la vallée latérale de l'Oued- Goubeul, au point où la route traverse le

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