Gagnât, /. c, p
gagner le nord des plateaux ; vers Touest enfin, elle commandait la large plaine qui s'ouvre vers Timgad et Batna. Autour de cette incomparable position stratégique, un certain nombre de redoutes, dont le caraclëre striclement militaire n'est d'ailleurs point nettement établi, couvraient le pays entre la forteresse et les hauteurs du Tafrent' et cernaient cette pointe avancée du massif de TAurès" : enfin, vers la fin du vi« siècle, une autre citadelle compléta la défense. En avant de Bagai, un peu plus au sud et plus avant dans la montagne, l'empereur Tibère II fit réoccuper le poste romain de Mascula, situé à 4,300 mètres d'altitude, sur l'emplacement actuel de Khenchela'. C'était, mieux encore que Bagai^ une position militaire de premier ordre, observant les principales vallées de TAurès et offrant une base d'opérations admirable à toute colonne chargée de pénétrer dans la montagne ^
Entre Bagai et Thamugadi, aucune voie importante ne débouche du massif de l'Aurès : pourtant les moindres passages étaient surveillés par des redoutes, généralement établies» selon l'usage, à proximité des points d'eau '^. C'est ainsi qu'en face du Foum-el-Gueiss on signale le fort d'Henchir-Halloufa*, et plus à l'ouest, les postes d'Aïn-el-Ksar et d'Henchir-Mliya'; plus loin, à la sortie du couloir qui sépare le Djebel- Amran des derniers contreforts de T Aurôs, un ouvrage s'élevait à Henchir-Mamra'; mais c'est surtout vers le défilé de Foum-Kosantina que s'était porté dans cette région l'effort de Toccupation
i, Hec.deConsl.yi%%l, p. 223.